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Union de l’âme et du corps

D’après “LA PERSONNE HUMAINE DANS L’ŒUVRE DE  CARL GUSTAV JUNG de Didier LAFARGUE Disponible ici

EXTRAIT Unité de la personne humaine – Union de l’âme et du corps

Selon le psychologue zurichois, la première condition visant à maintenir la santé de l’âme humaine et à permettre à toutes ses virtualités de s’exprimer est l’intégration du corps à la vie personnelle. L’être humain est formé de deux entités, une âme et un corps, la vie de la première ne pouvant se concevoir séparément de celle du deuxième. Aussi trouve-t-on parmi les premières préoccupations de notre savant l’injonction faite à l’être humain d’être en accord avec son corps. Il faut « fondre ensemble corps et esprit, afin qu’ils constituent une unité difficilement contestable et créent ainsi une disposition psychologique permettant des intuitions qui transcendent la conscience »[i].

Ce devoir est fondamental dans la mesure où l’individu se doit de garder son contact avec la nature et comme tel s’obliger à une présence à lui-même. Etre en union avec son corps l’incite à prendre la mesure de sa personne, de ses capacités et de ses limites. Il ne s’égare pas dans de vaines abstractions propres à l’éloigner de la réalité et acquiert une juste conscience de ses potentialités. C’est dans ce sens que va le rapport avec notre inconscient, réceptacle de toute vie naturelle. L’être humain se trouve responsabilisé et accède à une authentique autonomie. En possession de son corps, il en reçoit pleine énergie. Il dispose de forces et de moyens dont il pourra user dans sa vie quotidienne pour s’adapter à la réalité tout en restant en conformité avec lui-même.

Dans la recherche de cet équilibre, le sport détient une dignité éminente au regard de notre psychologue. Ce dernier le savait bien puisque dans sa jeunesse il était un fervent pratiquant de l’activité physique et aimait rappeler son intérêt pour la voile ou l’alpinisme.

Dans l’expérience du corps le sport trouve sa vocation en donnant l’occasion à celui-ci d’être éduqué en pleine totalité. Toute l’énergie physique contenue dans l’individu est alors canalisée pour son plus grand profit de telle sorte qu’il parvienne à la maîtrise de son être. Un entraînement approprié et l’apprentissage des techniques les mieux adaptées permettent la meilleure expression de ses velléités corporelles tout autant que leur contrôle. La lutte contre un élément déterminé, que celui-ci consiste en une distance, une durée ou un objet matériel, n’est en fait qu’un moyen de mener le seul combat véritable, celui engagé contre soi-même. Toutes les difficultés auxquelles se heurte le sportif ne sont là que pour lui permettre de prendre conscience de ses qualités physiques et d’acquérir une correcte mesure de lui-même. Il s’agit d’une pratique qui représente un phénomène humain engageant tout le corps et obligeant chacun à avoir la meilleure conscience de sa condition terrestre.

L’évocation du sport a pour nous été l’occasion de montrer que la première loi que l’homme devait respecter pour connaître la sérénité était de suivre sa nature et ne pas séparer corps et esprit. Ce rôle tenu par le corps dans notre unité personnelle avait bien été perçu par les habitants de l’ancienne Egypte. Ces derniers ne concevaient nullement leur vie dans l’au-delà comme un état où l’âme, libérée du corps, accédait à la sérénité éternelle. Etablis dans un pays prospère protégé des invasions par des frontières naturelles, ils ne souhaitaient rien d’autre qu’une vie exacte réplique de celle qui avait été la leur ici-bas. Or, qu’est ce qui pouvait symboliser au mieux celle-ci que le corps humain, symbole de la vie des instincts ? Contrairement à l’optique développée par une certaine tendance chrétienne qui assimile le monde d’ici-bas à une vallée de larmes avec tout son cortège de souffrances, l’Egyptien, son art en témoigne, conçoit celui-ci dans l’optimisme et la joie. Il n’aspire qu’à le prolonger dans la mort en continuant à éprouver toutes les sensations que sa vie corporelle lui a fait connaître. Une saine vie spirituelle doit intégrer cette dernière, telle est la leçon transmise par l’art de la momification en honneur chez les peuples de la vallée du Nil. Il faut préserver le corps du défunt, éviter les dégradations qu’il est appelé à connaître, lui permettre de se nourrir dans sa vie future en déposant près de lui des provisions. Toutes ces pratiques découlent de cet attachement si fort aux joies de l’existence bien présent dans les mentalités égyptiennes. Le travail de l’embaumement, la dimension artistique même qui transparaît dans les positions de la momie n’ont pas d’autres sources que cet amour de la vie propre aux Egyptiens exprimé dans cette volonté de conserver le corps.

Il semble pourtant que la nécessité d’un tel lien ait parfois été ignorée par l’humanité, laquelle n’a pas toujours su voir le bien fondé de cette harmonie. Dans une certaine mesure, le christianisme a établi une séparation entre les deux principes, créant une dualité peu conforme à la nature humaine. Certains esprits chrétiens ont dénigré l’attachement au corps, symbole de « la chair et du pêché ». Ils ont développé une conception selon laquelle le devenir de l’homme était lié à l’esprit, générant de la sorte une morale ascétique visant à élever l’âme au dessus des sens. Ils ont ainsi souligné la faiblesse de la chair qui expose l’homme au pêché et symbolise la fragilité de la nature humaine, rendant l’homme aveugle face aux réalités divines et l’empêchant d’avoir accès aux vérités spirituelles. En ce sens, toute une théologie s’est développée et a tenté de mettre en garde la créature contre ces sujétions terrestres. « L’esprit de la chair porte toujours à la volupté » disait Saint Bernard, signifiant par là l’influence qu’elle exerce sur nos actes et son opposition à toute saine vie spirituelle. Le pouvoir de la chair et la vie des sens qui en est l’apanage nous détournent effectivement des valeurs célestes. Ils tendent à corrompre notre âme en en faisant l’esclave des plaisirs de la terre.

Certes, la doctrine chrétienne ne condamne pas le corps en tant que tel puisqu’elle le revêt d’une dignité supérieure en lui donnant pour vocation d’être voué au Seigneur, et à chacun il est fait un devoir de glorifier Dieu en son enveloppe terrestre. Elle ne l’en dévalorise pas moins en en faisant l’objet des tentations propres à lui faire connaître le pêché. En fait, le corps doit être transcendé par l’esprit de telle sorte qu’il puisse s’élever au dessus des séductions du monde d’ici-bas pour atteindre à la parfaite maîtrise des aspirations terrestres. Pour cela, il faut que l’âme humaine tende au dépouillement, celui recherché par les saints lorsqu’ils s’infligeaient des mortifications qui n’avaient pour rôle que de lutter contre le dérèglement des sens et le pouvoir des passions humaines.

Dans un souci d’élévation spirituelle et morale, le christianisme a voulu mettre une distance entre le corps et l’esprit, contribuant alors à créer une dualité qui ne pouvait que nuire à la santé de l’âme. C’est ce que déplorait le psychologue zurichois quand il estimait que celle-ci dépendait du dépassement de nos contradictions. L’important était de retrouver en nous une unité ne pouvant passer que par l’intégration de toutes les forces vitales régissant notre vie corporelle.

Son contact avec l’Orient avait donné à Jung l’occasion de percevoir d’autres attitudes en cours dans des cultures différentes de celle européenne et pouvant pallier aux manques et déficiences témoignés par cette dernière. « L’indien ne peut oublier ni le corps ni l’esprit, l’Européen oublie toujours l’un ou l’autre »[ii], disait-il. L’Orient en effet n’avait pas le souci de créer des séparations, tant au sein de l’univers qu’à l’intérieur de la vie humaine. Pour lui, elles risquaient d’aboutir à des oppositions pouvant aller à l’encontre du principe primordial régissant toute chose. Le souci d’unité spirituelle était très fort et toutes les forces du cosmos devaient se compléter et s’harmoniser au lieu de se combattre. Aussi importait-il au plus haut degré que corps et esprit restent dépendants l’un de l’autre, tout manquement à cette loi étant contraire à l’ordre du monde. Se sentir en communion avec l’univers impliquait obligatoirement une intégration des forces vitales conditionnant notre vie sur cette terre et une assimilation de notre vie corporelle. Les mystiques orientales ont par conséquent voulu améliorer nos relations avec notre corps afin de mieux définir notre équilibre personnel. Ainsi a fait le bouddhisme zen qui s’est fait un devoir de nous amener à une meilleure possession de notre enveloppe charnelle pour assurer une stabilité nerveuse indispensable à notre santé spirituelle.

Tout notre équilibre, affirme-t-il, est conditionné par la manière dont nous parvenons à maîtriser nos énergies, à les maintenir en nous de façon à les rendre disponibles en vue de favoriser le travail de l’esprit. Il faut par exemple que la respiration soit disciplinée de telle sorte qu’elle puisse concourir au calme et à la sérénité de notre personne. En ce sens, la posture du corps a son importance. Sur ce point, l’Orient suggère d’adopter la position du lotus, celle par laquelle notre dynamisme intérieur est canalisé afin d’amener la clarté de l’esprit. Chacun d’entre nous est dés lors présent, ici et maintenant, en possession de tous ses moyens.

C’est dans l’acquisition de cet état que réside l’intérêt des arts martiaux. Ceux-ci trouvent leur finalité en travaillant à la concentration en notre corps de toutes nos forces physiques et spirituelles et en assurant leur harmonie générale, de manière à ce que chacun conquiert son unité et fonde sa liberté. La différence des mentalités existant à ce sujet entre l’Orient et l’Occident est éloquente. Si le second estime que force et performance ne s’obtiennent que par la seule technique, le premier considère que les meilleurs résultats ne sont acquis que dans la mesure où la puissance physique est mise au service d’une attitude spirituelle adéquate. Cette dernière idée est enseignée dans la pratique du karaté, du tir à l’arc, du judo, de l’aïkido. Do, précisément, signifie «  voie », celle que le pratiquant doit trouver par lui-même en vue d’atteindre la maîtrise de soi, le contrôle de son énergie et la communion avec l’ordre de l’univers.

Mais l’union intime existant entre l’esprit et le corps peut se réaliser d’une manière bien plus simple, soit au sein du travail manuel. Jung en parlait en connaissance de cause puisque lui-même se donnait physiquement en usant de ses mains, pour preuve la tour qu’il a construite dans sa propriété de Bollingen, et qui lui a donné l’occasion de se plonger de plein pied dans la maçonnerie. Le travail de la terre a tout autant suscité son intérêt et c’est avec une joie indicible qu’il s’est livré au jardinage. « Je voulais manier, avoir la sensation de la pierre, toucher la terre »[iii] avouait-il avec simplicité.  Il affirme en outre que la sculpture et la peinture l’ont aidé à surmonter l’épreuve qu’a représenté pour lui la mort de son épouse.

