logo

La Franc-Maçonnerie´s archives ↓

L’initiation selon Alain Pozarnik sur Baglis TV

Retranscription des propos d’Alain Pozarnik, ancien Grand Maître de la Grande Loge de France, sur Baglis TV

La grande question en maçonnerie ou en initiation d’une façon générale, c’est Pourquoi ? Pourquoi voulons-nous nous initier ? En fait je crois que l’homme a cette particularité de d’aspirer à une grandeur, à une noblesse, à des qualités de vie, à un bonheur qui est tout à fait légitime et qu’en fait il est absolument incapable de vivre.

Devenir un homme véritable

Il est incapable de vivre ce bonheur auquel il aspire, parce qu’il est toujours pris par une mécanique, la mécanique de ses pensées, de ses émotions, la mécanique de son corps physique. Il est toujours pris, comme tous les mammifères sont pris par leur vie. Et son intelligence, son esprit, qui pourrait faire la différence avec les autres mammifères, il les met au service de sa mécanicité animale, de ses désirs, de ses pulsions. Et il ne progresse pas de cette animalité vers son humanité véritable qu’il sent en lui. C’est une question que les hommes se sont posés, toujours. Comment réussir à vivre et à devenir un homme véritable ? Alors qu’est-ce que ça veut dire, devenir un homme véritable ?

L’initiation et Néandertal

En fait je crois que cette première question a été posée à la Préhistoire, par les néandertaliens. Les néandertaliens étaient les premiers à enterrer les morts dans des espèces de ventres de la terre, des tumulus. Ils mettaient leurs morts en position fœtale, orientés vers la sortie du tumulus, comme s’ils allaient renaître à quelque chose, et aussi quelque chose d’eux-mêmes allait renaître et poursuivre leur vie. C’est assez exceptionnel parce qu’on ne trouve jamais dans la nature, une renaissance, à part les cycles annuels. On ne retrouve pas de renaissance d’un corps d’un animal qui serait mort.

Alors est-ce que les néandertaliens étaient en contact, avaient une conscience qui leur permettait de ressentir ce qu’il y avait au-delà de la mort ? Et donc de ce fait ils ont poursuivi, enterré les morts et créé des rituels ?… C’est possible. En tous cas, ils ont vécu avec l’homo-sapiens pendant 35.000 ans. Et ils ont disparu de façon assez mystérieuse.

L’homo sapiens était un homme plus intelligent, plus souple, plus mentalement structuré. Et probablement l’homo-sapiens n’avait-il plus cette sensibilité de l’au-delà. Mais il avait appris des néandertaliens que cet au-delà pouvait exister… qu’il y avait une espèce de magie, une espèce de communication avec l’invisible. Et l’homo-sapiens a cherché comment entrer en communication avec cet invisible.

A partir de là il y a eu probablement deux branches :

  • Une branche religieuse, où il suffisait de croire en l’invisible,
  • Et une branche initiatique, où l’homme, tel qu’il était avec son incapacité d’avoir une conscience plus ouverte, apprenait comment acquérir cette connaissance.

L’initiation existe depuis toujours

Et ça c’est toute la voie initiatique que l’on retrouve à travers toute l’histoire de notre humanité. On la retrouve à Babylone, on la retrouve chez les Perses, on la retrouve chez les Egyptiens… on la retrouve chez les grecs bien sûr ou l’initiation était tout-à-fait officielle. Chaque ville-cité, chaque état-cité avait son initiation, qui formait les intellectuels, qui formait les magistrats, qui ouvrait l’esprit de ceux qui s’y intéressaient. A Rome, avec certaines déviances, on commençait à arriver à la croyance et à la superstition plus qu’à l’initiation. Et petit-à-petit avec le Moyen-âge nous avons sombré dans la superstition et dans la croyance pure.

Malgré tout, le chemin initiatique s’est propagé à travers les constructeurs de cathédrales qui étaient au service de cet invisible justement. Et les constructeurs de cathédrales, au moment où ils se sont éteints vers les 13ème, 14ème et 15ème siècles, ont retransmis leur savoir au reste de la population avec la maçonnerie moderne qui est née en 1717.

Donc il y a une filiation continuelle de cette connaissance initiatique. On pourra éventuellement revenir sur ce problème des initiations à travers l’histoire, car elles sont passionnantes. On les retrouve encore actuellement. Dans l’initiation mithriaque, Mithra est né d’une étincelle jaillie d’une pierre. Et on voit bien que  les franc-maçons recherchent la lumière et se considèrent eux-mêmes comme la pierre. Donc il ya vraiment cette continuité.

Dominer ses pulsions

Mais Mithra avait ceci d’extraordinaire, c’est qu’il était capable à mains nues, de maîtriser un taureau. Or on retrouve chez les Japonais et chez les Chinois, le désir de chevaucher le tigre ou de maîtriser l’animal. C’est bien sûr déjà un langage symbolique : ce qu’il convient de maîtriser, c’est notre animalité, le taureau qui est en nous, la force brute qui est en nous, pour laisser s’exprimer le fond de l’âme humaine, qui fait notre différence justement avec l’animal. Et pour arriver à devenir des hommes, il faut maîtriser notre animalité. Et on retrouve cela comme fondement de toutes les initiations. A tous les initiés, il proposé de commencer par maîtriser son animalité, ou tout au moins sa mécanique animale. Quand je dis maîtriser, c’est à dire qu’il ne s’agit pas de la détruire, ou de détruire l’ego. Il s’agit simplement d’en être conscient, et de ne pas suivre ses pulsions.

De l’orient à l’Occident !

On retrouve ça d’ailleurs dans le bouddhisme, on retrouve ça dans l’hindouisme, on retrouve ça dans le confucianisme. Il est partout et de tous temps, question de cette maîtrise et de se guider soi-même. Epictète disait très bien nous sommes responsables du choix que nous faisons. Tout le reste ne nous appartient pas. Tout le reste est neutre. Dans la nature il advient ce qu’il peut advenir. Par contre l’homme en tant que responsable et en tant que sage doit faire son choix. Et le bien et le mal dépendent de ce choix que nous faisons.

Share

Comment devenir franc-maçon ? Le livre

Cet article intitulé “Comment devenir Franc-Maçon”  a été tellement apprécié sur le blog Spiritualites.fr et nous avons reçu tant de demandes d’information par mail que nous avons résolu de publier un livre pour répondre à vos questions.  Se procurer le livre sur le site Spiritualites-Magazine. Découvrez Spiritualites Magazine

Ce livre est  intitulé :

Devenir Franc-Maçon au XXIème siècle, Pourquoi, Comment ? Se Préparer… 

Ce livre, publié aux Editions du Désir en mai 2013 connait déjà un vif succès. Il a également fait l’objet de deux articles, l’un surGadlu.info et l’autre sur le Blog Maçonnique.
Il est disponible à la fois au format papier et en ebook sur le site des Editions du Désir.

Pour se procurer le livre  http://editionsdudesir.fr/devenir-franc-macon/

Nous mettons ci-dessous une vidéo de présentation du livre

Pourquoi devenir Franc-Maçon ?

Le texte de Présentation du Livre :

Ce qui est important aujourd’hui pour celui qui veut devenir Franc-Maçon c’est la démarche intérieure. Plus encore que Comment devenir Franc-Maçon ; Parce que c’est la démarche intérieure qui va guider la personne qui frappe à la porte du temple vers le temple qui lui convient en quelque sorte. Il existe en Franc- Maçonnerie de nombreux rites, il existe aussi de nombreuses voies d’accès à la lumière… La Franc-Maçonnerie est-elle la vôtre ?
Ce livre : « Devenir Franc-Maçon au XXIème siècle, Pourquoi ? Comment ? et se préparer, aborde cette question de l’intérieur »… quelle est votre voie ? vous aide à la choisir, vous aide à trouver l’obédience qui vous convient et non pas celle vers laquelle on vous dirige. C’est aussi une approche de la Lumière. Une approche sensible du sens profond de la symbolique, et du sens profond des rites maçonniques. Elle ne révèle pas ce que sont les rites car cela vous le découvrirez au moment de votre initiation. Ce livre aborde effectivement la question de l’initiation et la question du ressenti, c’est à dire la nature profonde des rites pratiqués en Franc- Maçonnerie. Il vous aidera aussi si vous frappez à la porte du temple, à vous préparer intérieurement, notamment en installant en vous le silence intérieur. C’est un guide qui vous permettra de déterminer le sens de votre quête, et de frapper à la porte du temple en demeurant dans une belle attente et en toute sérénité.

 

Comment devenir franc-maçon : Le parcours

Tout d’abord, il s’agit d’un parcours.

Quand l’idée germe, le parcours est déjà entamé. Réfléchissez, comment y avez-vous songé ? Les franc-maçons ne sont pas prosélytes. Ils n’iront pas vous chercher chez vous. Donc si vous avez le désir de devenir franc-maçon, cela signifie que quelque chose a  germé en vous. Il peut y avoir plusieurs raisons. Nous n’allons pas les détailler. Juste donner quelques exemples, du plus simple au plus caricatural.

