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La Mort, mode d’emploi

Que se passe-t-il après la mort ? Les traditions parlent de la Grande Initiation, les Franc-Maçons de l’Orient Eternel.
Simon Leclerc, cherchant et enseignant au Quebec nous livre ici son expérience d’enseignant spirituel et de canalisation sans tabou ni langue de bois. Un article passionnant qui lève bien des craintes et des idées reçues. Laissons-lui maintenant la parole.  
 

grande_faucheuseLa deuxième mort

Cela fait un long moment que je souhaite partager avec vous ma compréhension des passages qui se présentent à nous après la vie terrestre, soit “entre les mondes”. Je ne prétends évidemment pas détenir la vérité sur le sujet, mais comme plusieurs, j’ai débuté mon parcours spirituel en voulant apprivoiser la mort, un thème si sensible pour la plupart des gens. J’ai d’ailleurs compris plus tard qu’en vérité, je voulais surtout apprendre à vivre. Je vous partage donc ici mon propre parcours et mes expériences vécues sur le sujet.

Je suis conscient aussi que le thème de la mort est délicat, car il réfère à des croyances, religieuses ou autres, acquises individuellement et collectivement. Mon but n’est donc pas d’interférer avec votre vision de “la vie après la vie”, mais de vous présenter ma vérité, celle qu’il m’a été donné d’expérimenter et de comprendre au fil du temps. Et je vous laisse conserver (ou non) ce qui entrera en résonnance avec vous. Pour le reste, je vous suggère simplement de le mettre de côté.

Collectivement, nous craignons la mort. Il suffit de contempler le culte que notre société voue à la jeunesse et les dérivés que cela engendre (chirurgies et modifications esthétiques de toutes sortes) pour comprendre que nous tentons de la repousser. Pourquoi ? Parce qu’elle suscite une peur. Elle éveille en nous la peur du vide, du néant, la peur de ne plus exister, du moins dans la forme que nous connaissons. C’est un changement d’état que nous appréhendons, car il nous est inconnu. Pourtant, nous avons traversé ce passage à tellement de reprises par le passé, soit à la fin de chacune de nos incarnations (nous avons chacun eu en moyenne entre 400 et 800 réincarnations, certains jusqu’à 3000).

 

Apprendre à vivre

En vérité, on meurt tous les jours. Chaque fois que l’on renonce à un comportement spécifique qui nous limite, chaque fois que l’on transforme un élément de soi, chaque fois que l’on accepte de laisser aller une situation qui nous alourdit, on meurt à quelque chose de nous. D’ailleurs, les rêves de mort sont très rarement annonciateurs d’une mort physique. Ils sont plutôt initiatiques, ils nous invitent à laisser aller quelque chose de nous qui, au niveau évolutif de notre être, nous alourdit. Même au tarot, la carte de la mort est un présage de renaissance. Apprendre à mourir, c’est apprendre à vivre.

Que ce soit pour mieux comprendre notre propre parcours ou pour accompagner nos proches qui nous quittent, la “vie après la vie” fascine et inquiète aussi. Que se passe-t-il vraiment après le grand passage, ce que les Guides appellent “la première mort” ? Je reçois régulièrement des questions sur le sujet et je réalise qu’il existe autant de perception qu’il y a d’individu. Chacun envisage “la suite” selon ce qu’il comprend de la vie, et je ne crois pas qu’il existe de vérité absolue sur le sujet. Cependant, il est possible de tracer de grands principes à partir de la compréhension que la vie terrestre est le prolongement de la vie universelle.

Si “la vraie vie” débute ailleurs, nous sommes donc soutenus sur Terre par cet “ailleurs”, qui agit sur nous comme une présence bienveillante. Il nous accompagne sur le parcours du retour au souvenir de nos origines universelles. Mais chacun doit marcher son propre sentier, car personne ne peut le faire à notre place. L’aide est disponible, mais nous sommes responsables de créer notre vie à la hauteur de nos aspirations les plus profondes, tant sur Terre que dans l’autre monde.