C’est un fait que travailler de ses mains est extrêmement sain dans tout ce qui intéresse stabilité morale et équilibre psychique. « Chaque fois que […] il m’est arrivé de me sentir bloqué, je peignais ou je sculptais une pierre ; et chaque fois, c’était un rite d’entrée qui amenait des pensées et des travaux »[iv]. Toute activité manuelle nous oblige à une présence à nous-mêmes, nous incite à garder les pieds sur terre et à être en contact direct et tangible avec la réalité. Elle nous met en relation avec ce qu’il y a de plus concret dans l’existence et par là nous protège contre les chimères de toutes sortes. Toutes les fois que nous traversons une épreuve ou que nous sommes sujet à une dépression, l’activité manuelle nous reconduit à l’ordre des faits. Se réfugier dans le travail est toujours le plus sûr des remèdes aux problèmes personnelles, la chose est connue ; le travail manuel tout particulièrement car par l’obstacle visible qu’il suscite à nos efforts physiques, il est le meilleur moyen de nous ramener au concret et au monde sensible.

Or, l’Occident ne lui a longtemps voué que mépris, en tout premier lieu la civilisation antique. Penseurs et philosophes grecs ont condamné tout ce qui relevait du travail des mains en plaçant celui-ci au bas de la hiérarchie des activités humaines. Plutarque considérait que l’artiste lui-même n’accomplissait que des tâches médiocres, sans rapport avec la beauté morale qui seule pour l’historien était importante. Pour cette raison, il refusait de le placer au même rang que le philosophe, l’orateur ou l’homme politique. Platon ne lui accordait pas une meilleure valeur puisqu’il ne le classait qu’en sixième position dans sa classification des hommes. Seuls les esclaves étaient dignes de se consacrer au travail manuel lequel était bien trop méprisé pour les hommes issus des hautes classes.

Une telle condamnation a perduré au sein de la civilisation romaine où l’artisanat, par son caractère humiliant et dévalorisant, ne pouvait que nuire au désir d’ascension sociale et susciter le dédain des élites.

Mais au Moyen Age, de nouvelles conceptions ont présidé aux mentalités. Sous l’influence du christianisme, le travail manuel s’est brusquement trouvé honoré à l’image de Jésus, fils de charpentier. Le fait apparaît surprenant si l’on considère la volonté de la nouvelle religion de viser à l’élévation spirituelle indépendamment de la vie corporelle. Effectivement, il semble bien que certains penseurs chrétiens, par la fonction qu’ils attribuaient à l’activité manuelle, aient voulu accorder à celle-ci une place circonscrite dans la vie humaine. Au travail ils donnaient un caractère dur et pénible, et déjà dans l’Ancien Testament était écrit que l’homme « travaillerais à la sueur de son front ». De fait, c’est cet aspect de pénitence que l’on voulait conférer au labeur physique de façon à ce que les moines aient les bases indispensables à leur ascèse et sachent se détourner de la vie des sens.

Il n’en demeure pas moins que, en dépit de cette valeur contraignante dont il a été affublé par un certain courant, le travail manuel a finalement été nanti d’une dignité supérieure par la religion. Son esprit rejoint là la pensée de Jung dans la mesure où la confrontation de notre personne avec une réalité aussi matérielle que notre dépense personnelle ne peut que favoriser la maîtrise de notre énergie physique si chère au psychologue. La spiritualité chrétienne a en effet développé l’idée selon laquelle le travail manuel était lié au principe d’humilité, « l’attitude que prend habituellement notre âme en face de Dieu ». Pour cela, la règle de Saint Benoît organisant la vie dans les monastères a ordonné aux moines de s’adonner au travail.

Dans les monastères l’activité manuelle fut considérée comme un moyen de progrès spirituel, tout particulièrement au sein de l’ordre des cisterciens. La liberté qu’il apportait à l’individu était celle d’un être se sentant lié au Christ et se livrant à un labeur qui l’éloignait des excès de la vie intellectuelle pour lui faire connaître les bienfaits de la simplicité. Cassien estimait que le travail manuel était pour le moine source de sérénité et pouvait améliorer sa relation avec ses semblables. Le travail n’est pas perçu comme une fin en soi n’existant que pour l’enrichissement mais vise seulement à faciliter notre chemin vers la perfection. En usant de ses mains dans un esprit d’utilité, le moine allie harmonieusement la vie spirituelle et les nécessités matérielles. « Rien n’est plus précieux aux yeux du Christ que le travail de tes propres mains »[v] disait Saint Jérôme. Ajoutées à la prière régulière, les fatigues du corps lui permettent de rester en contact avec les choses du monde terrestre et de trouver la paix de l’âme dans le contrôle de ses sens. Il acquiert sa dignité et obéit à la loi divine en oeuvrant à son perfectionnement moral.

C’est bien ainsi que l’entendait, dans un tout autre contexte, le bouddhisme Zen, encore qu’il ait affranchi ses préceptes de toute considération d’ordre métaphysique. Précisément, le culte voué par les chrétiens à une divinité unique et la tentation de la considérer extérieure à soi était à l’origine de cette perception du travail sous l’angle de la difficulté et de la peine. Il en va différemment dans la philosophie japonaise qui ne se préoccupe que de l’accomplissement intérieur. Comme dans le cas des arts martiaux, le Zen a donné toute sa noblesse au travail manuel auquel il a attribué la même finalité dans le perfectionnement humain. A ce sujet, il s’est fait un devoir d’insuffler aux hommes l’idée selon laquelle la compréhension de la vérité peut se produire à tous les instants de notre vie quotidienne dans les activités les plus humbles et les plus banales. L’école bouddhiste s’est ainsi rendue célèbre pour l’art qu’elle a su mettre dans l’exécution de certaines activités : l’art du jardin, la calligraphie, la peinture,… autant d’occasions pour ceux y travaillant de s’améliorer physiquement et moralement et d’arriver à la maîtrise personnelle. L’activité manuelle nous incite à faire le vide en notre esprit. La vacuité à laquelle nous parvenons nous permet d’agir de façon intuitive en toute sérénité, sans céder à l’empressement que nous fait connaître le désir d’atteindre systématiquement le but que l’on s’est fixé. Nous faisons un en nous-mêmes, dans notre esprit et dans notre corps, au-delà de toute contradiction et de toute préoccupation.

Par là on remarque que se rejoignent les civilisations dans les idéaux qu’elles se sont donnés. Partant d’idées différentes dans leur manière de concevoir l’homme et de décider comment celui-ci doit se réaliser, les chemins empruntés par l’Orient et l’Occident dans leur pensée aboutissent en fin de compte au même point. Si la tendance à se considérer infiniment petit au regard de Dieu tout puissant a pu entraîner certains esprits à rechercher une libération en déniant toute valeur au corps, l’orientation choisie par les moines zen étaient là pour remettre en cause ces considérations. Elle faisait prendre conscience à l’individu qu’une intériorisation de la vie divine en lui serait mieux favorisée par le souci d’une certaine unité. L’humilité exprimée par les moines occidentaux dans les activités matérielles les plus diverses a finalement pour résultat de ramener l’homme à son corps. On observe du reste que les moines occidentaux ont accompli des créations qui ne peuvent que susciter l’admiration des spectateurs. Les œuvres qui ont été réalisées dans des domaines comme celui de l’enluminure sont là pour montrer que le caractère pénitentiel accolé à l’activité manuelle n’est pas seul à prendre en compte.

Jung estimait que cette pratique avait pour vocation de toujours ramener à la dimension humaine de l’individu. C’est encore le meilleur moyen pour ce dernier de rester humble conformément aux préceptes chrétiens. A un disciple lui demandant de lui enseigner le zen, le maître dit simplement « As-tu pris ton déjeuner ? ». Sur sa réponse affirmative, il continua : « Eh bien, va laver ta vaisselle »[vi].

[i] Psychologie et orientalisme, p. 188.

[ii] Ibid., p. 189.

[iii] C.G.Jung parle, p. 209.

[iv] Ma vie, p. 203.

[v] Ep. 130, 15, p.196.

[vi] Masumi Shibata, Wou-Men-Koan (« Passe sans porte »), traduction du japonais, Edition traditionnelle, 1962.

Pilule bleue, Pilule rouge. Les lois de l’univers & le langage des émotions

Valérie Havez  s’inspirant du célèbre livre Le Kybalion, Pilule Bleue, Pilule Rouge ou Les Lois de L’Univers et Le Langage des Émotions est un livre sortant de l’ordinaire disponible ici qui nous explique très simplement notre imbrication dans l’Univers, dans la Matrice. Notre Univers est régi par 7 Principes ou Lois immuables et avec lesquelles nous sommes interconnectées.
L’Ignorance de ces Lois de l’Univers sont la cause de nos échecs dans nos divers domaines de vie et la source de nos problèmes.
Ce livre n’est pas une théorie, il se base sur des faits observables par tous.
Vous découvrirez tout en le parcourant à quelles lois vous dérogez lorsque cela ne fonctionne pas comme vous le souhaitez, grâce à de nombreux exemples de la vie quotidienne et, pourrez accéder à la magie de réussir vos objectifs avec l’antidote pour chacun d’entre eux.
Pilule Bleue, Pilule Rouge est l’étincelle de votre individuation et vous redonne votre pouvoir de Créativité et de résilience.
Ce livre vous procurera une nouvelle perception de la réalité et ouvrira votre champ des possibles afin que vous soyez en parfaite harmonie avec votre JE SUIS.

INTRODUCTION

Je vais te dire pourquoi tu es ici. Tu es ici parce que tu sais quelque chose. Tu ne peux pas l’expliquer, mais tu le ressens. Tu as senti toute ta vie qu’il y a quelque chose qui ne tourne pas rond dans le monde. Tu ne sais pas ce que c’est, mais tu le sens ; comme une aiguille dans ton esprit qui rend fou.

C’est ce sentiment qui t’a mené à moi ! Sais-tu de quoi je parle ?
Morphéus- Matrix.

La plupart d’entre nous vivons dans une routine ou tous les jours se ressemblent ou presque.

Nous ne choisissons pas ce que nous voulons vivre, ni de quelle manière nous souhaitons vivre.

Nous avons un sentiment de liberté dans les choix qui s’offrent à nous et cependant, nous subissons en permanence les circonstances, les événements extérieurs et nous cherchons notre chemin. Notre vie est faite de moments de solitude, de stress, de doute, de peur sur notre devenir, de contraintes, et de brefs moments de joie et de bonheur malheureusement trop courts.

Malgré tous nos efforts, nous parvenons difficilement à maintenir un équilibre durable dans la satisfaction, le bien être.

Savez-vous pourquoi cette satisfaction ou ce bien être nous échappe ?

Peu de personnes sont informées de notre implication dans le système des lois de l’Univers.

La vérité est que nos vies fusionnent avec les lois Universelles et la qualité de nos pensées, de nos émotions ; elles sont étroitement liées avec ces lois.

Lorsque nous ignorons cela, la vie est une série de problèmes. Le monde extérieur semble se liguer contre nous et rend les choses difficiles dans la réalisation de nos succès, de nos projets, de nos amours.

J’ai pris conscience de l’importance des lois de l’Univers suite à plusieurs travaux et recherches voici quelques années. Lorsque j’entrepris de me concilier avec les lois de l’Univers, je constatais indéniablement que mon quotidien s’améliorait formidablement.

Je peux affirmer aujourd’hui, grâce à cet apprentissage, que mon évolution se dirige dans le sens souhaité pour ma destinée. J’en mesure les effets fantastiques tous les jours.

Savoir comment s’accorder avec les lois de l’Univers va vous permettre de vivre ce que vous souhaitez réellement vivre.

Tout au long de la lecture, vous allez découvrir et vous approprier les préceptes de chacune de ces lois.