Vous avez un ami proche. Vous ne saviez pas qu’il était franc-maçon. Un jour, à la faveur d’une discussion un peu intime, il s’est dévoilé. Vous êtes étonné(e). Vous lui posez des questions. Il vous   parle de son vécu, de l’intérieur. Puis vous commencez à vous poser la question. Et moi ? Est-ce que je ne pourrais pas entrer, moi aussi ?

Vous êtes d’une famille de franc-maçons ou entouré de franc-maçons et vous le savez. Vous les avez toujours regardés de l’extérieur. Un peu comme les vieux poncifs familiaux qu’on regarde de loin, surtout sans s’investir. Puis un jour, vous vous posez la question pour vous-même et vous venez frapper à la porte du temple. Pourquoi ? Vous avez évolué… vécu des expériences qui vous ont amené à comprendre ce parcours, à vous poser certaines questions. La raison  n’appartient qu’à vous.

Vous avez un ami franc-maçon, ou bien quelqu’un que vous connaissez depuis peu. Vous avez un bon « feeling » avec cette personne. Cette personne se dit que vous avez certainement la « fibre » maçonnique sans le savoir, comme Monsieur Jourdain faisait de la prose… Elle vous parle de franc-maçonnerie. Il se trouve qu’elle avait raison. Là commence votre parcours.

Autre cas de figure – plus rare, mais pas autant qu’on peut l’imaginer… Vous êtes d’une famille qui n’a rien à voir avec la franc-maçonnerie. Vous n’avez aucun ami franc-maçon. Rien dans votre entourage ne peut vous prédisposer à aller frapper à la porte du temple. Par contre vous vous intéressez depuis toujours à la philosophie, voire à l’ésotérisme. Vous vous posez des questions. Vous croisez quelques allusions dans vos livres. Mozart était franc-maçon. Tiens, qu’est-ce que cela signifie ? Vous aimez Mozart. Cette chose, qu’on nomme Franc-Maçonnerie, dont parlent les medias et dont vous n’avez jamais entendu parler qu’en négatif, sous l’angle des affaires, par le tapage médiatique qui est fait par les journalistes de l’Express, du Point et bien d’autres encore… vous vous dites « tiens, si Mozart était franc-maçon, c’est que la franc-maçonnerie ne peut pas être si négative que cela ».  Vous lancez une recherche sur internet. Une recherche philosophique, pas factuelle. Vous naviguez, de site en site… et là, vous plongez avec stupéfaction dans un monde qui rejoint le vôtre ! Là commence votre parcours. Il peut être long. Vous allez acheter des livres, approfondir votre connaissance, progressivement. Vous commencerez par vous dire que ce n’est pas possible, que vous ne pouvez regarder cela que de loin, que ce n’est pas pour vous puisque vous ne connaissez personne. Puis un jour, vous allez sur le site d’une obédience, vous prenez votre plus belle plume, votre courage à deux mains et le cœur battant, vous envoyez un mail. Et surprise… on vous répond ! Là se précise votre parcours ; ici commence votre chemin.

Le déclic, un élément indispensable

Bon, il ne s’agit que de quelques exemples… absolument pas exhaustifs. Un peu caricaturaux, même, mais qui permettent de donner une idée, de se mettre en scène, de se projeter.

Mais dans tous les cas il faut un déclic. La franc-maçonnerie n’est pas une usine à recrutement, contrairement à ce que disent certains medias. C’est une société secrète… que certains disent plutôt discrète. Tout dépend du bout de la lorgnette !

Le déclic, il vous appartient. C’est comme quand on tombe amoureux. Vos copains (ou vos copines) trouvent qu’elle (il) a les yeux vitreux quand vous, vous voyez le ciel à l’intérieur de son regard. Alors un bon conseil, si vous êtes envoûté(e) par son regard, n’écoutez que vous-même ! J’insiste sur le féminin, car un obstacle supplémentaire c’est le fait d’être une femme, quand on n’a pas forcément envie de n’être qu’avec des femmes. Les obédiences mixtes ne sont pas si nombreuses que cela (en proportion, par rapport au nombre total de franc-maçons).

Ce qui est très important, si vous êtes convaincu que vous devez à tout prix entrer en maçonnerie, c’est de n’écouter que vous-même. Vous ne devez pas avoir peur d’être seul à avoir raison contre tous, car vous êtes le seul à savoir ce qui est bon pour vous. Je ne dis pas qu’il ne faut écouter personne. Mais il ne faut pas se laisser détourner par les « on dit », d’un chemin qui est le sien. D’ailleurs, si vous vous laissez détourner, c’est que ce n’est peut-être pas votre chemin ? Réfléchissez bien.

Il faut un déclic, donc… Je vais vous raconter le mien. C’est à la fois très simple et très complexe, puisque personnel. J’ai épousé un franc-maçon. Trop facile, me direz-vous ! Enfantin, n’est-ce pas ? Et bien non pas tant que ça. Nous nous connaissions depuis deux ans. J’étais très intéressée par la spiritualité, dont j’avais une pratique quotidienne, mais exclusivement individuelle. Surtout pas en groupe, pas d’influence, pas de gourou. Beurk ! J’ai beaucoup lu et je regardais ça de loin, convaincue de toutes façons qu’il n’existait aucune obédience réellement spiritualiste pour m’accueillir… et de toutes façons, je n’avais aucune envie d’entrer en franc-maçonnerie ! Puis le jour de notre mariage (qui était pourtant un mariage civil) ça m’est tombé dessus. Vous dire comment, je ne sais pas. Je n’ai toujours pas compris ! Mais ça m’est réellement tombé dessus. La franc-maçonnerie est entrée en moi. Et à partir de ce moment, de cet instant, de cette seconde,  même, j’ai décidé que je la rejoindrais. Sans aucun retour en arrière possible. Et là, c’est moi qui suis allée de l’avant, qui ai embêté mon mari sans fléchir pour qu’il me trouve un contact. J’étais déterminée. J’ai fait des recherches approfondies sur internet tout l’été, car je ne voulais pas contacter une obédience philosophique alors que je voulais me concentrer sur le symbolisme et la spiritualité. Et j’ai trouvé. L’Egypte m’ouvrait grand les bras mais il fallait savoir quelle obédience. Une fois l’obédience choisie, j’ai obtenu un contact mail par mon mari (mais uniquement cela car il ne connaissait personne chez les Egyptiens) ; j’ai pris ma plus belle plume et j’ai écrit. Quatre pages ! Une vraie planche ! On a contacté cette femme surgie de nulle part, présentée par personne, et au bout de six mois, donc environ un an après notre mariage, j’ai été initiée.

Voilà.  Ca c’est mon parcours personnel. Un simple exemple parmi tant d’autres. Ce n’est pas un mode d’emploi, mais un retour d’expérience.

Il y a certaine points que vous devez absolument prendre en compte dans votre désir de devenir franc-maçon.

Les obédiences

Tout d’abord, interrogez-vous sur ce que vous venez y chercher. Si vous êtes un homme et que vous êtes intéressé par la philosophie et la société, vous trouverez sans doute ce que vous cherchez au Grand Orient de France. Si vous recherchez une obédience mixte dans ce même cadre, ce sera alors plutôt le Droit Humain ou la Grande Loge Mixte de France. Si vous êtes un peu symboliste mais pas spiritualiste, en tant qu’homme vous pouvez vous diriger vers la Grande Loge de France. Mais je ne vais pas vous rédiger un guide complet ici. Ce serait trop long. Vous trouverez facilement ces informations en cherchant un peu sur internet. Sinon vous pouvez m’écrire et j’essaierai autant que possible de répondre à vos questions : magdala@spiritualites.fr

 

Si vous avez un parrain (donc un ami qui vous présente) il fera sans doute tout ce qu’il peut pour que vous veniez chez lui. Normal. Classique, même. Il vous apprécie, il vous présente et veut demeurer près de vous, suivre votre évolution, car le parrain est un référent sur le chemin. Mais l’amitié peut avoir ses limites. Si vous êtes spiritualiste et qu’on vous présente dans une obédience qui parle certes un peu de symbolisme, comme toutes les obédiences mais surtout de société, de laïcité et de condition sociale, vous n’y serez pas à votre place. Il faut interroger l’ami qui vous présente, avoir des discussions de fond avec lui, mais aussi, et on le néglige trop souvent, interroger votre désir, et ce que vous venez chercher en franc-maçonnerie. Un point très important. Menez vos propres recherches et n’écoutez pas trop ceux qui veulent votre bonheur malgré vous. Ca part toujours d’une bonne intention mais c’est vous qui serez initié, pas eux. Et quand VOUS avez choisi, demandez à être introduit là ou VOUS souhaitez aller.

Votre futur parrain a le droit de vous présenter ailleurs que dans sa propre loge ou sa propre obédience. Et même d’y être votre parrain. Il faut savoir qu’il y a des accords entre de nombreuses obédiences. Ceci permet aux membres d’une obédience d’aller visiter les loges d’une autre obédience y d’y être reçus en toute fraternité. Donc pas d’hésitation. Si vous voulez aller au Droit Humain et que votre parrain est à la Grande Loge de France, vous êtes fondé à lui demander de vous présenter au Droit Humain, et ainsi de suite. Par contre si votre parrain est membre d’une obédience qui n’est reconnue par personne ceci signifie qu’il ne pourra pas vous présenter ailleurs. Ca ne veut pas dire qu’il n’est pas franc-maçon car toutes les initiations maçonniques sont valables et la franc-maçonnerie est universelle. Cela signifie simplement que lui et les membres de sa loge maçonnent tout seuls dans leur coin, ce qui peut imposer une certaine limite. A moins que vous ne vouliez effectivement le rejoindre. C’est comme les programmes informatiques maison. Ils ne fonctionnent pas sur les grands systèmes d’exploitation, mais ils peuvent très bien fonctionner sur leur petite machine isolée et l’utilisateur peut en tirer de grands bénéfices. Mais il ne faut pas qu’il change d’ordinateur. C’est la seule limite.