 

Un changement d’état

Mon travail d’accompagnant individuel m’a amené à rencontrer des gens qui étaient décédés et qui ne le savaient pas. Même si cela peut surprendre au départ, c’est tout de même assez fréquent. J’avoue que j’étais moi aussi subjugué par cette réalité, ne comprenant pas comment cela était possible.

goeland ciel bleuEn réalité, la mort est un changement d’état qui nous amène à passer du corps physique au corps astral. Ce n’est pas douloureux, c’est comme se laisser aller dans une douce glissage d’eau. La médecine nous dit que nous arrêtons de respirer à la mort, mais en vérité, le souffle se poursuit dans le corps astral. Nous l’amenons avec nous en quelque sorte. C’est le fil conducteur qui relie les différents corps entre eux.

Le corps astral est une copie exacte du corps physique. Leur ressemblance est parfaite. Certains êtres qui décèdent ne réalisent pas qu’ils ont changé d’état, parce que la sensation dans le corps astral demeure la même, mais avec une légèreté ajoutée. Cela survient souvent dans les cas de mort subite accidentelle. En effet, il est fréquent d’observer dans l’énergie un être qui marche à pied le long d’une autoroute après un accident mortel. Il s’agit du défunt qui attend que l’on vienne le chercher. Il se demande pourquoi personne ne l’a invité à entrer dans un véhicule lorsque les secouristes sont venus.

À ce moment, surtout au début, l’être qui n’a pas cultivé sa conscience spirituelle ne comprend pas ce qui s’est produit. Comme il est toujours conscient et que son apparence semble être la même, il se dit qu’il ne peut pas être mort. Habituellement, les gens finissent par comprendre, mais cela peut prendre un certain temps. J’ai cependant vu des gens errer pendant des années avant de réaliser qu’ils étaient décédés, puisque leur nouvel état ne correspondait pas à la définition qu’ils avaient de la mort. Ils pourront éventuellement être aidés par un humain sensible à leur réalité qui leur expliquera la situation.

 

Une copie exacte

Il faut comprendre qu’à priori, le plan astral se présente lui aussi comme une copie exacte du plan terrestre. Par exemple, s’il y a une chaise dans votre environnement, celle-ci aura aussi une correspondance dans la dimension subtile, soit “une autre” chaise qui y sera visible et palpable. En réalité, il y aura une chaise visible à la fois dans la 3e dimension et sur le plan astral. L’être qui s’y trouve la verra donc aussi.

 

Quand nous décédons, la réalité immédiate qui se présente à nous est exactement la même que celle que nous connaissions avant, à la différence qu’elle est plus “vaporeuse”. Et cela peut prendre un certain temps pour apprivoiser ce changement d’état. Plusieurs expérimentations sont souvent requises pour que l’être réalise qu’il peut traverser la matière et voyager à la vitesse de la pensée. Au début, il voudra ouvrir les portes et se déplacer via les moyens de transport connus.

 

Le plan astral

Sur le plan astral plus dense, que certains nomment “inférieur”, plusieurs poursuivent la vie qu’ils avaient sur Terre. Pour simplifier le propos de ce message, j’utiliserai le mot “astral” pour décrire ce plan dit “inférieur”, My_Universe_by_AsariKorumaimais en réalité, l’astral présente un spectre de réalités parallèles très vaste, du plus dense au plus lumineux.

Après la mort, plusieurs êtres retournent dans les lieux qui leurs étaient familiers et interagissent avec d’autres êtres décédés qui partagent leur nouvelle réalité. Nous côtoyons au quotidien des êtres qui ont quitté notre plan de conscience et qui poursuivent leur vie d’avant. Ils sont partout autour de nous. Ils fréquentent les lieux publics et interagissent avec les dimensions subtiles des objets qui font partie de notre réalité. Ceux qui craignent les fantômes ne comprennent pas qu’ils en sont entourés. Les craindre revient à avoir peur de voir un oiseau. Il y en a partout.

Certaines entités de l’astral continuent de vivre dans les lieux qui leurs étaient familiers, simplement parce qu’ils ne savent pas où aller ailleurs. Les vieilles maisons sont souvent “habitées”, car les êtres qui y ont passé une grande partie de leur vie continuent d’y vivre après leur mort. Comme ils poursuivent leur vie d’avant, pourquoi changeraient-ils soudainement de lieu de vie ?

Et plus leur état de conscience était lourd dans l’incarnation, plus les énergies du lieu où ils se trouvent seront chargées. Nous ressentirons à ce moment qu’il y a une “entité” dans la pièce, souvent via une contraction du chakra du plexus solaire. À l’inverse, d’autres présences seront plus douces et moins dérangeantes à nos côtés. Cependant, les êtres plus “légers” s’accrochent rarement à un lieu de vie après leur passage, car ils ont plutôt envie d’explorer leur nouveau monde et les possibilités qu’il offre.

