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Méditation sur l’équerre

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Source musique : Méditation 3G

Sortir de cette logique de l’échec qui n’appartient qu’aux profanes. C’est aussi l’un des enseignements de l’occultisme

Réussir sa vie, qu’est-ce que c’est ? Cela tient en quelques mots : travailler sur soi à l’aide des réseaux visibles et invisibles et prendre une distance salutaire vis-à-vis de ses émotions.

Les émotions, qu’elles soient positives ou négatives sont toujours violentes. Certaines prennent même l’allure d’un tsunami. Quand il s’agit d’une émotion d’amour, elle nous projette au-delà de nous-mêmes… mais attention, la possession jalouse n’est jamais très loin ! Quand il s’agit d’une émotion de haine ou d’une pulsion de mort, elle nous déconnecte de nous-mêmes aussi bien que du monde qui nous environne, pour ne laisser place qu’à une vague de destruction, un moteur de violence interne et externe qui détruit pour ne pas reconstruire. Il ne s’agit pas d’une destruction qui met à plat un édifice bancale pour en bâtir un nouveau. Il s’agit véritablement d’un tsunami, une vague de méchanceté et de violence qui ne laisse derrière elle qu’un paysage de ruines et de désolation.

L’émotion spirituelle existe aussi. Mais pour demeurer positive, elle doit être gérée, cadrée en quelque sorte. Cet élan invisible qui vous fait monter vers la lumière, les larmes aux yeux et le cœur sur la main… il est une grâce… il fait merveille ! Sur le court et le long terme… à condition toutefois de demeurer dans la droiture, de conserver une implication totale, assortie néanmoins d’une distance salutaire… sous peine au mieux de se consumer sous les flammes d’un feu destructeur, au pire de sombrer dans un mysticisme prompt à nous rappeler que le fanatisme n’est pas loin et que l’illusion du feu divin peut parfois mener aux portes de l’enfer.

La garde est simple, mais le travail long et difficile.

Je vous propose de commencer par une petite méditation…

Imaginez-vous dans un cadre dessiné au sol par une équerre. Vous la posez au sol, puis la faites pivoter sur elle même. Deux hypoténuses qui se croisent en un point central sur lequel vous plantez vos deux pieds dans le sol, bien reliés au centre de la terre. Sous vos pieds figure un cadre dessiné par deux équerres en miroir, une sorte de carré long. Au centre, vous vous trouvez vous, au point d’harmonie, traversé par le fil du rasoir, entre l’ombre et la lumière. Il ne s’agit pas d’un côté sombre et d’un côté lumineux. Vous n’auriez qu’à faire un pas en direction du côté lumineux pour échapper à la masse sombre de l’autre côté. Ce serait trop facile ! Non ! Il s’agit d’une alternance de petits carrés sombres et lumineux comme sur un damier… comme dans Alice au pays des merveilles. Vous savez parfaitement que si vous renoncez à jouer les funambules sur le fil du rasoir entre ombre et lumière, c’est le couperet de la méchante reine qui vous attend. Triste destin !

Mais ne bougeons d’où nous sommes. Revenez à votre carré. Malgré les dangers qui vous guettent vous devez rester centré, c’est tout ce qui compte…

Ce n’est pas facile de rester centré avec de vilains angles autour de soi et une telle masse d’émotions positives et négatives qui nous guettent au moindre faux pas ! Pas de panique ! Dans un premier temps il vous suffit de fermer les yeux pour vous abstraire de cette perturbante réalité et de vous laisser guider par une simple conviction… au centre de ce carré vous avez une certitude et une seule : ce sont vos pieds et ceux de personne d’autre, qui sont plantés au centre de cette terre contrastée. Pour ne pas trébucher, vous devrez vous enraciner.

Vos yeux sont toujours fermés. Ecoutez votre corps. Concentrez-vous sur l’intérieur de votre ventre. Au centre de votre ventre, juste un peu en dessous de l’estomac, figure le siège de vos émotions, le point central de votre être impulsif. Concentrez-vous sur lui, et imaginez qu’à partir de lui, une perpendiculaire traverse votre corps. Comme toutes les lignes, elle n’est pas bornée. Vers le haut, elle traverse votre thorax, votre tête jusqu’à son point culminant ; en direction du bas elle traverse vos organes génitaux, source de toute vie, pour rejoindre sous vos pieds le point central du carré, sur le fil du rasoir.