Les rites maçonniques : un aspect à ne surtout pas négliger !

Pour rendre les choses encore plus simples il y a aussi le choix des rites. On vous en parlera très peu. Mais croyez bien que cela a son importance. La plupart du temps, c’est la surprise du chef après l’initiation. Je ne révèlerai aucun secret, mais il y a quelques différences de base qu’il faut connaître. Grosso modo, il y a :

  • Le rite Français et ses différentes variantes
  • Le rite Ecossais Ancien et Accepté
  • Le rite Ecossais Rectifié
  • Le rite de Memphis-Misraïm
  • Le rite Salomon du OITAR

Je vous propose de vous référer à la carte ci-dessous qui vous indique :

  • Les spécificités des rites,
  • La durée des rituels

Selon qu’on est ritualiste ou non, ceci a son importance.

Il faut savoir aussi que le Grand Orient de France est une fédération de rites (avec une majorité de loges qui pratiquent soit le Rite Français, soit le Rite Ecossais Ancien et Accepté).

Récapitulatif : avant de vous engager

 

Analysez votre quête Etes-vous plutôt
  • Spiritualiste
  • philosophe 
  • vous vous intéressez aux problèmes de société
Vous connaissez votre parrain
  • N’hésitez pas à lui poser toutes les questions qui vous passent par la tête, même les plus absurdes.
  • Demandez-lui quelle est son obédience et quel rite il pratique.

 

 

Interrogez-vous sur : L’importance pour vous d’un rituel :
  • Court
  • Symboliste
  • Christique
  • Spiritualiste

 

Dans tous les cas (surtout si vous ne connaissez aucun Franc-Maçon) Documentez-vous
  • Lisez des ouvrages de référence sur la Franc-Maçonnerie,
  • Explorez longuement les sites des obédiences
  • Et quand vous êtes prêt, contactez le webmestre ou remplissez le formulaire de contact.

 

Voilà. Si la Franc-Maçonnerie vous intéresse, vous avez quelques éléments utiles à connaître avant de vous engager. Je ne puis qu’espérer que ceci vous aidera à aller à l’endroit qui correspond le mieux à votre quête.

 

Share

Une autre vision de la Franc-Maçonnerie

 

Symbôle du Grand Ordre Egyptien

Symbôle du Grand Ordre Egyptien

Cet article est un témoignage, un point de vue sur la Franc-Maçonnerie Égyptienne. Au cœur des courants spiritualistes de la franc-maçonnerie, la franc-maçonnerie Égyptienne s’adresse à ceux qui ont conscience du rôle de la spiritualité dans le monde d’aujourd’hui et de la nécessité d’agir spirituellement dans le sens de la paix et de l’harmonie, dans un monde au bord du gouffre. La première clé ? Le travail sur soi, constant, quotidien. La deuxième clé : le travail collectif en loge. Troisième clé : l’égrégore généré par les travaux et la présence au monde du franc-maçon Égyptien dans sa vie de tous les jours. Vous ne trouverez pas de connaissance académique à travers ces lignes, pas de position obédientielle, surtout pas ! mais uniquement un ressenti, un vécu… de l’intérieur.

La Franc-Maçonnerie, les Franc-Maçonneries

Oui, le travail que nous faisons en loge unit les cœurs dans la fraternité. Oui, le secret est réel. Il est dans le vécu intime de chacun. Non, nous ne vous dirons pas qui nous sommes… chez nous, même le grand maître ne publie pas son nom. Les Franc-Maçons Égyptiens ne se dévoilent jamais. Collectivement, vous saurez peut-être qui nous sommes… si vous y regardez avec le cœur !

Non, vous ne saurez pas non plus qui je suis. Je m’exprime ici en mon nom propre et dans le secret, sans aucun mandat officiel, pour vous livrer en quelque sorte la substantifique moelle de mon vécu intime de franc-maçon. Il s’agit d’un simple témoignage, vous ne connaîtrez aucun de nos secrets à travers ces lignes. Je n’ai aucune posture de décideur, ni aucune responsabilité au sein de mon obédience et ne suis surtout la voix officielle d’aucun groupement, quel qu’il soit, ni d’aucune chapelle.

Sachez simplement que je suis un maillon ordinaire issu de la grande la « nébuleuse » Egyptienne, comme disent les franc-maçons des obédiences libérales.

La franc-maçonnerie, il y en a plusieurs. On la dit universelle… et c’est vrai dans une certaine mesure. Mais il y a des rites plus secrets que d’autres. Des initiations plus radicales et plus violemment transformatrices que d’autres. Parmi les rites maçonniques, le rite Egyptien est le plus secret.

Pourquoi parle-t-on de « nébuleuse » Egyptienne ? Et bien simplement parce que depuis maintenant près de trois cents ans, la franc-maçonnerie Egyptienne se bat pour donner une vraie place à la spiritualité au sein du monde occidental. Quand les libéraux parlent philosophie, dans le secret de leurs temples, les Egyptiens creusent en profondeur l’approche symbolique, voire occulte, de la spiritualité maçonnique. Authentiquement initiatique, électron libre d’un paysage initiatique en permanente reconstruction, la franc-maçonnerie Egyptienne est la force vive de la tradition spirituelle occidentale. A bien des égards, c’est une franc-maçonnerie d’exception… et qui ne s’adresse pas au tout venant.

Vous entendrez parler du Grand Orient de France, vous entendrez interviewer les responsables du Droit Humain, de la Grande Loge, féminine ou masculine. Ces gens là ont pignon sur rue. On ne cesse de parler d’eux. Vous n’entendrez jamais un franc-maçon Egyptien se dévoiler comme tel… ou alors il faudra que vous ayez réellement pénétré son intimité. Les quelques tentatives qu’ont fait les loges de se dévoiler sur internet se sont quasiment toutes soldées par des flops. La raison est simple : héritière de la tradition des plus grands mages occidentaux, la franc-maçonnerie Egyptienne ne s’adresse qu’à une élite naturelle… de vrais initiables qui ont le désir de s’engager dans une voie spirituelle authentique… une voie de lumière… une voie d’éveil… la voie du cœur !

On ne met pas de tels outils entre les mains de n’importe qui. Et lorsque cela arrive, ça se termine toujours très mal… pour celui qui contrevient, car le rite, actif par lui-même, ne pardonne pas.

Le vécu intime, le travail sur soi…

Il s’agit du vécu intérieur, bien sûr. Celui qui est de l’ordre de l’incommunicable et dont nous allons tenter de vous donner une idée, certes lointaine, en retraçant un chemin intérieur, en nous laissant aller à ce jeu, à une simple projection mentale à l’aide des outils que sont l’équerre et le compas…

Il ne faut pas croire cependant que c’est si facile ! Tout cela demande une minutieuse et longue préparation.

Une introspection aussi, pour se dépouiller de ses envies, de ses mesquineries, des pulsions de méchanceté qui nous animent parfois… afin de ne laisser s’épanouir que l’amour et la sérénité. Quand on a réellement fait le vide, on entre en fluidité… l’espace s’emplit de lumière.

Mais ne vous faites pas de souci. Le rituel aide considérablement à entrer en dépouillement… et en fraternité. Je veux parler du rite Egyptien, bien sûr… mais pas seulement ; car les symboles maçonniques sont universellement partagés par tous les rituels. Cependant, certains rituels agissent plus profondément que d’autres.

C’est vrai que la démarche intérieure ressemble par bien des aspects à la pratique bouddhiste. Mais avec des outils très puissants. Des outils qui sont les nôtres de plus.

Vous n’imaginez pas la puissance des symboles et de la géométrie. Ces symboles, imprimés dans notre inconscient collectif, agissent avec la puissance du souffle divin lorsqu’ils sont utilisés de façon juste et bien dosée. Les outils « phare » de la franc-maçonnerie sont, vous le savez aussi bien que moi, l’équerre et le compas. Il faut, naturellement, les transposer sur un plan symbolique.

Avez-vous imaginé ce que vous pouvez faire d’un compas à l’intérieur de votre corps ? Je vous propose un petit exercice de méditation…. imaginez un compas géant, juste au dessus de votre tête. Si vous craignez le métal, visualisez-le en bois. Vous allez le faire descendre au sol à côté de vous et le regarder, face à face. Il est aussi grand que vous… puis peu à peu, dans une étreinte délicate et bien dosée, il pénètre à l’intérieur de votre corps. Vous laissez l’une de ses branches devenir votre centre, le pivot de votre être intérieur. Elle deviendra l’axe de rotation de l’ensemble de vos chakras.