 

Un lieu habité

Lorsqu’un lieu est habité, il faut expliquer à l’entité qui s’y trouve qu’elle est décédée et que son parcours de vie l’amène maintenant ailleurs. Il faut lui dire que le lieu est désormais habité par d’autres. Il faut aussi le lui verbaliser à haute voix, car les entités de l’astral n’ont pas appris à communiquer par la pensée. Ils continuent d’interagir à partir des sens qu’ils connaissent.

Nous n’avons pas le rôle de les reconduire vers la lumière. Nous pouvons leur expliquer que d’autres plans de conscience existent et qu’ils peuvent s’y rendre, mais nous n’avons pas le mandat de les y accompagner, à moins d’être un passeur dans l’âme. Mais là encore, si l’on ne sait pas comment procéder, il est préférable de les confier à d’autres Guides invisibles plus “spécialisés”.

 

Pour ce faire, il suffit de prendre quelques respirations profondes et bien ressenties pour augmenter son propre rythme vibratoire. On crée alors un “pont vibratoire” entre les Guides et l’entité, et on laisse ensuite ces êtres interagir entre eux [je reviendrai sur le sujet de cet autre passage sous peu]. Ce qui importe pour nous c’est d’inviter l’être à quitter le lieu, amoureusement, mais fermement.

Bien qu’intéressants, les rituels ne sont pas nécessaires ici. Ce qui importe surtout c’est la sensation de souveraineté ressentie, une qualité de présence à soi qui exprime sa légitimité à habiter le lieu. À ce moment, aucune entité n’est autorisée à y demeurer, à moins que vous ne le lui permettiez. En vérité on ne chasse personne, on se réapproprie un endroit. Et tout ce qui n’est plus en harmonie avec cette nouvelle réalité se transformera naturellement.

 

Les entités

Un moment hors du tempsPlusieurs craignent les entités. Mais sachez qu’il est impossible pour un être de l’astral de s’accrocher à un humain, à moins que celui-ci ne lui ait d’abord ouvert la porte. Comment ouvre-t-on une telle porte ? Par l’inconscience.

Si quelqu’un expérimente par exemple une peur chronique du manque dans sa vie et qu’il n’arrive pas à la transformer, d’autres entités qui auront résonné avec cette même peur durant leur vie terrestre pourront être attirées vers lui à partir de l’astral. Pour ces êtres, chaque fois que le thème est ressassé, c’est comme si quelqu’un organisait un rassemblement sur le thème du manque. Ils se sentent familiers avec l’énergie qui se présente devant eux et ont envie de se joindre au groupe.

Au niveau évolutif, les entités servent la vie, car elles ont un effet amplificateur sur nos ombres. Il ne faut pas les percevoir comme de simples envahisseurs, car leur présence n’est jamais le fruit du hasard. Elle est autorisée par notre Âme. Les entités nous forcent en quelque sorte à nous positionner plus clairement face à nos ombres. Sans le savoir, elles accroissent nos lourdeurs pour nous aider à mieux les ressentir, et par le fait même, à choisir de les laisser aller. Elles répondent énergétiquement à l’appel évolutif de notre Âme.

 

Perdre son centre

J’ai remarqué dans ma vie que chaque fois que je ressentais une entité plus lourde dans mes énergies, cela survenait toujours après une expérience vécue où j’avais perdu mon centre, souvent en lien avec un jugement que j’entretenais envers moi-même.

Je me souviens d’une fois où j’avais rencontré un homme qui expérimentait un handicap physique qui m’incommodait. Je vivais un malaise à la vue de cette personne, sans vraiment savoir pourquoi. Au lieu d’accueillir ma sensation, je me suis plutôt détourné de cet être, cherchant à l’éviter. Quelque temps après, j’ai commencé à ressentir des entités dans mes énergies. Je ne comprenais pas ce qui s’était produit, jusqu’à ce que je revois le fil des événements. J’ai réalisé à ce moment que la vue de cet homme éveillait en moi le souvenir d’une vie passée où j’étais moi-même handicapé et où j’avais rejeté cette expérience, comme si elle n’avait jamais existé.