Projetez-vous un peu plus loin… un peu plus haut, un peu plus profond. En direction du haut, la ligne infinie ainsi dessinée se poursuit vers le ciel, jusqu’au firmament ; En direction du bas, elle continue inlassablement son chemin, jusqu’au centre de la terre. Voilà, vous venez de dessiner un axe géométrique. Il est intégré à votre corps. Une chose est certaine maintenant : tant que vous resterez sur cette voie, vous ne serez plus jamais désaxé. Vous n’avez plus à craindre de trébucher, les pieds fermement ancrés sur terre et la tête reliée aux étoiles. Vous vous sentez bien ? Vous venez de faire un premier pas sur le chemin, votre chemin. Profitez un moment de cette douce et rassurante certitude. Puis, une fois que vous vous sentirez bien sur votre axe, ouvrez les yeux.

Attention, le travail n’est pas terminé ! Maintenant que vous êtes sur votre axe, il vous faut accepter de porter votre regard un peu plus loin. C’est facile, avec votre axe vous ne risquez rien. Attention, pourtant, votre équilibre n’est pas acquis. C’est exactement comme lorsque vous apprenez à conduire un véhicule. Le moniteur vous dit : « ne regardez pas le sol devant la voiture, vous ne verriez pas l’enfant qui traverse ». Comme dans toute discipline, il faut anticiper, c’est à dire accepter de porter votre regard un peu plus loin, au-delà du carré, pour découvrir le monde et regarder la vie. Vous pouvez ouvrir grand les yeux, vous avez gagné. Un nouveau jour se lève. Vous venez de faire un deuxième pas sur le chemin… votre chemin. Mais le travail n’est toujours pas terminé…

Regardez maintenant vers le sol autour de vous. Vos deux équerres sont là. Il va maintenant falloir vous ancrer en mouvement et en verticalité. N’oubliez pas, vous êtes un être humain, pas un animal, ni un pur esprit qui vogue au gré des vents cosmiques. Vous déambulez dans votre monde en position verticale. Il va vous falloir construire votre maison.

Penchez-vous vers le sol. Attrapez vos équerres, mettez-les en position verticale et dessinez les murs de votre maison. Les fondations étaient posées. Vous commencez maintenant à élever votre premier édifice. Vous élevez progressivement les pans de l’édifice sur toutes ses bordures.

Vous venez de mettre la main à la pâte pour construire votre maison. Vous venez de faire le troisième pas sur le chemin… votre chemin. Mais trois, c’est un nombre impair, ce n’est pas un nombre stable. Réfléchissez… l’incertitude du trois, c’est aussi le mouvement de la vie… Et n’oubliez pas, votre maison a quatre côtés… au carré, cela fait seize… le nombre du volume… votre volume, votre première maison… la plus belle, la plus stable… puisque c’est vous qui l’avez, enfin, construite.

Profitez de ce beau volume. Je vous laisse à votre joie et à votre méditation.

Maintenant, laissez vos équerres verticales. Faites les pivoter chacune sur leur base vers l’extérieur de votre carré long, puis posez les à plat sur le sol. Vous venez de doubler la surface de votre carré long ! Un vrai carré s’étend maintenant sous vos pieds. Vous le dessinez, tout autour de vous. Il ne vous reste plus qu’à redéfinir le centre du nouvel édifice ainsi posé pour vous axer de nouveau, afin de cheminer sur la surface du globe en toute rationalité et en toute sécurité.

Prenez maintenant votre compas. Vous pouvez désormais dessiner un joli cercle autour de cet axe, qui fera de vous un acteur à part entière de la sphère céleste comme de la sphère terrestre. Vous venez de réaliser la quadrature du cercle. Le chemin est encore long et la taille des édifices construits et à construire englobe en réalité le champ de tous les possibles.

Vous cheminez dans un monde de liberté.

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Symbolique du nombre Trois

Dans la série symbolique des nombres, voici un texte sur le nombre Trois

Sur le plan mathématique, les nombres servent à dénombrer. Ce sont des unités singulières entretenant entre elles des rapports arithmétiques et algébriques, sur une échelle située entre plus l’infini et moins l’infini. Le chiffre, est la graphie qui désigne la réalité mathématique que figure la notion de nombre. Le nombre est un concept, le chiffre un symbole graphique de la réalité mathématique à laquelle il renvoie.