La seconde branche va sortir de votre corps et tracer un cercle autour de vous. Vous êtes maintenant au centre de ce cercle. Toute la puissance intérieure de votre être, matérialisée par l’énergie qui se dégage des chakras, est au centre de ce cercle… l’amour, la force – votre force – l’harmonie. Reliez-vous en verticalité, au ciel… puis aux racines de la terre… tons violets au dessus de la tête, rouge jaunâtre vers le bas du corps. Par les pores de votre peau sortent des effluves d’encens, myrrhe et benjoin, qui emplissent le cercle d’une suave et apaisante odeur.

A partir des extrémités extérieures du cercle s’élève un mur, un écran de fumée qui vous protège des pulsions envahissantes du monde profane, arrête net toute tentative d’intrusion des énergies perturbatrices, les laissant sans la moindre considération à la porte du temple… de votre temple intérieur. Les effluves d’encens relient par l’horizontale les différents cercles entre eux… chaque maçon est au centre de son cercle de lumière, comme les maillons d’une immense chaîne, qui ne partagent que les bénéfices des symboles et de la lumière que leur initiation a fait pénétrer en eux. Reliés entre eux par cette immense chaîne et isolés des scories du monde profane, les cercles se rejoignent, pour former l’égrégore de la loge et au-delà, de la franc-maçonnerie tout entière.

Imaginez maintenant qu’on vous veuille du mal. De vertical, le compas deviendra horizontal ; pointe vers l’extérieur. Qui s’y frotte s’y pique. Bien malin qui osera s’y frotter ! De façon naturelle, il est agissant en vous. Vous n’aurez même pas besoin de le commander. Il n’attaque pas, il défend et agit de même pour les parjures. Il vaut mieux que vous évitiez de le retourner contre vous… Vous l’avez compris, il ne s’agit pas d’un jeu. Ce qui agit à travers lui, c’est l’âme de la franc-maçonnerie tout entière. En ouverture maximale, il prévient aussi les attaques dans le dos… symboliquement, s’entend. Mais un jour un frère compagnon m’a dit : « je me demande si tout cela ce n’est vraiment que symbole » !

Lorsque vous avez été initié, une fois nettoyé des passions primaires qui vous habitaient, par des procédés spécifiques qu’il ne m’appartient pas de dévoiler ici, vous portez symboliquement votre cercle autour de vous, que vous visualisiez le compas ou non. Vous avez été présenté. Vous êtes purifié, protégé. C’est pour cela qu’un initié est franc-maçon à vie. La qualité d’initié ne se perd jamais. Même dans la mort… surtout pas dans la mort ! Mais il faut cependant l’entretenir. La pratique répétée du rituel et le travail intérieur viennent renforcer ces liens. Car en franc-maçonnerie initiatique, les travaux ne sont jamais clos. D’une réunion à l’autre, ils sont simplement suspendus.

L’égrégore

Qu’est-ce qu’un égrégore ? Laissons nous porter simplement par ce texte en forme de poème…

Au cœur de mon âme, rayonne une flamme. Elle me dit que quelque part, dans l’infini des mondes, la paix n’est pas loin.

Au cœur de ma vie, je veux simplement dire qu’il suffit d’un peu de douceur, d’une main tendue pour que tout s’éclaire.

Au cœur de nos êtres, luit l’amour, qui s’épanouit dans la fraternité.

Au cœur de nos cœurs, dans le secret du temple, s’épanouit la lumière…

Comme une belle poésie, une litanie répétée à l’infini, les mots du rituel pénètrent mon âme en soif de devenir, égrenant un à un les flambeaux, étincelles de lumière, épis de renaissance qui feront le blé de demain. Bientôt, l’espace sacré s’illumine de mille feux.

En cette Saint-Jean d’hiver qui signe la renaissance de la lumière, les anges ont été convoqués. Je les ai vus, à l’ouverture des travaux… en fermant les yeux… L’espace s’est mis à tourbillonner, porté par les effluves sacrés de la myrrhe, élevant les vibrations jusqu’au point où s’effectue la rencontre des cœurs.

« De la pure magie blanche ! » ces mots résonnent comme une évidence, une source limpide qui s’écoule du haut de la montagne de l’âme. Ils nous ont abreuvés quand nous avions soif. Ici, les cœurs vibrent à l’unisson. Ici, chaque être est maître de magie, qui transmet sa lumière aux autres, dans une chaine infinie de fraternité.

Main dans la main, nous restons face à face…. au-delà du temps et de l’espace, la chaine ininterrompue des frères passés, présents et à venir, nous relie à l’essence du monde.

Nous sommes une trentaine. La puissance de la forme d’amour que nous venons de créer viendra panser les blessures des plus faibles.

Au moment où cette gigantesque forme s’élève vers le ciel… Nous décollons.

La qualité d’initié

Il s’agit de quelque chose de subtil. Les liens intimes sont si profonds qu’on a parfois quelques surprises. Un franc-maçon se dévoile s’il le souhaite, mais ne dévoile jamais ses frères et sœurs. C’est la règle. Avec ce qui vient d’être expliqué, c’est facile à comprendre. C’est pour cela que nous avons des signes secrets de reconnaissance. Mais ils ne sont pas toujours utiles.

Je vais vous raconter quelques anecdotes amusantes. La vie d’un franc-maçon est parsemée délicatement de ce type d’anecdote. Un jour, je me trouvais dans le monde profane, dans un contexte de formation professionnelle. Sagement assis, nous étions cinq à attendre les formateurs. J’étais face à la porte. Lorsqu’ils sont entrés dans la salle j’ai eu un flash. Je les ai « vus » réellement « vus » en loge. Avant de regarder l’homme, mon âme a d’abord perçu le franc-maçon. Ils l’étaient effectivement, tous les deux. Ils portaient simplement en eux sur des plans plus subtils, la marque indéfectible de leur initiation.

Je vous parle d’une perception personnelle. Mais j’ai également vécu l’inverse… Dans un salon professionnel je m’arrête sur un stand. Je rencontre le chef d’entreprise. Nous nous asseyons à une table. Au bout de cinq minutes, il se met à me parler subtilement de symbolique, pour me faire comprendre qu’il avait compris…

Rien ne l’indiquait. Pas un seul signe extérieur. Tout au moins, rien de ce que les yeux peuvent voir. Nous n’avons pas besoin de porter des signes ostensibles. Ce n’est bon que pour les religieux qui ont oublié le sens de leur baptême, ou pour les franc-maçons, heureusement rares, qui se sont trompés de vocation et confondent les loges avec des clubs professionnels.

Ces signes invisibles, l’initiation, nous a permis de les intégrer, avec la lumière qu’ils véhiculent. Tout comme le corps, l’âme a sa propre perception intime, sa propre respiration, qui lui fait percevoir ce qu’on ne voit bien qu’avec le cœur.

Initiation et protection

Ce que ne disent pas les ouvrages consacrés à la franc-maçonnerie, c’est que le travail en loge protège. Il ne s’agit pas ici d’affairisme, mais bien de protection d’ordre spirituel.

Creusons un peu… je ne vous parle pas ici des réseaux fraternels… encore que… si on en croit le vieil adage hermétique qui dit que ce qui est en haut est comme ce qui est en bas, alors, oui, ce sont les réseaux fraternels qui nous protègent… mais pas toujours ceux que vous pouvez voir !

Concrètement, la loge peut être vue comme un accélérateur de particules. Toujours est-il que l’énergie y circule librement et de façon amplifiée sous l’œil bienveillant de nos gardiens visibles et invisibles, qui, à l’heure des travaux incarnent à eux tous, l’âme de la franc-maçonnerie tout entière. A l’heure des travaux certes, mais au-delà aussi certainement… y compris au-delà de la vie !

Les matérialistes diront que nous nous protégeons les uns les autres et ils ont raison. L’union horizontale est déjà très forte, c’est un fait avéré par tous. Mais ce n’est pas tout, loin s’en faut. Unie et solidaire, l’âme de la franc-maçonnerie tout entière, qui réunit les frères et sœurs passés, présents et à venir, est vivante en chacun de nous, quel que soit son grade.

Un ami chamane, qui n’aime pas la franc-maçonnerie pour des raisons, disons, « professionnelles », liées à ses pratiques, m’a dit un jour : « comment voulez-vous que je puisse intervenir spirituellement pour aider l’un des vôtres ? Votre égrégore séculaire est si fort qu’il est quasiment impénétrable » ! Et de m’expliquer que pour intervenir, il faudrait pouvoir délier les liens karmiques de protection créés par l’initiation, ce qui est pour ainsi dire, impossible ! Tout particulièrement pour les frères et sœurs qui mènent sur eux-mêmes un travail en profondeur et cultivent, chaque jour qui passe, ce lien qui nous anime.

Le secret Maçonnique en question

Le secret Maçonnique, c’est d’abord le secret d’un vécu qui ne se raconte pas, qui ne peut se partager si on ne l’a soi-même vécu. Avez-vous déjà essayé de décrire ce que vous avez ressenti le jour où vous êtes tombé amoureux, ou bien le jour où vous avez rencontré votre femme ? Les mots suffiraient-ils à dire ce qui s’est passé en vous ? Non. Ce que vous avez ressenti est de l’ordre du vécu intime. Absolument incommunicable. Et si vous me dites « oui », je ne vous croirai pas. On peut tenter de mettre des mots, de faire partager une émotion. Mais on ne peut pas la vivre par procuration. Ce qui vous prend aux tripes n’appartient qu’à vous. Et c’est ça le secret. Et quand vous vivez un évènement fort qui vous retourne comme une chaussette et fait émerger en vous un vécu insoupçonné, la transformation s’amorce. Vous êtes déjà entré dans un processus d’initiation. Le rite Egyptien, parmi les plus secrets et les plus profonds, ne se contente pas de vous retourner comme une chaussette : il en défait consciencieusement chaque maille pour la reconstituer dans un fil doré à l’or fin.