Au niveau magnétique, mon Âme avait attiré cet être pour réveiller en moi un souvenir que j’avais jugé et qui cherchait ma lumière. Il s’agit ici d’une expérience passée, mais je pouvais aisément retrouver des traces de ce malaise ailleurs dans cette vie-ci. Il n’était donc pas nécessaire de retracer ma vie passée pour entreprendre la guérison, j’avais des correspondances dans cette vie. Je le mentionne ici pour éviter d’interpréter qu’il faut percevoir ses vies passées pour se guérir. Ce n’est pas nécessaire, car chaque incarnation est aussi un tout en soi.

 

Les vies passées

Dans ma pratique de consultation, j’utilise surtout les vies passées pour sortir les gens (ou moi-même) d’un état de victime. Lorsqu’un être se sent impuissant ou victime d’un autre et qu’il se déresponsabilise de sa situation, Lumièreil devient intéressant de lui présenter une autre vie où l’expérience était totalement inversée. Cela remet les choses en perspective et offre une compréhension nouvelle à l’expérience créée par l’Âme.

L’évolution n’est possible que si nous assumons l’entière responsabilité de notre vie, de tout ce que nos créons, consciemment ou inconsciemment. Ce que nous nommons “les autres” fait partie de nous et nous faisons partie d’eux. Croire que nous sommes séparés est une illusion. Les autres sont là pour nous aider à nous découvrir. Si nous attirons certaines facettes moins intéressantes “des autres”, c’est parce que ces facettes recherchent notre lumière.

Revenons maintenant à mon expérience. Suite à la rencontre de l’homme handicapé, je me suis retrouvé rapidement “inondé” d’entités qui créaient beaucoup de malaises et de fatigue en moi. Je ne comprenais pas ce qui venait de se produire, mais je savais que quelque chose avait changé.

Quand j’ai croisé le regard de cette personne, un malaise inconscient s’est éveillé en moi. Le problème n’était cependant pas associé à la sensation ressentie, mais plutôt au fait que j’ai voulu l’occulter et me débarrasser de ce qui me dérangeait. C’est ce déni qui a ouvert la porte aux entités qui étaient présentes chez cet être et qui ont simplement “traversé” vers moi. Dès que j’ai conscientisé ma fuite et ma propre expérience passée reflétée par l’homme que j’avais croisé, j’ai repris mon pouvoir dans la situation. J’y ai ramené l’amour et j’ai ensuite pu proclamer ma souveraineté dans mes énergies. Les entités se sont alors éloignées.

Je ne fais aucun lien ici entre le fait que l’homme vivait avec un handicap et qu’il “transportait” des entités. Ces dernières s’associent aux êtres qui ont un état d’esprit plus lourd, peu importe la situation concrète qu’ils vivent.

 

Les cohabitations

Nous nous exposons tous à cohabiter de temps à autre avec des entités – ou de façon plus prolongée pour certains – car elles résonnent avec les thèmes qui ne sont pas pacifiés en nous. Dès que ces derniers remontent à la surface et s’inscrivent dans notre champ aurique, il est naturel que des entités s’y intéressent, car pour elles, ce sont des énergies familières. Et dès que nous conscientisons et éclairons la lourdeur qui se présente, l’entité s’éloigne naturellement de nous, car elle n’est plus autorisée à “demeurer” dans nos énergies. Notre souveraineté retrouvée la repousse.

Il ne faut pas non plus juger ces êtres “sans domicile fixe”. Ils vivent dans un monde parallèle à la Terre et tout ce qu’ils connaissent de la vie est associé à l’humain qu’ils étaient. Ils veulent donc poursuivre l’aventure terrestre et ils continuent d’interagir avec le seul plan qu’ils connaissent, soit celui de la Terre. Ils s’accrochent ainsi à ce qu’ils peuvent, ce à quoi ils ont encore de l’emprise. Mais ils n’ont aucun pouvoir réel, sauf celui que nous leur octroyons, consciemment ou inconsciemment.

 

homme2lumiereLes plans subtils

Revenons maintenant au sujet principal de ce propos, soit le passage vers les plans plus subtils. Je disais donc qu’au départ, la plupart des gens qui décèdent continuent de vivre la vie qu’ils avaient sur Terre. Ils continuent de s’identifier à leur personnalité et à ce qu’ils aimaient, ainsi qu’à réagir à ce qu’ils n’aimaient pas.