En vous accordant avec elles, l’harmonie sera votre invitée et celle de votre entourage. Votre existence va se transformer, pas à pas et de façon merveilleuse et vous comprendrez enfin, la véritable signification de la liberté !

 

D’après vous qu’est-ce que la liberté ?

“La liberté commence où l’ignorance finit.”

Victor Hugo – 1802-1885 – Océan

Pour comprendre ce qu’est la liberté, il est nécessaire de savoir qu’il cohabite en nous, deux individus absolument distincts l’un de l’autre. Tous deux sont intelligents mais, tandis que l’un est conscient, l’autre est inconscient.

L’inconscient : l’inconscient est plus fort que le conscient.

Etymologie :

Inconscience :

In : Préfixe de privation

Con : Avec

Sciantia : Savoir

 

L’inconscient préside aux fonctions de l’organisme (respiration, rythme cardiaque, reins, foie, intestins…) ainsi que nos besoins vitaux tels que la faim, la soif, la survie individuelle et du groupe, la reproduction, le territoire. Aidé du subconscient, il incite également notre appartenance religieuse, notre façon de manger, de nous habiller.  C’est lui qui décide de nos actions, de nos comportements, si l’on doit être triste, en colère, gai, haineux, euphorique, zen ainsi que la manière de nous tenir, de parler, de communiquer.

L’inconscient et le subconscient sont le fruit de notre vécu, du passé, de notre éducation, de nos expériences, de nos apprentissages. Il s’agit de notre programmation. C’est comme un disque dur qui contiendrait l’intégralité de notre vie.

Dans l’inconscient sont enregistrées toutes les émotions qui correspondent à chacune des expériences de notre vie.

Nous passons environs 95% de notre temps en liaison directe avec notre inconscient.

Autrement dit, nous sommes inconscients environs 95% du temps, c’est lui qui est aux commandes, nous sommes en automatisme.

L’inconscient dirige nos sentiments, notre ressentit, face à des situations de la vie quotidienne. Parfois, nous pouvons être animés par un sentiment de culpabilité, ou bien nous faisons culpabiliser les autres, en les accusant de nos échecs, de nos malheurs. L’inconscient est aussi le gérant de nos émotions. Il nous fait endurer de la déprime, de la colère, un désir de perfection, d’altruisme, ou encore de réussite sociale. Il nous pousse aussi à nous auto punir en ratant notre vie amoureuse, notre vie sociale parce que, par exemple, nous avons intériorisé et interprété certaines paroles et comportements de nos parents ou des désirs de notre entourage.

L’inconscient, qui se réfère à notre vécu, interprète facilement une parole, un comportement, une action, une situation, un sourire, un regard, un geste, une attitude, une tenue vestimentaire et nous donne à ce moment-là, une vision du monde, une perception de la réalité inconsciente qui nous éloigne des faits.

Il est le siège de nos émotions, de nos fantasmes, de nos croyances, de nos réactions. Notre inconscient, nous fait prendre des décisions importantes uniquement en se référant à nos expériences passées, notre vécu. Lorsque notre inconscient (notre programmation) rencontre des difficultés ou des problèmes qu’il n’arrive pas à résoudre, nos pensées s’emballent, notre dialogue interne se raconte des histoires. Dès notre réveil, jusqu’à notre coucher, nous sommes alors tourmentés, assaillis de pensées, de mots qui tournent en boucle dans notre tête, recherchant sans cesse une solution.

Notre inconscient n’aime pas le changement, les situations nouvelles et les prises de risque lui font peur et le stresse. Il se manifeste dans votre dialogue interne par des phrases telles que :

Si tu fais cela, que vont pensez les autres de toi ? Si tu changes de métier, de ville, que tu te sépares de ton conjoint, comment vas-tu faire ? Si ça ne marche pas ? Souviens-toi comme cela s’est passé la dernière fois… Tu n’es pas fait pour ça. Tu ne mérites pas, tu n’es pas bon, tu es nul, c’est trop risqué, tu n’y arriveras jamais !

L’inconscient limite notre champ des possibles, empêche notre épanouissement, notre évolution et notre créativité de s’exprimer, il nous empêche d’être nous-même et il nous conduit au stress, parfois à la maladie !

Notre inconscient décide librement de ce qui est bon pour nous. Il détermine notre vie. Nous pouvons le lier à l’EGO.

Comprenez alors que nous ne passons qu’environ 5% de   notre temps en conscience

Etymologie :

Conscient.

Cum : Avec

Scientia : savoir

 

Être conscient désigne un certain état d’esprit. Lorsque nous sommes conscients, nous prenons du recul dans chaque situation et une certaine distance par rapport à ce qui est, ce qui se passe, dans les situations présentes, ou les situations passées.

Être conscient, c’est sortir de son automatisme, de sa programmation, c’est être attentif à la réalité présente.

Être conscient c’est interpréter cette réalité avec discernement, constater les faits, sans aucune émotion parasitaire.

Être conscient, c’est devenir créatif, être à l’écoute de ce qui nous anime : de notre SOI. (JE SUIS)

Être conscient offre plus de choix, de temps, de flexibilité, de joie, de paix, de résilience, nous rend responsable de notre vie. Être en conscience, nous offre la liberté de vivre ce  que nous  sommes réellement !
Nous sommes à la fois libres subjectivement (chacun interprète la liberté selon sa programmation) dans la mesure où nous y travaillons et non libres objectivement dans la mesure où nous sommes une partie de la nature, et que  nous faisons partie d’un tout !

 

Et nous qui pensons être libre ! Nous sommes vraiment inconscients.

Si vous pensez vivre libre, explorez chacun de vos domaines de vie, qu’il soit familial, professionnel, amical, sportif, culturel, loisirs… et posez-vous ces questions : Est-ce que dans chacun de mes domaines de vie, je suis en parfaite harmonie avec ce que je veux vivre avec mon entourage ?

Est-ce que je ressens dans chacun de mes domaines de vie de la joie à chaque instant ?

Est-ce que je m’épanouis dans mon couple ?

Ai-je de bons échanges avec mon conjoint ? Je dialogue, je partage, je ris ?

Est-ce que j’ai des bons rapports avec ma famille, de la bienveillance, du respect, de l’écoute ?

Est-ce que mon travail me donne entière satisfaction ?

Avec mon patron, mes collègues de travail ?

Est-ce que je m’occupe de mes enfants comme je le souhaite ?

Est-ce que je leur accorde suffisamment de temps, d’attention ?

Mes loisirs correspondent-ils à mes aspirations ?

Est-ce que je m’occupe bien de moi ?

Mes distractions me plaisent-elles réellement ou font elles plaisir à d’autres ?

Peut-être souhaiterais-je faire quelque chose et je n’ai pas le temps ou les moyens ?

Par exemple faire de la danse, apprendre un instrument de musique, lire, chanter, nager, courir, marcher dans la nature…

Est-ce que je prends toujours plaisir à retrouver mes amis ? Qu’ils soient intimes, ou dans le domaine récréatif ou professionnel !

Pour tous ceux d’entre vous qui avez répondu oui à toutes ces questions, alors vous pouvez poser ce livre, l’offrir à quelqu’un ou l’utiliser pour caler un meuble !

Bref vous n’avez pas besoin de poursuivre la lecture car vous semblez être libre et en harmonie avec ce que vous souhaitez être à chaque instant.

Que vous ayez répondu oui ou non, la seule liberté qui vous soit offerte à ce moment précis, à cet instant présent, c’est continuer la lecture ou pas.

Et là, je vous écris que c’est votre inconscient qui va choisir !

En effet chers lecteurs, vous disposez bien de votre libre arbitre, celui qui vous donne ce sentiment de vivre libre, de choisir entre les différentes options que vous propose votre chemin de vie et de choisir à chaque instant entre plusieurs alternatives.

Ce même libre arbitre, au final, lorsque vous faite le bilan de votre parcours, de votre chemin de vie jusqu’à ce jour, qu’a-t-il apporté d’essentiel et de bon pour vous ?

Vous prenez toutes les grandes décisions grâce à votre libre arbitre, ou plutôt dirais-je à cause de votre libre arbitre.

Décisions sur le choix de votre partenaire, votre vie de couple, votre travail, vos loisirs, vos vacances, vos amis…

Pensez-vous sincèrement que ce libre arbitre vous apporte la liberté, la joie, le bonheur que vous souhaitez et auquel chacun d’entre nous peut prétendre ?

Ressentez-vous en permanence, grâce à votre libre arbitre, du plaisir dans tous ce que vous faites ?

Entendez-vous grâce à votre libre arbitre seulement des éloges sur votre comportement, vos paroles, vos objectifs ?

Réussissez-vous, grâce au libre arbitre tout ce que vous entreprenez ?

Et même lorsque vous parvenez à atteindre votre objectif, que votre réussite est incontestable, que se passe t’il après la joie de celle-ci ?

Votre libre arbitre fait son grand retour. Il revient sous la forme d’un dialogue interne, avec son flot de questionnement sur votre futur.

Il est accompagné de ses grands amis, le doute, le manque de confiance en soi, et vous propose l’hésitation sur la voie à choisir quant au maintien de cette réussite. Est-ce que je fais bien ? Est-ce que je fais mal ? Comment dois-je m’y prendre à présent ?

 

Il se peut également qu’il vous retourne dans votre passé, en vous remémorant vos échecs et vous espérez que vos échecs passés ne se reproduisent pas dans votre réussite présente, que cette réussite présente ne devienne pas dans votre futur, un futur échec.

Et puis, vous pensez aux conséquences de cet échec, au qu’en dira-t-on provenant de votre entourage familial, professionnel, amical. Que penseront ils de moi ?

Vous êtes pris dans une spirale infernale, ou toutes les voies sont difficiles à surmonter et pourtant, vous avancez, vous faites avec, vous trimez, travaillez, discutez avec votre banquier, votre patron, vos collègues, vos collaborateurs, payez les factures, le crédit, le loyer, l’essence, la voiture, le téléphone …. Et, quand arrive votre fin de journée, vous êtes fatigués, surmenés, stressés voire même déprimés.

Et l’on nous fait croire que vous êtes des hommes libres car vous avez le pouvoir et la volonté de choisir grâce à votre libre arbitre.

Votre libre arbitre n’est autre que votre inconscient. Vous prenez des décisions en automatisme, grâce ou à cause de votre programmation.

Ce libre arbitre vous offre un aller-retour incessant par vos pensées, votre dialogue interne, entre le futur et le passé avec une imagination incroyable.

Il s’immisce jusque dans votre lit, sous votre douche, lorsque vous jouez avec vos enfants, ou passez un moment avec votre conjoint, il nourrit vos émotions, vos craintes, votre manque de confiance en vous, vos doutes, votre tristesse jusqu’à vous provoquer du stress, des maladies, il vous martèle de questions et de réponses plus ou moins réelles pour donner un sens à votre vie.

Votre libre arbitre donne un sens à votre vie ; mais vous, trouvez-vous du sens à votre vie ?

Du point de vue philosophique et moral, le libre arbitre est une théorie fausse et absurde.

Le libre arbitre, tel que nous le connaissons, est un état de dualité qui est la cause de tous les maux sur notre terre mère, il est le fruit direct du bien et du mal.

Car le libre arbitre nous propose un duel, choisir entre le bien, le mal, j’aime, je n’aime pas, je veux, je ne veux pas, il est gentil, il est méchant, je l’aime,  je ne l’aime pas, je fais, je ne fais pas, j’ai envie, je n’ai pas envie….