Dans le domaine spirituel, c’est la même chose. On dit que certains adeptes zen passent des années à méditer sans ressentir rien d’autre qu’un grand bien être, une espèce de détente améliorée. Et le jour où, en pleine détente, le maître zen leur met un coup de marteau sur la tête, ils atteignent l’illumination. L’initiation, c’est le coup de marteau que vous recevez sur la tête. Du moins dans les processus initiatiques dignes de ce nom. Vous commencez par réfléchir, poser les raisons, peser le pour et le contre… puis sans comprendre pourquoi, les yeux bandés, vous pénétrez soudainement au cœur du mystère.

Une autre raison au secret maçonnique, est que lorsqu’on travaille sur la lumière, il est nécessaire d’oeuvrer en secret. C’est une loi ésotérique : la lumière attire les ténèbres ; entendez par là la controverse des apparences, les conflits, les polémiques, les surinterprétations. Lorsque je travaille sur un sujet symbolique, je n’ai aucun désir d’initier un débat qui tirera les énergies vers le bas et fera sombrer les interlocuteurs dans leurs passions. La loge est un creuset qui permet de développer l’écoute et le partage à l’abri de toute intrusion profane, car le travail se fait dans un espace sacré et sacralisé. Et cela, les Maçons y tiennent beaucoup, car cette couverture protège l’essence même de leur travail qui s’effectue en profondeur.

Avez-vous vu par ailleurs, l’incroyable quantité de sites anti-maçonniques qui nous accusent d’etre de dangereux suppots du démon et de vouloir prendre le pouvoir sur la terre entière ? De quoi faire peur, n’est-ce pas ? Mieux vaut vivre en paix et travailler sur soi dans le silence que de se faire lincher en public et au grand jour. Voilà une autre raison au secret. Vous me rétorquerez que si on révèle tout on ne donne plus prise aux détracteurs. On banalise aussi. Et la banalisation est le pire ennemi du travail en profondeur.

Vous l’avez compris, vous ne saurez pas qui je suis. C’est pourquoi cet article, écrit par un Franc-Maçon Egyptien ne sera jamais signé. Il parle au coeur cependant, et vous percevez intimement que lorsque mon coeur rejoint votre coeur, la personnalisation devient inutile.

L’urgence dans le monde d’aujourd’hui

Cette élite qui vient à nous, n’est pas une élite désignée par avance. Elle l’est par nature… ce qui complexifie les choses mais les simplifie considérablement aussi. C’est un peu comme dans les contes. Qui, en son temps aurait dit que la petite Jeanne ou la petite Bernadette allaient faire partie des grands maîtres spirituels de leur époque ? Le chemin se dessine…. vous le savez dans le vécu intime de votre âme… et un jour, sans vraiment savoir ce qui a guidé vos pas jusque là, vous venez frapper à la porte du temple. Et par les temps que nous vivons aujourd’hui, par ces temps où la planète entière est au bord du gouffre, vous savez qu’il y a urgence.

L’humanité n’a jamais disposé de moyens aussi puissants qu’aujourd’hui pour son auto-destruction. Les moyens de communication n’ont jamais été à ce point à la portée de tous. Le monde n’a jamais connu d’épisodes matérialistes aussi longs et répandus dans la population mondiale. Les populations n’ont jamais été en perte et en recherche de nouveaux repères au point où elles le sont aujourd’hui. Les famines n’ont jamais été aussi intenses alors que la richesse abonde à quelques encablures de la misère.

La menace d’une destruction globale n’a jamais été aussi présente qu’elle l’est aujourd’hui. Par bien des aspects cette époque est inédite et portée aux excès… qu’il s’agisse d’excès de matérialisme, de fanatisme, de scientisme, de superstitions incontrôlées, de richesse, de pauvreté… détresse et crise profonde de la société, suicides chez France Telecom, accès de barbarie de ceux qui n’ont plus rien à perdre ! C’est pourquoi il est urgent aujourd’hui de réagir. Réagir, oui, mais comment ? Dans le sens d’un développement durable, sur le plan économique, humain et écologique. Mais aussi dans le sens d’une spiritualité durable, qui ne soit pas soumise aux excès et aux violences, et qui a pour source un travail sur soi. Une spiritualité aussi qui n’a pas peur de dire son nom, d’être réellement spirituelle, qui cesse de tourner autour du pot avec des « peut-être » et des « si jamais on s’autorisait à dire que »… ! Cela veut dire une spiritualité assumée, qui ne craint pas de s’adresser au monde invisible et de le reconnaître comme tel ; Une spiritualité qui demeure consciente de l’indispensable équilibre, garant de la liberté de chacun, tout comme de la nécessité d’unir les êtres dans le sens d’une fraternité universelle et indépendante de toute chapelle.

Notre tradition possède également les outils et les méthodes qui permettent à l’homme de renouer harmonieusement avec son âme tout en exerçant pleinement sa liberté de conscience. C’est notre responsabilité de les exploiter utilement et les mettre au service de tous en ces temps troublés.

Ce que fait volontairement chaque franc-maçon Egyptien, c’est de se mettre au service de la paix et de l’humanité en faisant naturellement de sa personne un canal de paix, d’amour et de sérénité qui établit un lien entre le visible et l’invisible, entre le monde de la matière et celui de l’esprit, afin de fédérer subtilement les forces de paix. Et plus les maillons sont nombreux, plus la chaine est solide.

Ces fous de l’âme que sont les franc-maçons égyptiens, illuminés par l’amour de leur prochain, au cœur d’un monde en plein déchirement, affirment aujourd’hui avec force leur raison d’être…. dans une action fraternelle, urgente, qui ouvre au plein épanouissement de l’âme.

Share

Pourquoi devenir franc-maçon ?

Après comment devenir franc-maçon une autre grande question s’impose, celle de la quête, ou pourquoi devenir franc-maçon.

Un livre très intéressant, très clair, développe ce questionnement, dans cet esprit.

Cette question précède en réalité toute volonté. Pour les affairistes – heureusement rares – c’est le « comment » qui prime. Pour les autres, tous les autres, les gens sincères, la très grande majorité, c’est le pourquoi qui s’impose en premier.

Voici quelques raisons possibles au désir de devenir franc-maçon :

Travailler sur moi ? (voir l’article : Comment travailler sur soi ? sur ce blog)

Travailler à l’amélioration sociale et spirituelle de l’humanité ? Tout un programme… c’est aussi tout un parcours de vie, de certains cherchants, qui balaient devant leur porte, à la façon dont Zadig cultivait son jardin… Parcours de chercheurs aussi, impliqués dans une voie qui est celle de la réflexion sur les sciences humaines et comportements humains.

Prendre conscience des grandes questions philosophiques qui préoccupent l’humanité ? Y réfléchir collectivement, approfondir ces sujets… apporter sa pierre à l’édifice commun. Pour devenir franc-maçon il faut un élan de générosité, vouloir participer, faire quelque chose à son échelle, pour améliorer le monde dans lequel nous vivons.

Rejoindre une école des mystères, devenir initié ? Tout un programme aussi… rejoindre la franc-maçonnerie, en effet, ce n’est pas rejoindre un club de réflexion. C’est accepter que ces réflexions se fassent de façon rituelle, dans un espace sacré, après avoir subi des épreuves initiatiques. Etre initié, s’est savoir se remettre en question, s’autoriser, les yeux bandés,  à renaître à la lumière.

Comment puis-je travailler pour les autres si je n’ai pas d’abord travaillé sur moi-même, si je n’ai pas d’abord taillé ma propre pierre ?  

Une chose apparait comme une évidence à celui qui souhaite entrer en franc-maçonnerie : il faut d’abord travailler sur soi, d’abord tailler sa propre pierre avant de construire le temple de l’humanité. Il faut aussi un parcours préalable qui fait qu’on se sent prêt à rejoindre une loge. Etre parvenu à un certain niveau d’équilibre intérieur, de réflexion qui fait qu’on se pose d’autres questions. Celui qui pense avoir tout trouvé n’a pas sa place dans le temple. Les Franc-Maçons sont des cherchants, pas des trouvants. Lorsqu’on trouve une vérité, c’est toujours une vérité transitoire, une étape sur le chemin qui fait qu’on continuera à évoluer en se posant d’autres questions, en précisant toujours plus sa quête. Celui qui pense avoir trouvé sombre vite dans le dogme et passe sa vie à justifier ce qu’il a établi intérieurement comme étant une vérité immuable. Une vérité n’est jamais immuable, elle est un jalon sur le chemin.