À moins d’être ostracisés dans sa vie humaine et de craindre profondément les jugements de son entourage, tous les êtres assistent à leurs funérailles. C’est une invitation incontournable pour tout être qui souhaite compléter la boucle de son incarnation. Mais l’être n’est pas observateur comme s’il était “une étoile dans le ciel”. Il est vraiment là, présent aux côtés de ses proches. Il se promène concrètement dans la pièce avec son corps astral.

Quand mon père est décédé, je me souviens que j’étais dans un état second presque de transe. Il m’était alors possible de le percevoir et de l’entendre. Au salon funéraire, je l’entendais s’étonner des gens qui venaient le visiter. Il s’exclamait de joie en voyant les visiteurs arriver et il allait les accueillir à la porte. À un moment, je l’ai invité à “aller vers la lumière”, tel que je l’avais appris dans les livres. C’était en 1996, alors que je débutais mon cheminement spirituel. Il m’a alors dit “je sais que la lumière est là et j’irai, mais pour le moment, laisse-moi vivre mon expérience”. Je n’avais pas compris qu’il était important de faire une transition, même dans l’astral. C’est pourtant quelque chose de si naturel sur Terre, pourquoi en serait-il autrement “de l’autre côté”.

J’ai compris depuis qu’il n’y a aucune urgence à “aller vers la lumière”. Il est même plutôt rare que des gens “traversent” avant une période d’au moins deux mois. Les êtres qui décèdent ont besoin d’un temps pour saluer leur proche une dernière fois (et parfois chercher à pacifier certains liens), visiter des lieux qui leur étaient chers, ou s’assurer que leurs dernières volontés soient adéquatement exhaussées. Ils ne peuvent plus rien y changer, mais beaucoup accompagnent tout de même leur exécuteur testamentaire dans ses fonctions. C’est une façon pour eux de passer le flambeau de leur vie à leurs proches et à leurs descendants.

 

Le passage

Maintenant, parlons de ce passage en tant que tel. Qu’en est-il ? Est-ce une porte spécifique qu’il nous faut rechercher après la mort ? Devons-nous parcourir vents et marées pour la découvrir ? Faut-il prier intensément pour qu’elle se présente à nous ? Suffit-il d’y croire ?

En vérité, le portail qui ouvre la voie aux plans plus subtils de ce que nous pouvons nommer le “paradis” (faute d’un meilleur terme) existe réellement. Certaines entités de l’astral vous diront que le concept du “paradis à la fin de ses jours” n’existe pas, car ils ne le perçoivent tout simplement pas. “La main de Dieu” n’est jamais venue les chercher. Ils se disent donc qu’il n’y a rien de plus après la mort que le prolongement de la vie terrestre. C’est pourquoi plusieurs continuent leur vie humaine. Et pourtant…

La “porte du paradis” est associée à ce que les Guides nomment “la deuxième mort”. Pourquoi ? Parce que pour la percevoir, il faut accepter de mourir à son identité humaine. Il faut accepter de laisser aller ce que l’on croit être, pour changer son état et renaître à une “version améliorée” de soi-même.

Pour ouvrir cette porte, nous acceptons de retirer notre manteau humain. Nous ne sommes plus celui que nous croyons être. Nous délaissons nos attachements, les liens qui nous unissaient à la Terre. Nous laissons aller les ressentiments, les hontes et les culpabilités reliés à des événements vécus. Nous acceptons de mourir aux éléments qui nous alourdissaient, mais qui pourtant nous faisaient sentir vivant sur Terre.

 

Une renaissanceastral2

Beaucoup d’êtres imaginent qu’il s’agit d’un renoncement, d’un deuil. Mais en vérité, c’est une renaissance à une partie plus grande de son être. Nous ne mourrons pas, nous revivons pleinement. Mais pour porter de nouveaux vêtements, il faut accepter de laisser aller les anciens. L’ennui est que plusieurs attendent de voir les nouveaux, pour décider s’ils acceptent de laisser aller les anciens. Cela est incompatible avec le concept de confiance et de lâcher-prise que nous apprenons à intégrer sur Terre.

L’évolution dans la dualité ne serait pas possible si tout nous était présenté d’avance. Nous n’aurions jamais besoin de nous dépasser et de ressentir l’inspiration, car nous comprendrions instantanément la portée de chacun de nos choix.