 

Nous agissons, prenons des décisions importantes pour notre futur avec notre programmation neurologique inconsciente. Cette programmation est l’ensemble de nos manières de fonctionner, elle englobe nos pensées, nos émotions et notre façon de nous comporter. Notre programmation vient de nos expériences vécues depuis notre enfance. Nous nous sommes programmés inconsciemment avec nos expériences réussies et nos expériences ratées, nos apprentissages, notre éducation ainsi que des croyances sur nos capacités et nos incapacités, puis, ce que nous croyons à propos des autres et sur le monde en général. Nous avons développé notre façon de communiquer, de nous comporter, de réagir émotionnellement face à chacune des situations que nous rencontrons, en fonction de notre éducation, de notre vécu, de toutes nos expériences passées, de notre programmation inconsciente.

 

Nos expériences passées, servent de références quant aux choix que nous propose notre libre arbitre. Nos comportements, nos actions sont étroitement liées au gré de notre instabilité émotionnelle, générés par nos pensées, notre dialogue interne et notre imagination.

C’est la matrice crée par l’homme insidieusement glissée dans la Matrice Divine comme un virus dans notre cerveau afin de nous asservir.

 

Chacun de nos comportements, chacune de nos paroles, causent un impact à notre environnement, qu’il soit familial, professionnel, amical, animal, végétal et même minéral.

Les décisions, les choix, la volonté de choisir avec notre libre arbitre sont donc issus de notre programmation inconsciente, nos décisions sont inconscientes et nous n’avons pas conscience de notre inconscience.

L’homme décide de ses choix grâce à son libre arbitre et ces choix sont automatiques.

L’homme a conscience de ses actions mais non des causes qui le déterminent à agir car la Matrice crée par l’homme est universelle et nous laisse dans un profond sommeil.

Elle est omniprésente. Elle est avec nous ici, en ce moment même. Tu la vois chaque fois que tu regardes par la fenêtre, ou lorsque tu allumes la télévision. Tu ressens sa présence, quand tu pars au travail, quand tu vas à l’église, ou quand tu paies tes factures. Elle est le monde, qu’on superpose à ton regard pour t’empêcher de voir la vérité. Matrix

 

Dans la Matrice Divine l’homme n’a pas de choix à faire.

Si vous pensez que vous avez des choix à faire, c’est que vous ne voyez pas suffisamment clair dans une situation. Depuis la nuit des temps, notre éducation nous apprend que, dans la vie, nous avons toujours le choix et qu’il n’en tient qu’à nous de faire le bon. Avoir l’illusion de penser que nous avons des choix à faire est à l’origine de nos doutes, de nos peurs et de notre souffrance. Le choix n’est rien qu’une illusion créée pour séparer ceux qui ont le pouvoir de ceux qui ne l’ont pas.

Le seul moment ou nôtre libre arbitre est originel, c’est lorsque consciemment nous choisissons entre rester prisonnier de notre programmation, de la matrice crée par l’homme ou, de s’accorder délibérément avec ce que nous inspire notre cœur, notre âme, notre esprit, la Matrice divine.

Chaque homme, devrait s’accorder avec son cœur, son ressenti, ce qui le fait vibrer intérieurement, au plus profond de son être, de son SOI et s’unir avec les lois de l’Univers. Il devrait être conscient de chacun de ses actes et en jouir en paix.

 

Ayant compris que cette illusion de libre arbitre m’apportait seulement des conflits avec mon environnement et moi-même, je décidais de choisir la pilule rouge consciemment, d’écouter ce que mon cœur, mon esprit et mon âme me soufflent.

 

Écouter mon cœur, mon esprit et mon âme lors de situations difficiles et problématiques me permet de vivre en harmonie avec moi-même. Aucun autre meilleur choix ne s’offre à moi. Je n’ai pas à choisir entre le bien et le mal, j’aime ou je n’aime pas, c’est beau, ce n’est pas beau, j’ai raison, elle a tort, je fais ce que je ressens au fond de mon cœur, ce qui est bon. C’est la liberté naturelle.

J’appelle cela la voie du juste milieu.

 

La voie du cœur, de l’âme et de l’esprit.

Cinquième dimension et chakras cristal

Nous vous présentons ici une interview de Véronique Solana à propos des chakras cristal.


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Véronique Solana a passé plusieurs années à voyager, notamment au Pérou. Elle a reçu une initiation aux pratiques chamaniques en Amazonie, a séjourné longuement avec des Mayas et a vécu d’autres étapes initiatiques en Egypte. Après avoir reçu tous ces dépôts initiatiques, elle pratique les soins énergétiques sur les chakras cristal. Son action s’inscrit dans le courant des énergies nouvelles de la cinquième dimension.

Nous l’avons interviewée au Salon du Bien-être à Saint-Raphaël dans le Var.

La Géobiologie, ça sert à quoi ?

 

Bernard Tenand, radiesthésiste et géobiologue,  nous propose un article qui fait le point sur l’historique et les usages de la géobiologie.

Bernard est l’auteur d’un cours sur la radiesthésie ou comment soigner avec un pendule, sur notre Université en ligne, un site d’enseignement sur les pratiques spirituelles, créé par Pratiques Spirituelles du 21ème siècle

 

Autrefois, il y 2000 ans et plus, nos ancêtres pratiquaient la géobiologie sans le savoir ou la nommer.

On a trouvé sur de multiples vestiges égyptiens, celtes et bien d’autres, des indices concernant les dispositions où se tenaient les humains pour vivre ou se soigner. On a trouvé aussi des pendules en grès en Egypte, ou encore sur des parchemins, des dessins explicitant le fonctionnement des instruments de radiesthésie et même des appareils émettant des ondes pour  soigner les personnes.

De nos jours les radiesthésistes confirmés, en visitant les temples égyptiens trouvent au coeur de ceux-ci, dans les lieux nommés naos – équivalent  des autels de nos églises – des courants  géomagnétiques ayant des propriétés identiques à notre homéopathie actuelle.

Le Naos, souvent une roche à peu près cubique d’un mètre de côté, était surmontée d’une statuette en or. La propriété de  l’or est de transcender les rayons géomagnétiques positifs venant du sous-sol en transitant par le naos.  Les grands prêtres, gardiens des temples, ouvraient ceux-ci plusieurs fois par an afin de permettre au peuple, en circulant  autour des statuettes en or, de recevoir des rayonnements positifs de magnésium, sélénium, silicium, potassium, lithium  etc.

Plus près de nous les celtes vivant en villages regroupés en camp plus ou moins circulaires, savaient harmoniser l’étendue de  terrain recevant leur campement.

J’en ai trouvé la preuve dans plusieurs lieux ; le camp de Péran à côté de Saint-Brieuc est le premier que j’ai trouvé. Le château d’Angers est également situé au milieu d’un tel camp celte ; Le mont Sainte-Odile, en Alsace, également. En cherchant bien autour des anciennes chapelles, églises et cathédrales du  XIIème siècle et avant, on trouve des zones de défenses invisibles et rayonnantes très bas en vibration ou l’assaillant, en les franchissant, était mal en point.

A l’intérieur de toutes ces zones on ne trouve pratiquement plus d’ondes nocives cela veut dire que le résultat qu’ils  obtenaient à cette époque est identique à ce que je fais en 2012.

De nos jours la géobiologie, suivant ma conception personnelle, consiste à, sur un lieu donné, relever toutes les nuisances présentes, sans oublier aucune veines d’eau, fissures, cheminées cosmo-telluriques négatives, courants telluriques, courants Hartmann, Peyré, Palm, Curry, Wissmann, les entités, la radioactivité naturelle. Toutes ces nuisances existent en grand nombre dans nos maisons, logement, bureaux, ateliers, commerces. Elles sont détectables pour certains d’entre nous, au toucher manuel et au pendule, ou encore aux baguettes. La géobiologie consiste également en la recherche de l’électromagnétisme nuisible : alimentation électrique domestique, Haute tension, transformateurs, antenne relais, champs électriques domestiques. Chargeurs de toutes sortes et tout l’électroménager et toute la HIFI et PC fixes, portables etc.. Il existe deux manières principales de recherche et d’harmonisation :

  1. sur place,
  2. à distance, j’ai pratiqué les harmonisations sur place puis me  perfectionnant, je pratique maintenant, sauf demande spécifique, à distance. Pour cela il faut un appareil dépolarisant les champs électro magnétiques nuisibles.*

Car il faut être, pour réussir une bonne harmonisation, très efficace envers les antennes relais transformateurs et lignes électriques.

Il est également nécessaire de proposer aux habitants des lieux, une nourriture hypo toxique.

Pour finir peut être le plus important : dégager les personnes de leurs passé, (proche et lointain) puis tacher de les convaincre d’adopter l’attitude suivante : «Maintenir en  permanence une attitude positive envers toute chose vivante ou pas »

Par ailleurs ma conception de la géobiologie m’oblige, pour être  exhaustif dans mon travail, à m’occuper des habitants du lieu à harmoniser, opération que j’appelle aussi nettoyage par facilité de compréhension. Ceci consiste en connaissant leur état civil à rechercher sur ces personnes les éventuelles charges  négatives liées à leur passé, proche et lointain, ainsi que leurs habitudes alimentaires et spirituelles. Ceci recouvre leurs  antériorités, émotions, arbre généalogique, déprogrammation bioénergétique, ADN et pour finir l’harmonisation des  éléments au nombre de cinq. Un nettoyage géo biologique exécuté de cette façon procure aux habitants du lieu nettoyé

une meilleure santé holistique ou globale. Pour certains et certaines plus aucune visite chez un médecin ou thérapeute, un sommeil reposant, des douleurs qui disparaissent, des opérations chirurgicales mêmes très importantes reportées sine die,  une meilleure ambiance dans la famille, une maison plus chaude sans ressenti d’humidité, l’insertion dans la vie sociale et  active facilitée, un commerce qui donne satisfaction, des divorces qui ne se font pas.

Pour d’autres l’alcoolémie qui disparait ou encore l’envie de fumer.

Pour certains encore le mal être provocant les difficultés d’insertion s’estompe, pour certaines personnes, la sclérose en plaques n’est plus, pour d’autres c’est l’anorexie qui a disparu, etc… La liste pourrait être longue.

Pour conclure, je dirai qu’une harmonisation geobiologique exécutée dans les règles de l’art doit se vérifier par  un meilleur sommeil,  moins de fatigue, moins de maladies, moins de visites chez un thérapeute, la suppression des médicaments chimiques, une vie plus sereine en bonne santé holistique

Bernard Tenand

 

Pour aller plus loin :

Le site web de Bernard Tenand :

www.aura-sante.com

Son cours consacré aux soins par la radiesthésie et la géobiologie sur l’Université des Spiritualites : http://universite-des-spiritualites.fr/homme-et-ses-corps/radiesthesie/

Les formations que dispense Bernard Tenand :

Soins énergétiques et soins à distance

 

Nous avons l’immense plaisir de vous proposer ici une interview de Manuel Dampairoux, thérapeute énergéticien. Cette interview est d’autant plus exceptionnelle que le thérapeute qui soigne à distance ne s’exprime jamais en public… du moins dans un langage aussi clair. Manuel nous explique comment, depuis déjà très longtemps, il soigne les gens qui font appel à lui… aussi bien en face à face qu’à distance. Il nous fait découvrir aussi l’envers du décor et tout ce que recouvre la pratique avant-guardiste d’un thérapeute qui pratique le néochamanisme.