Sur le plan occulte on rencontre un peu la même opposition : les nombres sont des êtres et les chiffres leurs habits. Pour Gérard Encausse, les nombres sont les intermédiaires entre le plan visible et le plan invisible. Ils structurent le monde sur le plan occulte, sur une échelle allant de l’esprit à la matière, le nombre Un représentant l’esprit, l’essence de la lumière spirituelle. Tous les nombres émanent de lui.

L’univers à ses débuts, peut être vu comme un grand nuage, une intense concentration de lumière spirituelle emplie d’Amour et de Connaissance, les raisons d’être de l’Existence. Mais pas un souffle, pas une action dans ce monde sans mouvement, rien d’autre que l’Etre au sens plein du terme, c’est-à-dire une plénitude d’existence auto-suffisante.

Ce nuage est un contenant, un contenant plein, possédant en son sein toute la puissance de la vie, de la vitalité, à la source de la notion des contraires, de l’opposition entre Bien et Mal, Blanc et Noir, contenant également les germes du gris, mais sans dualité aucune, car il Est, au sens plein du terme et contient toutes les propriétés de la Vie, de l’esprit et de la matière fondues dans un seul moule.

Il faut imaginer la notion d’un tout, qui sur le plan symbolique pourrait être confrontée au concept figuré par le nombre Zéro. Zéro n’est rien, mais sa représentation formelle est 0+-. La force et le pouvoir de cette entité qui contient l’univers potentiel, est assimilable au concept véhiculé par le nombre zéro : Zéro figure le Néant. Il n’a besoin d’aucun mouvement, aucune énergie créatrice, car il Est le Tout. Sa non existence est évidente dans la mesure ou il Est existence auto justifiée. Tout comme Zéro, l’univers à ses débuts a intégré toute l’échelle des valeurs positives, négatives et intermédiaires. Zéro est semblable aux trous noirs dans l’univers : ils existent réellement, bien qu’ils semblent être la négation de l’existence et figurent également son mystère, car ce qu’ils aspirent semble perdu à jamais pour le monde de formes dans lequel nous évoluons.

Ce qui est venu donner l’impulsion de la Création, nul ne le saura jamais, car entre la Création et le Néant il y a l’impulsion de la Vie, le temps étant une conséquence directe de cette impulsion. Et entre la Création et l’impulsion de cette dernière, figure la notion de Volonté, à la source du Verbe, sans laquelle rien ne se crée. L’Existence primordiale fut un jour soumise à l’impulsion de la Volonté. Elle vint lui donner un sens, un but. Assumant auprès d’elle le rôle de l’ange gardien, elle changea le potentiel en devenir. L’Existence primordiale devint alors Création, une lumière rayonnante, environnée d’Amour et de Connaissance. Et pour revenir à la notion de nombre, on peut alors dire que la volonté primordiale a changé Zéro en Un, point de départ de la Création des univers visibles et invisibles. Cette trinité lumineuse, faite d’Amour, de Connaissance et de Volonté se situe à la source de l’Un.

Comparable à Mephistopheles, le Deux figure l’opposition des contraires qui établit des distinctions incessantes. Cependant, l’unité radicale ne se dédouble que pour se reconstituer trinitairement. Autrement dit, le Deux révèle le Trois, le ternaire n’étant qu’un aspect plus intelligible de l’Unité. Ainsi dans la dialectique, du choc de l’affirmation et de la négation, naît la synthèse, expression conceptuelle de la liberté.

« Le nombre 3 », nous dit Lacuria, cité par Gérard Encausse, « est le retour à l’unité, qui semblait brisée par le nombre 2. C’est en unissant le Fils au Père que l’Esprit Saint se réalise ; c’est pourquoi il peut être considéré comme l’efflorescence de l’unité. Il émane d’elle directement, participe à sa vertu, et exprime la paix et la béatitude. Sous un aspect, le nombre 3 renferme l’être tout entier, et peut être considéré comme le premier développement de l’idée de l’être, qui était une dans son principe ». Il ajoute que sur le plan de la création, « ce nombre a de nombreux reflets, dans les fluides, dans les couleurs et dans les formes ».