La confiance consiste à savoir que l’on est continuellement soutenu par l’Univers, tout en acceptant de vivre l’illusion de la séparation. Cela est au cœur de l’expérience terrestre et du choix d’évolution de notre Âme dans la matière.

Pour ouvrir le portail vers les plans supérieurs, il faut accepter de laisser aller son identité humaine. C’est cela la deuxième mort. Cette mort est plus difficile à effectuer que la première, car elle correspond à un choix conscient d’évolution. Si l’Âme initie la première mort, nous sommes responsables de la seconde.

Environ 40% des êtres qui décèdent vivent la seconde mort. D’ailleurs, de plus en plus d’humains sont et seront appelés à accompagner ces êtres en quête de direction vers les portails de lumière, car le plan de l’astral se transforme lui aussi. Nous nommons ces travailleurs de lumière des passeurs, ils sont de la famille des guérisseurs.

Le plan de l’astral est une zone intermédiaire où l’évolution est très limitée, car les êtres qui s’y trouvent ne peuvent plus interagir avec la matière, qui est son prolongement. Et comme ils ont renoncé à leur croyance puisque leur nouvelle réalité ne correspond à rien de ce qu’ils imaginaient, ils cessent de cultiver leur conscience spirituelle et de croire en une présence supérieure. Ils ne perçoivent pas non plus les Guides ou les anges qui nous accompagnent, car leur rythme vibratoire est trop dense. Ils sont donc en attente de sensations extérieures et ils s’accrochent aux humains qui en vivent à leur place.

 

Élever son rythme vibratoire

Toute personne qui pratique la méditation régulièrement apprend à reconnaître sa conscience supérieure. Il comprend qu’il n’est pas que son corps physique et le passage vers sa seconde mort en est facilité. Il sait comment élever ses vibrations. Ce nouvel état d’être ouvre naturellement la porte aux plans supérieurs.

Aucune technique n’est requise pour y accéder. Au moment souhaité, il suffit de s’arrêter, d’élever son rythme vibratoire et d’inviter à soi une dimension plus vaste de son être. Et alors, le portail s’ouvre et nous ressentons l’invitation d’y entrer. Nous pouvons attendre et y revenir plus tard, peu importe. La porte nous sera toujours accessible. L’évolution n’est pas une course au premier rendu. Chacun évolue au rythme qui lui est le plus juste.

 

Une histoire

Il m’a été donné de connaître l’histoire d’un homme qui est décédé subitement et qui entretenait, de son vivant, une vision spirituelle de la vie. Il pratiquait la méditation et la contemplation régulièrement. Cependant, son décès subit avait créé beaucoup de tristesse en lui et une sensation d’injustice avec laquelle il n’était pas en paix. Il laissait dans le deuil un petit enfant et cela le perturbait encore plus.

Après son décès, une amie à moi l’a contacté pour l’accompagner vers les plans supérieurs. Quand il l’a vu, la première chose qu’il lui a dite est que tout ce qu’il avait appris sur les plans subtils de l’amour et de la lumière n’était finalement pas vrai, car il ne les percevait pas. Pourtant, mon amie me disait que de nombreux Guides étaient à ses côtés, mais lui ne les voyait pas. Son état plus lourd l’empêchait d’élever son regard. Même s’il connaissait intellectuellement les plans de l’amour et de la lumière, sa réalité du moment ne correspondait pas à sa compréhension, et il se sentait perdu.

Il a d’abord fallu qu’il transforme son état, pour ensuite élever son rythme vibratoire, et enfin, percevoir l’autre plan qu’il recherchait. Il a dû faire la paix avec son départ subit et accepter de laisser aller les êtres qui lui étaient chers. Et alors, les portes se sont ouvertes.

En vérité, les plans subtils sont superposés à l’astral. Seul le rythme vibratoire diffère. Il faut donc changer son état pour y accéder. La porte en est le symbole concret, mais elle n’est pas extérieure à soi.

 

Expérience de mort clinique

Je souhaite terminer mon propos en expliquant une réalité qui nous est souvent présentée par les gens qui ont vécu une expérience de mort clinique. Beaucoup disent avoir perçu une lumière intense lors de leur “sortie de Une grotte... soudain, la lumière !corps”, une sorte de “lumière au bout d’un tunnel”. Ils disent avoir été portés par une énergie amoureuse, et souvent, ils expriment avoir rencontré des Guides, des anges ou des êtres chers, dans un cocon d’amour.