Nous attirons l’attention des lecteurs néanmoins sur le fait que que faire appel à un thérapeute énergéticien constitue un accompagnement, qui ne dispense en aucun cas de consulter un médecin et ne remplace pas une consultation médicale.

 

Qu’est-ce que les soins énergétiques ?

Les soins énergétiques remontent bien avant le 18ème siècle. Les passes magnétiques étaient pratiquées en des temps antérieurs au Moyen-Age. Quant aux pratiques liées à une croyance, comme c’est le cas par exemple dans le druidisme, elles sont encore bien plus anciennes et liées pour la plupart au chamanisme. Si on remonte à l’Egypte antique, il y avait des pratiques de soins de type chamanique qui utilisaient le magnétisme et l’énergie solaire (Ra) pour soigner, ainsi que de bonnes notions anatomiques et chirurgicales.

La nature du soin énergétique dépend surtout du thérapeute. Il y a les rebouteux, ou les magnétiseurs qui utilisent l’énergie pure ou magnétisme animal. Cela consiste uniquement à capter le magnétisme, le transformer, savoir le polariser à volonté avant de le redistribuer. Ainsi plus il y a de magnétique (ou de magnesium en réalité) dans le corps humain, plus le magnétiseur aura de capacité à polariser et utiliser l’énergie magnétique.

Est-ce ainsi que vous soignez ?

Non. Les soins énergétiques sont beaucoup plus complexes. Ils font certes appel à des passes magnétiques, mais ce n’est pas ce qui les caractérise. Le soin thérapeutique énergétique se situe dans la création.  Le thérapeute est dans sa propre guidance.

A un premier seuil, les énergies utilisées vont être celles de la nature : le réseau tellurique et le réseau cosmique. Le second seuil fait intervenir la croyance de la personne  c’est-à-dire une part de psyché et une part de croyance pure.

Il y a enfin un troisième niveau de soins, qui se passe complètement des forces cosmiques et telluriques. Ce troisième niveau est uniquement fondé sur la puissance de l’âme. Nous possédons tous une âme et sommes tous issus du même creuset. Nous sommes, pour citer les écritures, tous faits à l’image de Dieu. Aussi si Dieu est capable d’accomplir des miracles, pourquoi l’homme, qui est supposé être à son image, ne pourrait-il pas accomplir les mêmes miracles ? Alors on peut se demander quelle est l’utilité, si nous sommes tous à l’image du divin, de porter ses croyances sur une seule personne ou entité, simplement parce que l’église nous le dit ? Autant croire en nous-mêmes. Puisque si nous sommes une parcelle de Dieu, par résonnance nous l’alimenterons lui… s’il existe !

Mais en attendant d’en avoir la preuve, faisons lui ce cadeau en développant déjà en nous notre propre potentiel divin.

Pourquoi s’appeler thérapeute énergéticien ? Tout simplement parce que les énergies utilisées ne sont pas les mêmes. Mais cependant il y a une autre raison : quand on accède à la force et l’énergie de l’âme, il y a obligatoirement une évolution qui se fait. C’est intéressant du point de vue de ce que je nommerai la conscience collective, qui rejoint le postulat de Jung selon lequel les choix que nous faisons dans notre vie, nous amènent à incorporer un égrégore de pensée collective.

A quoi servent les soins énergétiques ?

Tout dépend de la pathologie à traiter. S’il s’agit par exemple de psoriasis ou d’excema, il faut savoir que la part psychologique est responsable de cette pathologie dans une échelle allant de 70 à 90 pour cent. Aussi ces pathologies peuvent être traitées très rapidement. J’ai par exemple eu l’occasion d’accompagner un monsieur qui souffrait de psoriasis sur le corps à 90%. Au bout de six mois il n’avait plus rien.

Pourquoi ne dites vous pas que vous soignez, si la personne a été débarrassée de sa pathologie ?

Tout simplement parce que je ne suis pas médecin et que ces termes plus ou moins répertoriés par l’académie, sont réservés à la médecine. Je m’interdis donc de les employer. Les patients sont seuls juges du résultat de cet « accompagnement ». A noter que j’évite également d’employer le terme « patient » pour la même raison, mais il n’est pas toujours facile de le remplacer par un autre mot ! Disons « consultant » au lieu de patient.

Le consultant qui vient avec une pathologie lourde doit d’abord être pris en charge psychologiquement, car il y a toujours une souffrance psychologique et une peur de la souffrance physique. Il faut savoir que la personne qui vit une pathologie lourde l’a acceptée avant son incarnation, cette période où l’âme est en pleine connaissance de sa vie à venir. Celui qui s’incarne a accepté le contrat. C’est pourquoi il y a parfois des pathologies d’origine exclusivement karmique et qui peuvent correspondre à un but à atteindre, une épreuve à dépasser. Il est possible d’accompagner les pathologies en visualisant, en programmant pour la personne la guérison totale. Même si elle n’est parfois que partiellement accomplie, c’est un bout du chemin qui a été réalisé par l’accompagnement, car on peut aider une personne à alléger son karma, mais on ne peut vivre les épreuves à sa place ! On ne peut pas faire n’importe quoi. Il faut savoir respecter la loi karmique.

Comment percevez-vous cette limite à votre action ?

On ne passe tout simplement pas de l’autre côté ! Un bon thérapeute ne fait pas n’importe quoi. Pour ma part, je n’engage jamais de soins sans avoir fait une recherche spécifique auparavant.

Comment effectuez-vous vos recherches ?

La recherche se fait directement au niveau des annales akashiques, pour être sûr de ne commettre aucune erreur. Ici cependant je m’écarte un peu du sujet des soins énergétiques pour parler du chamanisme. Les annales akashiques correspondent à une sphère bien spécifique dans le monde désincarné. Là est consignée toute l’histoire des mondes et des êtres… passée, présente et à venir. Je vais donc les consulter pour chaque personne et avant toute intervention.

Les annales akashiques se situent à un niveau de vibration très élevé. On ne peut s’y rendre qu’en état de décorporation ou de transe nocturne. Il faut donc être parvenu à un certain stade d’évolution pour être capable de faire varier à volonté son taux vibratoire de façon à y accéder.

Une fois qu’on est parvenu dans cette sphère, il suffit de penser à la personne pour connaître son passé, son présent et son futur. C’est intéressant car ce qui est bon pour une personne peut, selon le cas, l’être pour un groupe de personnes, un pays, la planète… On peut tout y voir. Le plus difficile, cependant, n’est pas d’obtenir les réponses, mais d’être autorisé à se souvenir. Ainsi celui qui accède à des informations qu’il n’a pas forcément le droit de connaître à son niveau d’évolution, ou qui ne le regardent pas, oubliera une partie du message, celle qu’il se doit d’oublier.

Pour ma part il y a des messages que je garde pleinement conscients, d’une façon explicite et d’autres pour lesquels je laisse agir mon guide inconscient.

Peut-on soigner à distance et comment ça marche ?

Reprenons le schéma des différents niveaux de soins énergétiques. Pour soigner le radiesthésiste baisse le taux vibratoire de son corps afin d’augmenter son taux vibratoire sur le plan spirituel. L’état vibratoire atteint correspond au mode alpha qui est celui du sommeil paradoxal et qui fait fonctionner principalement le cerveau droit. Sur le cheminement qui l’amènera de l’état de veille au mode alpha le praticien radiesthésiste formulera des voeux de bien être. Ainsi par exemple, pour une brûlure au troisième degré, le voeu formulé sera que toute brûlure disparaisse. Il utilise souvent aussi la prière. Ce qui compte cependant, sur le plan actif, ce n’est pas la prière en elle-même, mais le voeu que va formuler le thérapeute, c’est à dire son niveau de désir projeté en force pensée positive, qui est une énergie active.

La deuxième technique de soin à distance est la concentration. Comme dans le mode expliqué plus haut, le praticien descend en mode alpha sans pendule, en travaillant sa respiration sur un mode profond jusqu’à une transe légère. Il suffit alors de visualiser la personne à soigner, guérie. Ce mode de soin utilise la pensée positive mais il lui adjoint la vision du troisième oeil. Par exemple, pour une entorse, tant que la visualisation est maintenue, le praticien éradique la douleur et la personne pourra marcher sans souffrir, même si elle n’est pas encore physiquement guérie. Ensuite, le temps fait le reste.

La troisième voie rejoint le domaine du chamanisme.  Lorsque j’ai commencé à soigner, je me suis dit « pourquoi perdre du temps finalement à aller consulter les annales akashiques la nuit pour le lendemain soigner au mieux la personne ? ». Et c’est la que j’ai décidé de mettre à profit mon état de transe nocture pour aller directement soigner la personne pendant son sommeil.

Gardez-vous des souvenirs précis de vos sorties astrales ?

Au début de mon travail, mû par la curiosité de la découverte, je me souvenais de façon précise de toutes mes sorties nocturnes. Aujourd’hui, grâce à la pratique et l’habitude, je m’auto-programme, j’agis de façon très précise mais je ne cherche pas à me souvenir de tout. La curiosité vaut lorsqu’on découvre. Mais quand on sait précisément ce qu’on fait et avec efficacité, elle ne joue plus.

Comment en vient-on à exercer votre métier ?

Il faut se mettre dans une logique de don. Attention pourtant : le faux don serait de se sacrifier pour les autres. Ceci est un don qui est directement lié à la pratique d’un christianisme culpabilisant et qui consiste à s’ériger à la fois en héros et en martyre. C’est une exacerbation de l’ego. Le contraire du don. Le don de soi commence par l’amour et l’attention qu’on se porte à soi-même pour commencer. Il faut d’abord s’aimer soi-même pour savoir aimer les autres. C’est seulement à partir de ce moment là qu’on peut envisager d’aider les autres de façon efficace. Le don consiste aussi à faire les choses sans forcément attendre quoi que ce soit en retour.

Pouvez-vous nous expliquer comment ça se passe lorsque quelqu’un vient vers vous ?

Je maintiens des archives et dispose d’un dossier de tous mes clients connu de moi seul, pour chaque personne qui vient me consulter. J’observe une totale discrétion à propos des personnes qui viennent me consulter. Dans  la problématique tout est pris en compte. Nous passons environ trois quarts d’heure à remplir une fiche ensemble, qui tient compte d’éléments psychologiques comme par exemple la position de la personne dans sa fratrie. Je suis également diplômé d’art thérapie, pratique qui tient compte de toutes ses dimensions de l’être. S’il s’agit d’une problématique de famille, tout est analysé, le passé de la famille, les relations entre les gens… Je n’ai pas de questionnaire type établi à l’avance. Tout est spécifique et dépend des personnes et de leurs conditions de vie.

Pour soigner comme vous le faites, une initiation est-elle nécessaire ?

Oui, bien sûr. Et beaucoup de temps aussi. Des années de pratique. Aujourd’hui lorsque je forme des personnes, je les fais passer par l’art thérapie pour qu’ils puissent redécouvrir le potentiel de qualité de leur âme. Une fois ceci fait, on peut passer à la théorie et généralement j’invite les personnes à passer à la pratique en même temps que l’étude de la théorie, car il y a toujours des problèmes à régler autour d’eux, dans toutes les familles, ce qui leur permet d’expérimenter ce que je leur apprends.