Etre déjà dans un chemin d’équilibre et d’harmonie

Le postulant à l’entrée dans une loge maçonnique doit être conscient d’une chose primordiale pour pouvoir rejoindre la fraternité maçonnique : pour frapper à la porte du temple il faut déjà s’être construit. Pas de façon aboutie, bien sûr, sinon que viendrait-on faire en franc-maçonnerie ? Mais il faut être parvenu à un niveau d’équilibre suffisant pour que le travail nous soit profitable d’une part ; et d’autre part il est important que tous les apprentis d’une loge soient tendus vers une même quête, car les énergies subtiles sont tellement actives en loge, que celui qui est en cahos intérieur finit par déteindre sur le groupe. D’abord de façon un peu épidermique, créant autour de lui des questionnements, des impatiences… puis franchement, car son instabilité finit par créer de la discorde. C’est pourquoi les franc-maçons se montrent souvent très prudents avant d’intégrer quelqu’un d’extérieur à leur égrégore. L’égrégore est là pour grandir en force et en beauté et faire grandir avec lui les êtres qui s’y nourrissent et puisent à sa source leur force commune, dans une même fraternité. Et celui qui ne s’y intègre pas tire l’égrégore par le bas, mettant en danger la cohésion de la loge.

De façon un peu abrupte on peut dire que l’initiation ne peut remplacer une thérapie. Bien au contraire celui a besoin de travailler sur son propre équilibre et résoudre des problèmes psychologiques doit à tout prix éviter l’initiation avant d’être parvenu à un certain point d’équilibre. En effet l’initiation chamboule tout. Et cette destruction sert à une reconstruction harmonieuse grâce au travail maçonnique et au sein de la fraternité. Mais si le socle interne n’est pas suffisamment stable, l’édifice entier peut s’écrouler et ne laisser qu’un champ de ruines, générateur d’inutiles et destructrices souffrances. C’est pourquoi on dit souvent qu’il est nécessaire d’être parvenu à un certain point de stabilité et de questionnement avant de devenir franc-maçon.

S’aider soi-même et aider les autres…

Donc s’aider soi-même avant d’aider les autres. Mais ce qui est merveilleux en franc-maçonnerie, c’est qu’on fait les deux en même temps. D’abord parce que l’apprenti doit se taire pendant toute sa période d’apprentissage. Et ce faisant, il apprend à écouter. Il construit le monde avec les autres par l’écoute, tout en construisant son propre monde intérieur par son travail. Et pour lui, comme pour les autres, le dessein commun prend corps au travers de la chaîne d’union.

Mutualiser les énergies au travers de la chaîne d’union

La chaîne d’union, c’est une chose simple et extraordinaire à la fois. Simple en effet : imaginez une vingtaine de personnes, parfois plus, parfois moins, se tenir la main comme dans une grande ronde. Ces gens là, qui se taisent pendant que joue une musique douce, viennent de parler de façon profonde mais dépassionnée pendant plus d’une heure, des grands sujets qui éveillent notre humanité : la philosophie, la spiritualité, l’amélioration du monde… Le ton n’est pas monté mais les vibrations elles, sont montées, très haut – justement parce que personne n’était dans la colère et que tous s’écoutaient réellement les uns les autres. On se trouve donc à la fin d’une tenue dans un contexte de haute vibration et d’énergie très épurée. Et ces gens là, qui dans un geste simple se tiennent naturellement la main, font circuler cette énergie entre eux. Ils matérialisent au milieu de leur cercle, main dans la main, un projet commun qui prend corps, de façon presque palpable, dans les êtres et dans les âmes. Car l’égrégore a une âme et une vie propre : il mutualise le désir de perfectionnement et d’harmonie de chacun des maçons qui participent à la chaîne.

 En résumé

Dans le pourquoi devenir franc-maçon il y a plusieurs questions qui peuvent se résumer de la façon suivante :

  • Ce que je veux faire pour ma propre progression (posez-vous la question en pesant le pour et le contre papier crayon à la main)
  • Ce que je veux faire pour le progrès social et spirituel de l’humanité (de la même façon que l’étape précédente)
  • Je dois être conscient qu’il s’agit d’une initiation et désirer cette initiation
  • Je dois avoir acquis l’équilibre suffisant pour la solliciter
  • Je dois savoir que je ferai l’objet d’épreuves et d’un vote, et que c’est la loge qui décide de mon admission. Pour cela il y a des raisons que je commence à comprendre.
  • Je dois être conscient qu’il faudra assumer les conséquences de cette initiation mais que je serai aidé, par la fraternité et aussi par mon travail.
Share

Le rituel : une entreprise de communication de haut niveau

Les rituels en résumé audio français cliquez sur le lecteur :
Rituals, high vibration linking tools – summary in English

English text below the French article

Le mystère du rituel

Les rituels sont des outils spirituels rattachés aux usages du passé. Nous parlons ici des rituels, individuels ou collectifs, liés à la pratique d’une spiritualité.

Par le rituel, le passé devient présent, le mythe s’actualise. Les mots employés sont archaïques et les symboles fondamentaux mis en musique par les rituels, presque toujours rattachés à une tradition. Le rituel, quel qu’il soit, fonctionne un peu comme une mise en scène. Les mots, les gestes et les déambulations déterminent un espace sacré dans lequel le temps est soudainement suspendu. Lorsque le rituel est collectif chacun y joue son rôle et devient l’acteur intemporel d’une psyché collective.

L’efficacité d’un rituel est souvent liée à son ancienneté et à sa qualité. Il est nécessaire aussi que les participants se sentent impliqués, car sinon la distance qu’ils mettent entre les mots, les gestes et leur mental amoindrit la portée du rituel.

Entrer en rituel, c’est accepter consciemment de se relier, de faire dialoguer en soi la conscience et la part inconsciente de l’être, enracinée dans les mythes éternellement vivants de l’inconscient collectif ; C’est aussi, accepter de se relier aux forces invisibles auxquelles il fait appel,  grâce aux images que le rituel envoie à notre mental. On pourrait ainsi dire que le rituel est la partition capable de créer une ritournelle sacrée, qui en montant en vibration se fond peu à peu dans la musique des sphères. Ainsi donc le rituel relie en verticalité, crée dans l’espace sacré un lien intime entre les âmes et les dieux, et en horizontalité, un lien d’amour spécifique entre les êtres qui le pratiquent.

Ainsi le rituel fait entrer les êtres en harmonie et grâce à sa puissance subtile, met en marche l’imagination, développe l’intuition et ré-enchante le monde. C’est pour ainsi dire, de la magie. Et à travers le rituel, l’âme agit. Il donne à l’âme une respiration, un second souffle, le droit d’exister et de revendiquer son existence dans un monde essentiellement fondé sur le matérialisme des corps et des choses.

Rituel profane ou rituel sacré ?

Il y a des rituels profanes et des rituels sacrés. Mais si on regarde bien autour de nous, qui peut se passer de rituel ? Celui qui n’en pratique pas, s’en invente, constamment. On appelle cela des habitudes, mais elle rythment la vie et lui donnent un sens. Celui qui prétend se passer de tout rituel, même les plus simples, ne peut que se mentir à lui-même, ou alors son être intérieur, privé du lien d’amour créé par cette mise en relation, se dessèche et devient peu à peu insignifiant, perdant jusqu’au sens de l’existence.

Lorsque j’étais enfant, mon père se levait le matin pour faire son café. Le chien l’attendait dans la cuisine. Invariablement, lorsqu’il le voyait entrer, le chien allait tranquillement se positionner à l’autre bout de la cuisine. Et invariablement mon père ouvrait la boite de sucre, coupait un sucre en deux et le lançait au bout de la cuisine, de façon à ce qu’il atterrisse très exactement entre les pattes du chien qui s’était positionné là pour recevoir ce présent de bienvenue dans un nouveau jour. Ensuite venait une séance de caresses, puis le chien ne lui réclamait plus rien jusqu’au lendemain matin. Il avait conquis dans la joie et le plaisir, le droit de démarrer sa journée.

Rituel profane s’il en est, mais rituelie simple d’amour, fondée sur des gestes, et auto instauré entre deux êtres.

 

Rituel et égrégore, comment ça marche ?

Les rituels sacrés, quels qu’ils soient sont liés à un égrégore. Qu’est-ce qu’un égrégore ? C’est très simple. C’est une forme pensée collective créée par des êtres qui ensemble, font toujours appel aux mêmes forces. La tradition hébraïque dit que la réunion de plusieurs personnes invoquant la qualité d’un ange (par exemple, la bonté, l’amour, l’intelligence) crée un malak. Le malak, c’est un être invisible, comme une boule d’énergie, chargée des intentions des gens qui se sont réunis. Et cette boule d’énergie prend vie. C’est exactement comme dans le docteur Frankenstein, sauf qu’il ne s’agit de rien de terrible. La force d’amour des gens réunis crée un être. Cet être prend vie. Mais il s’agit d’un être éphémère, car il n’a pas d’âme. Il est simplement l’une des formes de l’énergie universelle qui s’agrège à un moment donné, grâce à la volonté des participants. C’est comme un petit robot d’amour, mais invisible, et dont la seule fonction serait de créer de l’amour et de relier ceux qui sont en bas aux forces cosmiques éternelles qui portent cet amour dans l’univers. Ainsi notre petit robot malak nous met en lien avec ces forces qui, elles, sont nourries d’une vie et d’une lumière éternelles.