À priori, cette description s’apparente davantage à la version “catholique” de la mort qu’à la description que je vous en fais. Vous pourriez y voir là une incohérence, mais ce n’est pas le cas. Permettez-moi de vous expliquer ce qu’il m’a été donné de comprendre.

À chaque fois qu’un être vit une telle expérience, il en revient complètement transformé. Il est amené à rencontrer des énergies qui lui sont nouvelles et absolument fascinantes. Toute sa vie durant, jamais il n’oubliera son “voyage”. Mais il faut comprendre que ces expériences sont toujours orchestrées par l’Âme, et non par la dimension humaine ni par la personnalité. Ainsi, le “voyage” s’effectue “sur les ailes de l’Âme” pour ainsi dire. La “lumière au bout du tunnel”, c’est la lumière des plans subtils de l’amour et de la conscience qui s’ouvrent devant nous.

Comprenons ensemble que lorsqu’un être vit sur le plan de l’astral, d’autres parties de lui demeurent connectées aux plans plus subtils, puisque nous n’en sommes jamais séparés. Si la conscience demeure dans l’astral, l’Âme n’y est aucunement limitée. Donc si cette dernière crée une expérience de mort clinique afin d’amener sa dimension humaine à vivre un saut de conscience qui la transformera à jamais, elle choisira assurément de le faire via un plan de conscience élevé. Autrement, l’expérience n’aurait aucun sens.

 

La multiple présence

Lorsque nous quittons le plan terrestre, plusieurs aspects de nous continuent d’exister en parallèle, comme c’est le cas actuellement sur Terre. Ici, selon le niveau de conscience que nous cultivons, nous pouvons accompagner ces parties plus subtiles de notre être en expérimentant la multiple présence. C’est un processus évolutif dans lequel nous sommes tous engagés, que nous en soyons conscients ou non. Tôt ou tard, ce sera transmutationnotre destination. Il en va de même pour la vie dans “l’autre monde”.

D’ailleurs, les êtres qui “hantent” des lieux humains ne sont pas toujours des consciences Âme-Esprit comme nous le sommes. Ces “fantômes” sont parfois des mémoires résiduelles d’un être qui a traversé vers les dimensions supérieures, mais dont une partie de lui plus dense n’a pas été pacifiée. Elle a donc été “laissée derrière” pour ainsi dire.

Si cela est vrai au niveau de la densité, cela est aussi vrai au niveau des plans plus subtils. Nous sommes des êtres multiples, et plus nous évoluons, plus nous devenons conscients de notre multiplicité.

Les passages vers la mort sont des passages vers la vie. Nous mourons un peu tous les jours, pour mieux renaître à nous-mêmes. Apprendre à mourir, c’est apprendre à vivre. Plus nous résistons à laisser aller ce qui cherche à mourir en nous, plus nous sommes alourdis par la vie. À l’inverse, plus nous apprivoisons la mort sous toutes ses formes, plus nous nous élevons dans l’amour et la conscience.

La mort est une illusion, qu’elle soit physique ou énergétique. Nous sommes éternels, sans début ni fin. Seule la forme se transforme.

Simon Leclerc
www.psychologiedelame.com

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La poésie narrative et la mort

OrphéeGuillaume Apollinaire

Il est l’inspirateur du courant de la “poésie narrative”, une poésie profonde, de la vie et de la mort.

Extrait de Zone

Entourée de flammes ferventes Notre-Dame m’a regardé à Chartres
Le sang de votre Sacré-Coeur m’a inondé à Montmartre
Je suis malade d’ouïr les paroles bienheureuses
L’amour dont je souffre est une maladie honteuse
Et l’image qui te possède te fait survivre dans l’insomnie et dans l’angoisse
C’est toujours près de toi cette image qui passe

 

Mauro Fabi

La conscience de la mort à venir – conscience de la vieillesse comme une promesse de mort-, a son pendant dans le retour aux origines, comme si le mystère de la vie, de la naissance, se dévoilait enfin. (Analyse du long poème “Poussière”)

Le domaine des morts / Il dominio dei morti

Extrait :

Les mots sont morts-nés ils sont l’ombre de l’homme
qui marche à leur côté faiblement fidèlement
ils ont une [vie] pleine de lascivité parce qu’ils
veulent séduire et en cela réside le fait qu’ils soient
morts
(comme nés d’une terre brûlée);

les mots font l’amour avec d’autres mots ils ont
leurs histoires à eux que nous ne pouvons pas comprendre
ils sont si fragiles ils ont besoin de soins
comme un nouveau-né agité par des convulsions
dans une couveuse.