Quelle différence faites-vous entre initiation et formation ?

Initiation est un terme qui me déplait dans la mesure où il renvoit au côté chamanique. Le concept d’initiation rejoint un phénomène de croyance, la formation est technique. L’initiation rejoint les rites religieux. Les chamanes croient, bien sûr. Ils croient en l’énergie de la terre mère. Une initiation implique aussi de passer par des étapes douloureuses pour grandir. L’un des thèmes abordés en art thérapie est de séparer la notion d’évolution de celle de souffrance. Qui dit souffrance dit culpabilité et nous renvoit à tout ce qui est religieux. Il y a trop de risques dans une initiation de se rattacher malgré nous à des égrégores, à des formes pensées ou à une conscience collective, ce qui est à éviter. Il faut savoir que lorsque vous êtes en voyage astral, la conscience collective est directement accessible, et on évolue dans un monde où il n’y a que des bonnes pensées, que de bonnes intentions. La conscience collective qu’on vit sur cette terre est alimentée par des egos, ce qui est très différent. C’est pourquoi je parle de formation et non d’initiation.

Comment interagissez-vous avec les médecins ?

Lorsque je rentre en contact avec des médecins ou des praticiens médicaux, cela se fait normalement par le biais de leurs patients lorsqu’ils viennent me consulter. La plupart des médecins auourd’hui,  (je dirais cinquante à soixante pour cent), sont très ouverts à la médecine énergétique, mais en toute discrétion, naturellement. La pratique de l’énergétique est tolérée par l’ordre des médecins mais ils la considèrent comme un simple soutien psychologique.

De quelle tradition êtes vous l’héritier ?

Aucune et toutes. Aucune puisque je reformule toutes les formations que je reçois. Et toutes, car je cherche à extraire le maximum de ce qui m’est proposé. Ce qui compte c’est le résultat, pas la technique.

Selon vous, pourrait-on dire que cette approche de l’énergétique est spécifique du 21ème siècle ? Quel lien avec l’ère du Verseau ?

La chronologie temporelle n’a pas beaucoup de sens, mais ce qui se passe aujourd’hui en revanche peut être imputé à l’ère du Verseau. L’Ere du Verseau est par essence l’ère de l’abolition des secrets, de la grande découverte. Je m’y sens dans mon élément. L’Ere du Verseau a aussi pour vocation d’éveiller les civilisations à d’autres techniques. Tous les métiers de thérapeute sont en pleine résurgence. Non seulement les gens sont globalement déçus par la médecine, mais je pense aussi qu’il y a un éveil collectif qui s’effectue. Il y a dans la société une réelle tendance à dire et à approcher la vérité.

Quelle est votre vision de l’évolution spirituelle de l’humanité dans les cinquante années à venir ?

Je ne suis pas de nature pessimiste, mais j’aimerais bien que l’humanité ait encore cinquante années de vie devant elle. Pour moi la finalité de l’éveil spirituel de chaque individu ne se fera pas dans ce monde là. L’éveil sera collectif. Mais il se fera ailleurs.

Croyez vous que les âmes de la terre vont connaître d’autres types d’incarnation plus subtiles ?

Oui. Pour avoir visité ces mondes parallèles, je peux dire que oui, tout à fait. Il existe des sphères qui sont bien moins assujeties à la pesanteur matérielle. Une partie de l’évolution spirituelle de l’humanité se fera certes sur terre, mais une partie seulement. On a trop maltraité cette terre. C’est maintenant trop tard pour faire machine arrière et réparer les dégâts. Il aurait fallu ne jamais en arriver là. Tout ce qui est vital disparaît à vue d’oeil.

Si l’humanité disparaît cela ne signifie pas pour autant que la planète va disparaître, cela dit. Il se passera sans doute quelques centaines d’années avant que la vie humaine puisse reprendre, avec des organismes en mutation et peut-être l’avènement d’une nouvelle civilisation, une nouvelle possibilité d’incarner des hommes. Nous sommes dans la création et dans ce contexte tous les espoirs sont permis.

Références :

site web de Manuel Dampairoux : http://www.manuel-dam.com   (attention : ce site web ne prend plus de messages dans la zone contact).

e-mail : manuel.dampairoux @ sfr.fr  (enlever les espaces antispam).

Tél : 02 32 38 31 16

Le symbolisme du corps humain

Par Annick de Souzenelle

Pour Annick de Souzenelle, Dieu s’incarne dans une forme qui est celle de notre corps.
Elle propose donc une étude du corps physique à partir de notre archétype divin.

Le corps divin, selon la mystique juive, est fait de dix sephiroth ou récipients d’énergie divine qui redistribuent ces énergies à l’intérieur de notre corps divin. Notre corps physique étant modelé à l’image de notre corps divin, il est possible d’établir une correspondance entre ces deux corps qui conduit à appliquer la symbolique de l’arbre sephirotique au fonctionnement du corps humain.

Les cinq sens

Les cinq sens, ce sont les outils du corps physique pour découvrir le monde, s’y insérer et participer à la vie ici bas. Ce sont aussi les sens qui nous permettent d’exprimer l’amour, la souffrance, la douleur, le bien-être. Toutes les sensations, des plus basses aux plus élevées, des plus douces aux plus dures passent par les sens ; ainsi que l’apprentissage de la connaissance et l’initiation.

Mais comme l’homme dispose de la pensée pour comprendre et de l’âme pour aller plus loin, les sens sublimés nous apportent la perception du monde des idées ainsi que des mondes extra- sensoriels que nous percevons avec l’ensemble de nos corps : physique, psychique, ethérique, astral. L’utilisation des sens devient alors perception extra sensorielle. Au-delà de la mort, les sens se dissolvent et l’ensemble des sens réalisent alors l’œuvre alchimique, participant ainsi à l’accomplissement du grand œuvre.

L’ouïe

Entendre, c’est la faculté de percevoir des sons. Il peut s’agir des bruits de la nature, du son de la voix, ou de la musique. Les sons peuvent véhiculer un bruit désagréable, délivrer un message ou exprimer une harmonie.

Lorsqu’ils signalent un environnement ou un danger les sons s’adressent au corps physique. Les sons produits par la parole s’adressent à l’intellect. Les sons produits par la musique, la lecture de textes poétiques ou le théâtre s’adressent à la sphère émotionnelle.

Les harmonies vocales ou musicales produites par les rituels ou de subtiles œuvres musicales s’adressent à l’âme. Le son devient alors ambassadeur de la lumière. Sur le plan extra sensoriel, la perception sonore se manifeste par la claire audience ou de façon plus rare et plus subtile, par la perception de la musique des sphères.

La vue

La vue est le sens suprême. Du simple fait de voir à la double vue, en passant par la hauteur de vue et le point de vue, il y a tout une palette de niveaux de vue, des plus simples aux plus subtils. La vue permet aussi de discerner le beau et de se repérer dans l’univers physique.

Voir

La capacité de voir est une capacité physique liée aux yeux, organes de la vue. Voir c’est simplement recevoir de la lumière, des images, qui s’accumulent dans le cerveau et sont sujettes à interprétation. Sur le plan physique, voir permet de se repérer dans l’espace, d’éviter les obstacles, d’apprendre la structure de son environnement et de se forger des représentations physiques du monde.

Regarder

Regarder est une action volontaire de la faculté de voir. Regarder, c’est chercher à connaître et mettre en œuvre un processus intellectuel qui amène à recevoir des informations de son environnement physique et à les interpréter. Regarder, c’est voir ce qui est beau. Regarder c’est aussi apprendre à aimer. Le regard traduit la beauté de l’âme ou tout simplement sa nature. Ne dit-on pas des yeux qu’ils sont le miroir de l’âme ?

Discerner

Savoir discerner, c’est mettre en œuvre une vision analytique qui passe la vue au crible de l’analyse pour former une opinion ou constituer une connaissance. L’approche critique et analytique mène au discernement, qualité intellectuelle qui permet de se départir peu à peu de la confusion.

Percevoir

La perception est une façon de voir plus fine et plus perçante que la simple vue. Percevoir, c’est voir au travers. Percevoir c’est comprendre de façon intuitive ce qu’est l’autre, ses sentiments, son être profond. Percevoir c’est discerner ce qu’on appelle les signaux faibles, annonciateurs d’évènements à venir, inattendus ou imprévisibles. Percevoir, c’est aussi voir la lumière, les auras, regarder les
formes lumineuses se mouvoir. La perception est à la frontière entre la vue et la double vue.

Double-vue

Au-delà du miroir, la double vue est une perception de l’âme qui se matérialise par des idées, de la lumière ou des images. La double vue, c’est la perception directe d’un passé, d’un avenir ou d’un autre monde. Cet “autre monde” ce sont les mondes immatériels. Selon son niveau de subtilité ou la pureté de son âme, le “voyant” verra plus ou moins loin, discernera des réalités plus ou moins subtiles, plus ou moins éthérées.

Tous les mondes coexistent. Ils sont simplement en harmonie avec divers niveaux de vibration. Le corps physique vibre sur un niveau bas. C’est la raison pour laquelle il est matérialisé. Celui qui arrive à augmenter le niveau de vibration de son âme arrivera à percevoir d’autres réalités qui coexistent avec notre monde sur des plans différents. Celui qui baissera excessivement le niveau de vibration de son âme percevra des mondes plus matériels, voire terribles ou terrifiants.

L’un des buts des chemins de sagesse est d’arriver à un équilibre vibratoire qui, au travers de la recherche d’un équilibre émotionnel, permet d’éviter de se retrouver alternativement et selon l’humeur, à des niveaux de vibration très éloignés les uns des autres.

2.6 lire

Lire, c’est apprendre et découvrir la connaissance accumulée par nos contemporains aussi bien que par la multitude d’auteurs qui nous ont précédés. La lecture est structurante; elle concourt à la structuration et à l’affermissement de la logique ainsi qu’au développement de l’imagination. La lecture, c’est aussi la confrontation de deux points de vue : celui de l’auteur et celui du lecteur, la rencontre de deux âmes.  Lire fait avancer sur le chemin de la connaissance.

Toucher

Palper

Palper est le fait de toucher volontairement. Ce toucher peut produire une sensation agréable ou désagréable. Il en va de même pour le toucher involontaire. Palper c’est aussi reconnaître. Le toucher est la vue des aveugles. Toucher c’est aussi s’autoriser à évoluer dans le monde physique dans lequel nous sommes. Celui qui ne sentirait rien se mettrait en danger et serait contraint de rester au lit pour ne pas mourir. Le toucher est un sens de découverte et de sauvegarde.

On peut être privé de vue, d’audition, malgré leur extrême importance, mais pas de toucher. Ne pas toucher ni sentir, c’est être voué à une mort certaine ou à une non connaissance du monde. Les sensations agréables développent le psychisme. Les sensations désagréables peuvent provoquer des blocages. Par la négative, le toucher c’est aussi dans le mauvais cas, la violence qui aboutit à une souffrance physique. Par la positive, c’est une sensation de bien- être qui développe l’esprit et stimule la vie.

Au rang des sensations positives il y a : la relaxation (autorelaxation volontaire, massages, environnement relaxant), le sport quand il est agréable, les promenades, les déambulations, la marche, les caresses de l’amour, l’extase de l’orgasme, la douceur du partage.