Si les gens réunis prennent l’habitude de toujours utiliser les mêmes mots et de faire les mêmes gestes pour invoquer le ou les malaks qu’ils ont créés, ces mots se chargent d’une force qui appelle aussitôt le malak. C’est pourquoi il est important que le rituel soit relié à une tradition. En effet, sa répétition à travers les siècles, charge les mots de sens vivant et donne de la force et de la vigueur aux formes pensées que le rituel a créées. C’est pourquoi, par exemple, les mots d’une prière traditionnelle, répétée depuis des siècles par les pratiquants d’une même religion, ont le pouvoir de les mettre très simplement en relation avec la force divine que ces mots appellent.

Ainsi l’égrégore c’est cela : c’est la congrégation des malaks créés par une même intention et qui ensemble, constituent un système cohérent de mise en relation avec le divin et de protection de ceux qui pratiquent le rituel. Pourquoi un système de protection ? Parce que celui qui est dans un égrégore d’amour, demeure toujours baigné de la lumière de l’amour. Il devient de ce fait bien moins sensible aux forces violentes de la haine qui ne peuvent pour ainsi dire plus l’atteindre. C’est aussi parce que, sur le plan invisible, l’ensemble des êtres créés par le rituel et qui constituent l’égrégore, peuvent être facilement appelés par les participants et créer une barrière de protection quasi infranchissable, qui empêche l’ensemble des pratiquants d’être atteints par des vibrations de bas niveau. C’est qui se cache par exemple derrière le baptême chrétien. Le nouveau né est présenté et protégé. Ceci est particulièrement vrai aussi pour les membres d’une société initiatique, car des égrégores puissants protègent ceux qui ont été présentés par les mots et gestes adéquats à la congrégation des malaks, donc, ceux qui ont été initiés. Et ces égrégores les protègent toujours au-delà de la vie, mais à un niveau plus élevé.

Mais il y a des rituels modernes qui se nourrissent de formes pensées qui existent dans la société et qui sont présentes dans tous les esprits. Ces rituels là n’ont pas forcément besoin d’être liés à une tradition. Mais ils sont « branchés » la plupart du temps, sur des fréquences bien plus basses que les rituels sacrés et il est parfois préférable d’observer à leur égard une certaine prudence.

Lorsqu’il est convoqué par une assemblée de gens réunis, immédiatement, le malak prend son office. Le rituel lui dit en substance mais avec ses propres mots : « Malak, va chercher l’âme d’amour universel dont tu es le miroir et demande lui de se manifester au milieu de nous. Malak, entre en contact avec les champs magnétiques des participants et élève leur vibration jusqu’à l’âme d’amour universel que nous avons convoquée. Malak, permet à l’ange d’utiliser ton énergie intermédiaire pour se manifester parmi nous, prête lui un masque, donne lui un visage, lui qui n’a de forme que celle de la lumière divine, afin que nous puissions être baignés de sa lumière céleste et la retransmettre à notre tour autour de nous ».

Voilà en substance et décodé pour nos lecteurs, ce que font et disent les rituels. Vous l’aurez compris, le rituel est donc une entreprise de communication sophistiquée qui ne dit pas son nom. Mais il est agissant et vivant et permet à l’âme d’avoir sa propre respiration et, bien loin des discours des religions et des dogmes, de se relier consciemment et volontairement au divin.


IN ENGLISH : Rituals, High vibration linking tools

Rituals are spiritual tools by which past becomes present along with myths that make their come back into the present. The efficiency of a ritual is often linked to its usage through centuries of practice, and to its quality. To make a ritual efficient one must accept the idea of being linked, and to initiate a dialogue between the conscious and the subconscious part of his inner being, rooted into the everlasting myths of the collective unconscious. Thus the ritual links the soul to vertical heights, creating within the sacred space an intimate link between souls and gods, and horizontally a strong loving link between participants. There exist profane and sacred rituals.

The Hebraic tradition says that the gathering of several people who invoke together the inner qualities of an angel (such as love, goodness or intelligence for example) create a malak. A Malak is an invisible being loaded with the intentions of the people who chose to invoke it together. And this energy ball, this new being, becomes alive. But this being is necessarily ephemeral, because it has no soul. It is similar to a small loving robot, though invisible and whose only function would be to create love, and link those who are on the earth, to the eternal cosmic forces which Universal Love originates from.

If the people who gather together always use the same words and gestures to invoke malaks, these sentences or words are durably loaded with a strength that convokes the malaks efficiently. This is why for example, the words of a traditional prayer, repeated through centuries by the people who practice a religion, have the power of putting them in relation with divine forces very simply.

Thus an egregore is the assembly of malaks created by the same intention and who, together create a coherent system that links the people of a practice group to the divine forces and protects those who practice the ritual together. This is the secret for example of Christian baptism. The newborn has been presented and it is thus protected. It also is the secret of any initiation process as well, because very powerful egregores protect those who have been duly introduced to these forces by the adequate words and gestures. And these egregores also protect them beyond life time but at a higher level.

When it is convoked by an assembly of people, the malak immediately comes into action. The ritual actually says to the malak: “Malak, please go and get the universal love soul of which you are the mirror and seek it to appear among us. Malak, please contact the magnetic fields of all participants and arise their vibration to the universal love soul that we have convoked. Malak please give the angel the adequate conditions to manifest itself among us, give it a mask, he who has no other face than the everlasting loving light, so that we can be bathed by its celestial light and redistribute it to those who need it around us”. To make a long story short, this is how rituals work and what they say. This is why they allow us to connect consciously to the divine forces.


Share

La Franc-Maçonnerie : club de vieilles barbes ou école initiatique du 21ème siècle ?

Nouveau : Méditation sur les outils, cliquez ici pour y accéder

Méditation sur les outils

Je viens de re-écouter l’émission « les Sœurs trois points » dans mes podcasts de France Culture.

Toujours aussi convenu. Affligeant !

Vous êtes choqués ? Moi aussi. Je suis atterrée. Atterrée de voir à quel point est constamment spoliée l’image de la Franc-Maçonnerie auprès du public. Un club pour vieilles barbes, englué dans des scandales politico-financiers, qui ne sait parler que de syndicalisme et militer pour la laïcité. Tout cela ne fait qu’alimenter la hargne de l’antimaçonnisme

Je vais oser l’inconcevable, proférer l’inaudible : la Franc-Maçonnerie est d’abord et avant tout une école initiatique, porteuse aujourd’hui des valeurs d’une authentique spiritualité durable. La Franc-Maçonnerie du 21ème siècle possède la maîtrise de puissants outils de développement collectif et personnel, de méditation, d’amour. Sur cette planète au bord du gouffre, la Franc-Maçonnerie, est capable de porter des discours apaisants, d’être un messager de la paix, de l’harmonie, de l’écologie participative, pour un développement durable qui intègre les valeurs d’une spiritualité durable.

Un club aux propos convenus ?

Comment veut-on que la Franc-Maçonnerie ait l’air d’être autre chose qu’un club pour vieilles barbes quand on entend à la radio la syndicaliste de service, expliquer les raisons qui l’ont poussée à entrer en Franc-Maçonnerie. On comprend grosso modo qu’elle se délecte dans une prolongation rituelle des discussions de la section locale de la fédération !!!

Et le rituel, à quoi sert-il ? A prendre la parole poliment et tour à tour, de façon dépassionnée, sans se couper la parole. Allons Messieurs-dames, un peu de sérieux !!! On ne parlera surtout pas d’autre chose que de la possibilité de rendre le monde profane plus juste et plus équitable, en réfléchissant à l’intérieur des loges. La seule question qu’on se pose est de savoir comment porter à l’extérieur du temple le fruit des réflexions menées à l’intérieur.

C’est une vraie question, je le reconnais, mais il n’y pas que cela ! Quelle place est laissée à l’initiatique dans un tel discours ? Je reconnais que les objectifs affichés du Grand Orient de France au travers des questions à l’étude des loges ont leur intérêt. Je reconnais aussi que les franc-maçons par leur action dans la cité ont été source de progrès social au fil des siècles. Mais de là à refuser de parler de spiritualité et pire encore, ne même pas évoquer la question dans une émission d’une heure consacrée à la Franc-Maçonnerie, il y a des limites. La ligne rouge est franchie. Le plus drôle est quand le journaliste se demande en toute sincérité pourquoi la Franc-Maçonnerie n’intéresse plus personne en France. Il est certain qu’avec un pareil discours on a plutôt envie de lui tourner le dos.

 

Je vais peut-être vous choquer, mais il me semble clair que tant qu’un franc-maçon n’est pas conscient de la portée de ses gestes et de ses mots, tant qu’il n’a pas à l’esprit la dimension immatérielle du rite, il demeure d’une certaine façon à côté de son initiation.

La responsabilité des medias

Mais c’est de votre faute à vous aussi, Messieurs les journalistes. Vous aimez les faits. Ceux dont le discours plonge l’auditeur dans les profondeurs de l’âme humaine plombent l’audimat. Pour eux, point de salut à l’antenne ! Vous demeurez persuadés que les discours maçonnico-syndicalistes sont plus de nature à intéresser le grand public que les considérations spiritualo-sulfureuses des cercles maçonniques spiritualistes. Détrompez-vous ! Le maçonnico-syndicalisme appartient déjà à une époque révolue et dans les obédiences les plus libérales il est aussi des franc-maçons qui travaillent à des rites spiritualistes, mais dont on ne parle jamais.