Le mystère de la Trinité, s’applique universellement et permet d’opérer, de façon non exhaustive, loin s’en faut, les rapprochements suivants :  dans le Christianisme, la divine Trinité est constituée du Père, du Fils et du Saint Esprit, les trois principes des alchimistes sont le Soufre, le Mercure et le Sel, et la Triade divine en Egype est constituée par Osiris, Isis et Horus.

Tournons maintenant notre regard vers l’Egypte, ou nous évoquerons l’exemple de la Triade divine, constituée par Isis, Osiris et Horus. La légende dit que Isis, recueillit les morceaux du corps de son époux défunt Osiris, après que Seth l’eût privé de vie. De leur union dans la mort naquit un fils : Horus.

Isis aidée par Nephtys et Toth insuffle à Osiris, le souffle vital qui de la mort, fait surgir la vie, des ténèbres, la lumière, provoquant ainsi la résurrection spirituelle du Dieu défunt qui renaît alors à l’esprit. Osiris triomphe des ténèbres de l’esprit, grâce à l’action conjuguée de la force, de la sagesse et de la beauté.

Denis Labouré nous explique comment Franz Cumont, résume le rituel de la résurrection d’Osiris. « Dès l’époque de la XIIe dynastie, on célébrait à Abydos et ailleurs une représentation sacrée, analogue aux mystères du moyen âge, qui reproduisait les péripéties de la passion et de la résurrection d’Osiris. Nous en avons conservé le rituel : le dieu, sortant du temple tombait sous les coups de Seth. On simulait autour de son corps les lamentations funèbres, on l’ensevelissait selon les rites ; puis Seth était vaincu par Horus, et Osiris, à qui la vie était rendue, rentrait dans son temple après avoir triomphé de la mort ».

Selon le rituel célébré à Abydos, Osiris triomphe de la mort matérielle pour connaître la résurrection et revenir dans le temple, grâce à l’action conjuguée d’Isis et de son fils Horus. Ainsi pour la seconde fois dans le mythe égyptien, l’action de deux forces vives sur un troisième être fait surgir la lumière. Ainsi l’action au sein d’une trinité renvoit-elle inlassablement vers le principe unique qui les contient tous. La naissance du quaternaire au sein de la trinité renvoie vers l’unité.

Selon le rituel d’Abydos, la résurrection d’Osiris par sa veuve, Isis, grâce à la force d’Horus, issu de l’union du principe féminin et du principe masculin unis dans la mort, signe le triomphe de la lumière sur les ténèbres.

De l’union des contraires dans le principe binaire, naît le ternaire. De l’action du ternaire naît un quatrième élément par lequel se produit le retour au principe unique qui fait surgir la lumière. C’est en s’appuyant sur la force que lui confère la trinité biblique, fondement de sa foi, que le gnostique accède à la sainteté par la Gnose et en s’appuyant sur les trois véhicules, que le lama accède à la bouddhéité par la méditation.

Mais en tant que symbole la Trinité divine, les trois lumières ou les trois véhicules sont objet transitionnel, nécessaire incarnation d’une réalité supérieure à ces symboles et que l’acte de méditation ou de prière lui-même, motivé par la Foi, permet de transcender, au travers de l’union des trois essences primordiales que constituent ces Trinités. En ceci, la Foi est donc étincelle nécessaire qui permet la Transcendance, c’est à dire l’évolution verticale vers la perception de la Nature Divine.

Pour Jean-Pierre Bayard, « la construction du temple reste un concept d’harmonie ». Il ajoute un peu plus loin : « Il doit y avoir accord entre l’univers, le temple et le corps humain. Ces proportions sont visibles dans les monuments égyptiens et plus particulièrement dans celles de la Grande Pyramide ». Ainsi, le rapport, de la hauteur de la pyramide de Kheops, par sa demi-base, serait le nombre d’or. La pyramide est constituée de quatre côtés, soit quatre triangles formant un édifice en trois dimensions et un sommet qui renvoie vers le ciel. De par sa structure tout à la fois ternaire, quaternaire et unaire, elle est un modèle d’harmonie qui transcende à la fois le temps et l’espace.

 

 

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