Sentir

Sentir, c’est ressentir ce que l’on touche. Au rang de ce qui est ressenti, on trouve le froid, le chaud, l’humide, le sec, le doux, le rude. Les sensations véhiculent le plaisir aussi bien que la douleur. Elles sont l’aliment subtil de notre corps physique et aident l’être à se forger des repères, des jalons dans le monde et franchir les étapes de la vie… les étapes initiatiques aussi.

Toucher sans contact

Magnétisme et toucher de lumière

Il y a deux sortes de magnétismes (ou plutôt deux sortes de canaux) : le magnétisme physique (terrien qui agit sur le corps astral) et le magnétisme spirituel qui est l’attractivité de l’âme. L’un et l’autre correspondent à des niveaux différents d’évolution ou plutôt de vibration. On peut utiliser l’un et l’autre pour soigner selon les besoins et selon la façon dont on en est pourvu.

Le magnétisme physique est celui du corps astral. Il permet de soigner par la transmission d’énergie vitale. Le magnétisme spirituel est le toucher de lumière. La double vue permet de discerner des zones de lumière sur le corps qu’on souhaite soulager ou soigner. Demander l’aide des guides spirituels permet de transformer son corps en canal. Ce n’est pas moi qui soigne, ce sont eux qui soignent à travers moi. Mais il faut aussi se protéger, pour ne pas attraper le mal de celui qu’on soigne. Et ne jamais oublier de remercier, quand l’aide apportée a abouti.

Il ne s’agit pas seulement de soigner. La lumière c’est aussi un jeu. Elle circule, elle bouge : elle est drôle. Il y a des rais de lumière qui traversent les corps dans tous les sens, et qu’on entend parfois ! Ca fait comme les moteurs des petites voitures qui passent devant soi sur un circuit électrique : ziouup… ziouup !

Recevoir des fluides et de la lumière

Nous recevons des fluides constamment dans l’interaction avec les mondes visibles et invisibles. Ce sont des fluides magnétiques ou des fluides de lumière. Nous émettons aussi des formes pensées. Tout cela circule. Ces formes se sentent ou se voient. Parfois elles ne se voient pas du tout, mais elles sont quand même là. La perception extra sensorielle dépend de l’humeur, des sens aussi. Si on a mal quelque part on sent moins bien les interactions invisibles et magnétiques. Si on se sent déprimé, fatigué ou triste, la vibration tombe et il est difficile de s’élever hors du monde physique. Parfois il y a aussi de longues périodes où on ne sent rien, où on a l’impression de ne pas évoluer. Les évolutions sont en réalité en gestation.

Souffrir

Il y a divers niveaux de souffrance. La souffrance physique est le signe d’un dysfonctionnement du corps… la souffrance morale celui d’une blessure de la vie ou d’une blessure karmique. La souffrance spirituelle est l’éternelle blessure quasiment insoutenable de l’âme qui a vu dieu et se sait séparée des mondes de lumière le temps de l’incarnation.

La souffrance physique peut être due aux maladies, à un choc ou une violence subie. Il existe plusieurs façons de la soulager ou de la faire disparaître, par la médecine classique, les médecines douces, les massages ou le toucher de lumière. La souffrance morale est soulagée par l’écoute, l’amour, la fraternité et le travail sur soi. La souffrance spirituelle s’amenuise grâce à un travail sur la patience, le chemin et la recherche de la sagesse. Les voies sont nombreuses et passent souvent par un chemin initiatique. Cette souffrance est compensée par la joie de vivre et l’amour donné à dieu et à ses frères humains ; par l’amour reçu aussi. Celui qui vit dans l’amour et la joie finit par réaliser que la séparation des mondes n’est qu’une question de frontière. Au-delà de l’existence il n’y a que lumière.

Nous existons sans exister, nous vivons séparés du tout sans l’être réellement, notre existence est à la fois illusion et nécessité. Nécessité du retour à l’infini et de l’accomplissement du grand œuvre. En cela elle est effective et réelle et aussi à prendre très au sérieux.

Au-delà de la souffrance

Au delà de la souffrance, le corps peut sombrer dans l’inconscience et déconnecter le conscient pour cesser de sentir la douleur. La nature est bien faite et lorsqu’on se fait très mal, une poussée d’adrénaline permet d’éviter de ressentir de façon trop dure, une douleur violente.

La souffrance en tant que symbole

Par son aspect marquant, la souffrance peut aussi avoir valeur de symbole. L’un des symboles de souffrance les plus récurrents dans les civilisations est celui du martyr. L’être ou le peuple qui a été injustement torturé ou sacrifié devient martyr. Il peut devenir le symbole d’une lutte, d’une cause défendue de façon plus ou moins juste, ou encore d’un chemin spirituel ou religieux. Il peut avoir valeur d’exemple qui perpétue la violence dans une logique infernale de reproduction des modèles. Il peut aussi donner un coup d’arrêt à la violence, être le jalon marquant d’une ère nouvelle de paix et de partage.  La symbolique christique est fondée en partie sur la souffrance générée par son calvaire. Il s’agit dans ce cas d’une souffrance expiatoire, d’un feu divin qui brûle sans consumer, épure les zones
d’ombre et les blessures des karmas individuels et collectifs.

Au-delà du symbole de martyr, sur le plan initiatique, la souffrance peut être vue comme un jalon, un passage. Elle précède alors une renaissance et ouvre un chemin tout en conférant une identité au sein d’une fraternité : souffrance de la perte des sens, souffrance de la brûlure et de la blessure physique. La souffrance initiatique a valeur d’enseignement.

Il y a aussi pèle mêle les rites de bizutage ou d’admission au sein d’un clan qui ne sont pas des rites initiatiques mais des rites barbares. Et enfin la plus belle des souffrances, qui est celle que la femme ressent lorsqu’elle donne la vie ! Elle est intense, mais donner la vie, c’est aller au-delà de notre propre vie, la sublimer en quelque sorte, pour le bien et l’amour d’un autre être, un minuscule enfant qui
nécessite amour et protection pour être élevé et guidé dans la vie.

Le goût

Le goût est la faculté de percevoir la nature des aliments. Le nourrisson reconnaît sa mère grâce au goût de son lait, au son de sa voix et à son odeur. Le goût c’est le plaisir de l’alimentation, c’est aussi la gourmandise ou la curiosité de découvrir de nouveaux goûts au travers de l’art culinaire et la gastronomie. Sur le plan intellectuel, le goût est l’attirance pour formes artistiques ou littéraires correspondant à nos attentes. Sur le plan spirituel, le goût est une attirance pour certains êtres situés dans notre champ vibratoire ou partageant avec nous une attirance d’ordre karmique.

L’odorat

L’odorat est la faculté de percevoir les odeurs. Les odeurs véhiculent le plaisir dans le cas des bonnes odeurs, le dégoût, dans le cas des mauvaises odeurs, pouvant aller jusqu’à rendre malade. Les odeurs peuvent aussi signaler un danger (feu, gaz toxique).

L’odorat est lié au goût. Il déclenche la faim. Les odeurs du corps peuvent être source de plaisir, de dégoût ou signaler un dysfonctionnement. Elles sont liées à la vie et aux cycles du corps humain.
Les parfums sont source de plaisir. Ils peuvent aussi purifier l’atmosphère. Atmosphère physique dans le cas des produits nettoyants, ou élever le niveau vibratoire d’un lieu comme c’est le cas pour l’encens. L’odorat, c’est aussi l’odorat extra sensoriel. Le monde invisible ne produit pas que des manifestations visibles ou auditives : il produit aussi des parfums qui sont un baume pour l’âme qui en perçoit la douceur.

Ces sens oubliés…

Lorsqu’on parle des cinq sens, on oublie ces organes qui produisent de la vie ou du sens. Alors pourquoi se limiter à cinq sens ? Est-il bien raisonnable de tronçonner le vivant ? Nous avons donc choisi pour cette raison d’évoquer les sens oubliés, qui, alliés aux cinq sens, forment un ensemble qui permet à l’homme d’évoluer harmonieusement dans son environnement d’apporter sa pierre à l’harmonie du monde.

La parole

La parole est l’instrument privilégié – mais pas unique – de la communication entre les hommes. Elle est l’expression de la vie, des besoins, de la culture, d’une pensée structurée. Au travers du lien du langage elle est le pendant logique de la lecture et de l’écriture et se perçoit grâce à l’ouïe, les vibrations qu’elle produit et visuellement, par l’observation du mouvement des lèvres. La parole sert de support aux rituels. Elle véhicule des énergies d’apaisement et d’union.Sur le plan initiatique, la parole, c’est aussi ce lien primordial qui manifeste la nature divine de l’âme et se trouve également à la source de son incarnation.

Le mouvement

Le mouvement est l’action volontaire des membres qui permet de se mouvoir dans son environnement. La mobilité est ce qui permet à l’être humain de vivre en subvenant à ses besoins : de travailler, de se déplacer, de découvrir le monde. Le mouvement c’est aussi l’harmonie des corps qui s’enlacent, l’expression artistique de la danse, la manifestation de vitalité de l’entraînement sportif, la beauté du mouvement de la vie, les déambulations qui déterminent un espace sacré.

Le souffle

Le souffle est le résultat d’une action volontaire. Il permet de respirer, de s’oxygéner de se détendre. En un mot il est le fondement même de la vie. Souffle et méditation : les bouddhistes tibétains pratiquent la respiration méditative. Sogyal Rinpoche explique dans le Livre Tibétain de la vie et de la mort, que lors d’une méditation il faut consacrer vingt-cinq pour cent de son attention à la respiration : pour faire circuler harmonieusement les énergies d’une part et éviter de se concentrer sur son ego, d’autre part.

Souffler pour soigner : qui n’a pas entendu un parent dire à son enfant : “tu t’es fait mal ? souffle dessus, ça ira mieux”. Au-delà de cette vérité très simple, le souffle fait pénétrer la lumière dans le corps qui souffre, repoussant ainsi le mal et la douleur. Il permet ainsi de repousser les zones d’ombres et de faire circuler les fluides pour remplacer l’ombre par la lumière.

La perception extra-sensorielle

La perception des mondes invisibles peut se faire par contact direct avec des êtres désincarnés. Les sens deviennent alors des extra-sens ou sens sublimés. Il devient alors possible de voir des êtres de lumière mais aussi de les entendre et de communiquer avec eux par la pensée.

Mais la perception extra sensorielle ne se limite pas à la vision ou à l’audition des êtres désincarnés. Elle concerne aussi l’intuition, le contact volontaire ou non avec la lumière divine, la transmission de connaissance par la pensée et la prière.

L’intuition

Nous possédons tous cet éclair de connaissance qui dynamise nos pensées et se manifeste au travers de cet état de perception particulier qu’on nomme intuition. Il est simplement plus ou moins occulté, relégué au fond de nous, en fonction des conditions affectives et matérielles de notre vie terrestre.