Le rôle des femmes

Par ailleurs, la mixité aujourd’hui va de soi. C’est une question dépassée… sauf pour les franc-maçons les plus classiques qui ont peur d’introduire la tentation dans leurs loges. Je dirai simplement à ce propos que la mixité va de soi chez les plus jeunes. Elle témoigne d’une certaine maturité, qui place l’humanité au-delà des rapports de séduction, dans une attitude simple, naturelle et responsable.

Ce qui est très drôle, c’est le miroir déformé que nous renvoient les medias, encore une fois. On ne cesse de parler à longueur de colonnes de l’Express et du Point, pour ne citer que ces supports là, des Frères qui œuvrent dans les coulisses du pouvoir. On n’évoque jamais les Sœurs ! Elles sont tellement soupçonnées de n’avoir aucun pouvoir, que vous n’y prêtez même pas attention, Messieurs et Mesdames les journalistes. Elles ont tout simplement l’air de ne pas exister, d’être une minorité sans conséquence. Elles sont pourtant présentes, et bien présentes, je vous l’assure. Certainement beaucoup plus discrètes, cela dit, que leurs homologues masculins. Et c’est sans doute un cadeau que vous leur faites, que de les oublier ainsi.

Mais revenons à ce qui est important. En ces temps troublés, ce qui intéresse l’humain, c’est ce qui l’interroge au plus profond de son humanité, lui permet de se forger des repères tout en renouant avec le chemin de son âme. Malraux était sans doute un visionnaire. On ne peut que le constater aujourd’hui.

La Franc-Maçonnerie, transmission ou bavardage convenu ?

La dimension de la transmission est essentielle dans les cercles initiatiques. Mais que peut-on transmettre quand on se contente de parler de société ? On est en droit de se le demander quand on entend pareille platitude de propos convenus ! On dirait que tout cela est fait exprès pour ne pas choquer les oreilles des profanes en évoquant des sujets qu’ils ne seraient pas capables de comprendre. Mais celui qui n’est pas initié n’est pas aussi béotien qu’on veut bien l’imaginer. Il ne faut pas prendre les profanes pour plus bêtes qu’ils ne sont. L’auditeur qui a le désir d’écouter une émission consacrée à la Franc-Maçonnerie a bien souvent déjà effectué seul une bonne partie du chemin.

Mais ne soyons pas pessimistes, ce discours est très clairement, hélas, « formaté » pour le monde profane et n’est certainement pas représentatif de ce qui se fait dans  la plupart des loges libérales, du moins je l’espère.  J’ai eu l’occasion d’assister à de très belles réunions philosophiques au Grand Orient de France où la symbolique figurait au cœur du débat avec force et beauté.

Qu’on ne s’y trompe pas. Je respecte profondément l’engagement pour les valeurs de la cité. Il est une noble cause. Mais qu’on laisse dans les discours aussi peu de place à l’initiatique est proprement consternant. Il y a plusieurs raisons possibles à cette espèce de désinformation. La première – et la plus simple – est que l’orateur franc-maçon qui s’exprime à la radio, ne souhaite pas évoquer ce qu’il estime faire partie de la sphère intime de la loge. Il y a suffisamment de livres, nous dira-t-on. Je ne partage pas cette opinion. L’autre raison – malheureusement la plus probable – est que dans des rituels épurés de leur substance initiatique, les symboles agissent mais inconsciemment, en quelque sorte à l’insu des protagonistes, qui ne sont alors que très peu conscients de la dimension initiatique de leurs réunions, même s’ils en intègrent pleinement dans leur vie les effets bénéfiques.

Ce coup de gueule passé, je vais vous donner un exemple. Je viens de regarder sur internet une vidéo. Une de ces vidéos poubelle qui accumulent un fatras de contre symboles pour faire croire au complot de l’instauration d’un nouvel ordre mondial par les franc-maçons et les illuminati. Les symboles utilisés dans ce type de vidéo sont laids, les pentagrammes sont inversés et représentent des diables autant que l’imagination peut en créer, le tout associé à des images de guerre et d’horreur. J’ai regardé cette vidéo quatre minutes et je m’estime relativement immunisée contre ce type de propagande négationniste. Toujours est-il que cinq minutes plus tard encore, au fond de moi il demeure une espèce de malaise diffus, une espèce d’envie de vomir due à l’accumulation de tous ces symboles utilisés en sens inverse.

Cet espèce de contre exemple montre comment des symboles universellement partagés, qu’ils soient bénéfiques ou maléfiques peuvent agir sur l’inconscient et entrainer le corps dans la mouvance. Ainsi certains franc-maçons des obédiences dites « libérales » ne perçoivent-ils peut-être pas pleinement la portée réelle mais inconsciente d’un rituel qui touche leur être profond, tout en leur donnant l’impression d’assister à une simple réunion philosophique.

Share

Le GODF en finit avec la mixité !

Nouveau : Méditation sur les outils, cliquez ici pour y accéder

Par une décision du 6 mai 2011, la cour Suprême de Justice Maçonnique du Grand Orient de de France décide l’annulation pure et simple de ce qu’on appelle pudiquement comme pour avoir l’air de ne pas en parler, le voeu n°9 du Convent de Vichy. En clair cela signifie que le Grand Orient de France ne veut plus des femmes, ne les acceptera plus comme membres de ses loges, qu’elles soient initiées au GODF ou affiliées d’autres obédiences. Superbe vision d’avenir le regard rivé droit dans le rétroviseur ! A l’heure où le Front National explose dans les sondages, les frères du Grand Orient de France affichent publiquement leur vision rétrograde de la société et des relations homme femme, en refusant la mixité.

Pour la petite histoire, à l’issue de la décision du Convent de Vichy, à l’automne dernier,  quatre frères du GODF, scandalisés de cette atteinte à leur liberté de

D'après un dessin original de Large retravaillé

maçonner entre hommes, portent la décision du Convent devant la justice civile. Le tribunal civil ayant observé la plus grande prudence quant à ses conclusions, la décision est donc remise à la Cour Suprême de Justice Maçonnique, qui, forte d’une souveraineté digne du 18ème siècle, refuse purement et simplement d’ouvrir aux femmes la plus grande obédience française. Ce n’était pas sous Vichy, ne vous y trompez pas ! C’était avant-hier ! Ces Frères parlent sans la moindre gêne de “retour à la règle et la raison”. Belle avancée socio-éthique dans un monde en pleine reculade sur le plan des libertés individuelles. On peut dire que le GODF n’a rien à envier aux velléïtés  séparationniste sociales et sexuelles des frères talibans de Kaboul. Eux, au moins, ont l’honneteté de ne pas militer pour les libertés individuelles !

Voici le mail que nous avons adressé en privé, à Patrick Burgoni, Président de UGODFM, association de frères du GODF qui militent contre l’arrivée des femmes dans la plus grande obédience maçonnique française.

Je comprends parfaitement votre “voeu” de demeurer entre Frères, car sinon, pourquoi ne demande-t-on pas à la GLFF ou à la GLDF de devenir mixtes ? Il y a là comme une espèce d’incohérence. Pourquoi le GODF (et non les autres obédiences ) devrait-il se plier aux exigences du droitdelafemmisme ambiant ?

La mixité à tout prix ? Mais que nous veulent-elles donc, ces femmes ! Il ne faut pas perdre de vue cependant que le GODF, qui est la plus importante obédience française, tout comme dans le domaine politique, un parti qui dirigerait le pays, est l’objet de tous les regards… A ce titre (en êtes vous conscients, Messieurs ?), la moindre de ses actions ou décision a valeur de symbole pour toute la communauté qu’il représente (à savoir la communauté des franc-maçons et des possibles maçons). Vous devriez vous réjouir, sans doute de ce que la Grande Loge de France (obédience masculine) ou la Grande Loge Féminine de France,  ne soient pas inquiétés par la rumeur publique… Cela confirme la suprématie du GODF en tant que représentant emblématique de la Franc-Maçonnerie Française dans la sphère publique ! Mais ce qui va avec le symbole… comme les éléments indissociables d’une espèce de paquet cadeau républicain… c’est la responsabilité face à la scène publique de refuser les femmes dans une structure qui est à la fois emblématique et représentative de la scène maçonnique française.

J’imagine que vous y avez réfléchi et que cela va sans dire (mais peut-être cela va-t-il mieux aussi en le disant).

Très cordialement,

Narimane

Nous vous communiquerons la réponse (éventuelle) de cette respectable association de maçons anti-mixité et qui sera laissée à l’appréciation de nos lecteurs.

 

Autres articles sur le sujet :

Sur le blog de Jiri Pragman hiram.be : http://www.hiram.be/Mixite-au-GODF-la-Chambre-Supreme-de-Justice-maconnique-annule-le-voeu-n-9-du-Convent-2010_a4644.html

Sur le blog de Noe Lamech gadlu.info : http://www.gadlu.info/godf-la-mixite-remise-en-cause-par-la-chambre-supreme-de-justice-maconnique.html

Share
Page 3 of 4:« 1 2 3 4 »
©2019 Spiritualites.fr
Share
Translate »