L’intuition concerne la perception extra sensorielle ou la transmission de connaissances de la part des entités du monde désincarné. Lorsqu’il s’agit de connaissance directe, les connaissances transmises sont en relation avec le karma de chacun, c’est-à- dire qu’on ne reçoit  finalement que les connaissances qui correspondent à ce que celui-ci est en mesure d’appréhender.Ces bribes de connaissance “céleste” sont parfois transmises de façon directe au travers d’intuitions que je qualifierai de “fulgurantes”, souvent dans des états de demi- sommeil conscient ou alors dans des moments où la personne se trouve dans des états d’absolue nécessité de prière. Il s’agit de quelque chose d’impérieux qui s’impose à elle par moments, sans qu’elle puisse s’y soustraire. Ces bribes de connaissance concernent la symbolique ou bien des données concernant la création. Dans ces cas là, il suffit de se formule explicitement en état de semi- conscient, ce qui ‘a été transmis. On en oublie une grande partie mais il en demeure la substantifique moëlle. Il faut se formuler ce qu’il en reste explicitement plusieurs fois, tentant d’établir des liens logiques et mnémotechniques entre les éléments pour les protéger de l’oubli. Ensuite, les écrire.

Infusion de lumière divine

La vie du mystique est une incessante prière à  la gloire de l’amour divin, de cette puissance céleste qui nous amène à transcender les limites du monde matériel pour s’épanouir dans la nature profonde de l’esprit. Evoluant sur un fil d’Ariane entre ciel et terre, tiraillée entre ses aspirations verticales et son incontournable condition humaine, en état d’incarnation, son âme s’épanouit à la croisée des
chemins entre esprit et matière, à la frontière de l’éveil des sens et de la transcendance.

La vie est un diamant de lumière translucide aux facettes multicolores. L’amour donné sans compter finit par élever l’âme au point de lui rendre sa nature divine, de lui restituer son essence originelle qui est diamant de lumière céleste. Lorsque la communion est communion d’amour entre les êtres, incarnés ou non, le parallèle est soudainement vertical. Il devient infusion de lumière divine.

La prière

Ce qu’est l’acte de prière : un échange de pureté, la compénétration de deux absolus, la rencontre de deux âmes… Dès lors que le savoir vient du cœur et ne peut être atteint par la raison, cela signifie qu’il correspond à une connaissance intime de l’existence de Dieu.

Cette interpénétration, cet échange de pureté, le besoin total et absolu de se sentir pénétré du flot de l’esprit sans limites temporelles ni physiques, à chaque instant de la vie, fait partie intégrante de la voie mystique ou voie cardiaque. Il s’agit d’exister en la création et de la laisser exister en soi. Pour toucher à l’essentiel… Toucher à l’essentiel… Est-ce là le sens de la prière ? Simplement permettre à l’être d’être, d’exister en Dieu et à travers Dieu… par lui, avec lui et en lui… en lui et à travers lui…

Quand les sens s’éteignent

L’extinction des sens ou leur inaction peut concerner la période de vie. Les sens s’endorment chaque nuit durant le sommeil. Ils peuvent aussi se mettre en sommeil pendant une maladie ou disparaître partiellement ou totalement dans les cas de handicap ou les états de coma. L’extinction des sens concerne aussi bien évidemment la fin de la vie.

Le handicap

Etre privé de ses cinq sens, c’est être presque mort, c’est en fait pire que la mort puisqu’on est prisonnier de ce corps physique. Mais est-on réellement prisonnier ? L’âme de l’être privé de ses sens s’échappe-t-elle régulièrement pour se ressourcer ? Est-ce parfois une préparation à une mort difficile car non acceptée, ou bien une espèce d’enfermement dont certains ne sont délivrés que par la mort
effective ? Tout dépend sans doute du karma et de l’évolution spirituelle de chaque être – en bref de son histoire personnelle, son chemin de vie, dans la vie et au- delà de la vie.

La mort : l’alchimie de l’après vie

L’accomplissement de l’œuvre au noir

Le pourrissement du corps, c’est cela qui m’a toujours fait peur. Pour cette raison je n’ai jamais aimé le rapport à la terre. C’est moche et ça sent mauvais. Jusqu’au jour où j’ai découvert la terre dans laquelle mon corps souhaite être enterré. Ce n’est pas moi qui ai parlé, c’est lui et c’est là qu’il souhaite reposer. Il y sera bien et mon âme n’en sera que plus libre. Il faut bien participer au cycle de la
vie… ! Une autre solution est aussi la destruction du corps par le feu. C’est ce que je souhaite, la crémation, si mon corps ne peut rejoindre cette terre, sa terre !

Pour les bouddhistes, cette phase là est aussi celle de la dissolution des sens. Il est important que cette phase soit bien accomplie, car si elle s’accomplit mal ou partiellement, l’âme peut rester liée à son corps physique. Elle n’est plus incarnée mais ne peut pas non plus monter et se perd près de la terre ou dans une espèce d’entre deux mondes fort désagréable. Soumise à ses passions, elle devient le jeu du karma et la proie de réincarnations très incertaines. Ne pas savoir accomplir l’œuvre au noir, c’est choisir la souffrance et la roue du destin. C’est pourquoi il est important d’aider par la prière ceux qui sont partis.

La fusion

La fusion avec le principe divin, l’ange solaire : c’est l’œuvre au rouge. Les sens psychiques se dissolvent dans un feu rédempteur qui consume le karma, l’ego et les passions. L’être fusionné dans le feu céleste s’élève spirituellement jusqu’à atteindre la lumière blanche. La fusion avec le principe divin peut se faire pendant ou après la vie avec un être angélique plus pur que l’âme qui s’élève. L’âme reste
alors individualisée mais cultive un lien direct, fil rouge de la Connaissance. L’être a alors subi une évolution par le “feu divin”.

La fusion peut aussi avoir lieu avec un jumeau spirituel ou complément spirituel divin. Tels les pièces complémentaires d’un puzzle, les jumeaux ayant atteint un stade suffisant de purification pour se retrouver fusionnent en un seul être. L’être fusionné devient alors un, être angélique ou entité de lumière, candidate ou non à la réincarnation. La puissance symbolique des deux entités fusionnées est alors transcendée et démultipliée.  L’évolution est fulgurante, lumineuse. Les âmes ainsi réunies sont lavées de leur ego et concourent activement à l’évolution spirituelle de l’humanité, soit de l’extérieur, soit de l’intérieur.

La lumière blanche

C’est le principe divin, principe d’Amour et de Connaissance universels. Il contient en lui toutes les nuances ainsi que tous les opposés, tous les principes ainsi que le feu. En intension, la lumière blanche est le germe universel ou point central. En extension, elle est la réalisation du principe universel à l’état pur. Cultiver en soi ce germe de lumière blanche revient à faire flamboyer l’étoile, jusqu’à ce qu’elle rejoigne la galaxie universelle de l’être, la béatitude infinie, l’accomplissement du grand œuvre.

Dans la lumière blanche, il y a l’Amour et la Connaissance universels. De mon expérience (on ne se souvient pas de tout) je me souviens d’une bibliothèque qui s’étendait à l’infini et à travers laquelle on pouvait voir tout le savoir de l’humanité et de l’univers. Tout ce qui avait été écrit, le sera ou ne le sera jamais était là… l’origine et le cheminement de l’univers.  Le savoir était à la fois en germe et en extension. C’est exactement comme si les connaissances que nous possédons, quelle que soit leur étendue, ou encore les connaissances et découvertes de l’homme depuis la nuit des temps, n’étaient que des “connaissances manifestées” qui seraient le reflet de quelques facettes seulement d’un noyau de connaissance universelle, capable de générer à l’infini d’autres connaissances et sous de multiples
formes.

D’après ce qu’on dit de l’Akasha, il ne s’agissait pas de cela. L’Akasha serait la mémoire de l’histoire du monde. Là il ne s’agissait de mémoire mais d’inclusion universelle de tout ce qui existe ou peut exister en potentiel, en réalité ou en devenir. Cependant, ce noyau de toute Connaissance est-il la nature même de l’Akasha, ou bien l’Akasha n’est-il que l’une des innombrables manifestation de ce noyau créateur de toute connaissance en potentiel (c’est à dire passée comme future, ou encore, incréée) ? Ou encore ce noyau de toute

Connaissance correspond-il à ce que les bouddhistes nomment l’Omniscience, qui serait différente de l’Akasha ? Lorsqu’on revient, on a oublié 99,999 % de ce qu’on a vu. L’évoquer est une douleur, une blessure terrible de l’être. Mais ce vécu conscient est aussi une chance pour l’âme, même si elle se languit de sa patrie. Ce qui est étonnant, c’est que la personne au réveil ne ressent plus aucune frustration de ce qu’elle a voulu faire et n’a jamais pu faire dans la vie : la vérité est ailleurs, l’âme du reste, contient ces accomplissements souhaités en germe et tout cela devient terriblement secondaire. On sait qu’on doit suivre un chemin (un seul ou quelques uns pour ne pas disperser ses forces) et on le suit. Entrer dans une voie de sagesse permet de ne plus souffrir, de cultiver la patience et de dérouler le parchemin lettre après lettre, mot après mot pour retrouver la pierre cachée, l’essence du sens. La prière permet de retrouver le fil, de ne jamais couper le cordon. La foi est un moteur, guide essentiel de l’Amour, qui mène à la Connaissance. On n’est jamais seul et c’est par le partage que l’élévation devient grâce, authentique canal de lumière qui fait le lien entre le Ciel et la terre.

Par ailleurs le lien entre Amour et Connaissance me semble incontournable. Il me semble que l’Amour peut se présenter seul, comme un préalable (déjà inestimable) à l’ensemble qu’il forme avec la Connaissance. Mais le noyau de toute Connaissance ne peut apparaitre sans avoir été précédé de l’Amour qui donne à l’appréhension de la Connaissance universelle, la distance nécessaire et le détachement des pulsions égotiques grâce à la Compassion et l’amour de son prochain, comme de toute forme de vie. Lorsqu’on a vu d’abord l’Amour il transcende tout. L’âme ne cherche pas alors à s’approprier la Connaissance comme un but unique ou la recherche d’un pouvoir temporel. Elle ne concourt pas non plus au développement de son ego.

L’avenir de l’homme

Il faut cesser d’être en marge d’une spiritualité qu’on ne nous a pas enseignée, mais que chaque être qui est prédisposé, en Occident, découvre par tâtonnements, ou grâce à une démarche qui passe souvent par l’initiation. L’heure n’est plus aux tâtonnements. Elle est à l’union, à une union internationale qui seule pourra inverser la tendance et éviter à ce monde de courir à la catastrophe. Même si les
liens se font de façon subtile il faut des liens forts ici bas, sur terre, et qui, de simples tendances dispersées, feront une vague, un mouvement, une chaîne de fraternité entre les hommes. Il n’y a pas d’autre solution. Et pour cela il faut que chaque être en ayant les capacités accepte de développer sa conscience et de concourir clairement et en toute liberté à soigner notre terre, malade de toutes sortes
d’égoïsmes et d’avidités. Mais pour cela il faut cesser de se voiler les yeux et de croire que nous sommes là pour ne rien faire ou pour simplement mener notre vie, ce qui revient au même.

Trop de forces de destruction sont en action. Nous n’avons jamais disposé d’une telle capacité à détruire notre monde et la mondialisation des échanges démultiplie les risques de destruction d’une humanité disloquée. L’avenir de l’humain passe par le développement harmonieux de ses sens et de ses facultés extra- sensorielles pour l’édification d’un monde meilleur, dans la fraternité et dans l’amour. Les êtres conscients doivent aujourd’hui s’unir. L’union des forces de vie est le seul choix possible.

C’est aujourd’hui un chemin incontournable si nous voulons que cette terre demeure.

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