Les mots savent que tout ce qu’ils représentent est feint
artificiel bloqué une sorte de parodie émouvante
un monde qui n’existe pas et donc
ils ont conscience du total manque de vie
qui les soutient les alimente

dans le jardin des vers.

Tous ces gens qui meurent / Tutta questa gente che muore
Extrait

La vieille maison au bord de la mer

Je rêve souvent à ma vieille maison au bord de la mer,
la maison aux murs orangés
toute pleine de vers et de blattes,
toute pleine de lumière.

Je rêve d’y habiter mais comme un intrus,
quelqu’un qui n’en a plus le droit,
parce que les années ont passé et que désormais
d’un moment à l’autre ils pourraient rentrer
les nouveaux locataires.

Je rêve même que c’est mon père qui l’habite,
l’homme aux manières gracieuses d’autrefois.
Je le vois qui s’assoit sur mon fauteuil
la télécommande à la main,
mais la télévision est éteinte et lui,
il regarde d’un autre côté.

Dans le rêve nous nous aimons
mais nous savons que nous sommes arrivés trop tard,
que la maison n’existe plus
et que nous aussi au fond nous sommes deux fantômes.

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La mort : tabou du XXIème siècle ?

Un livre contemporain, récent, qui pose quelques bonnes questions, au moment où l’immortalité du corps et du cerveau est évoquée par des scientifiques. Comment penser la mort. Quelques points de repère.

 

En lecture partielle ci-dessous

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Comment penser la mort ?

Interrogations philosophiques sur la mort ; est-il concevable de penser la mort ; est-ce une porte ouverte vers la liberté ? Que nous apportent Montaigne, Spinoza, les philosophes qui ont réfléchi avant notre siècle à l’incontournable finitude du genre humain ?

spiritualites.fr entame avec vous un cycle de réflexion et d’échanges sur la mort : trois articles sur le blog et bientôt un cours sur la Mort sur notre Université en ligne, le site des cours et conférences de Pratiques Spirituelles du 21ème Siècle.

Une émission d’Arte TV avec le philosophe Pierre Dulau.


 


Interrogations philosophiques sur la mort ; est-il concevable de penser la mort ; est-ce une porte ouverte vers la liberté ? Que nous apportent Montaigne, Spinoza, les philosophes qui ont réfléchi avant notre siècle à l’incontournable finitude du genre humain ?

spiritualites.fr entame avec vous un cycle de réflexion et d’échanges sur la mort

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Mourir pour vivre ?

Mourir pour vivre et non pas vivre pour mourir. Problématique initiatique, problématique profane. L’un chemine, guidé par l’essence de sa quête. L’autre suit son chemin entrainé par les circonstances de la vie qui le mènent inéluctablement du levant au couchant sans avoir cherché à s’élever au dessus du torrent de la vie et de ses courants incontrôlables.

Vivre c’est savoir renoncer. Renoncer à des privilèges pour la justice, renoncer à une condition physique ou sociale pour maintenir la vie, renoncer à un orgueil dévorant pour laisser s’épanouir la lumière.

La grande faucheuse est l’amie de tous. Elle vient tous nous chercher lorsqu’il est l’heure et que nous avons l’âge. Symboliquement, elle représente le renoncement, vecteur de transformation, voire de transmutation. Figure emblématique de toutes les traditions populaires, elle n’épargne personne.

Le maître est précipité dans une mise en scène macabre qui le rend victime d’un crime crapuleux, dont il faudra qu’il accepte l’ignomignie pour renaître de ses cendres, tel le Phénix. L’oeuvre d’architecture n’est jamais achevée. A peine érigé le temple est voué à une destruction certaine. Le compagnon équipé de son viatique a parcouru les sentiers de son être intérieur. Il a construit. Il a surtout appris à ériger les fondations de son temple selon des principes et des méthodes. Il en a découvert aussi par lui-même et a le sentiment in fine d’être parvenu au bout d’un chemin, ou à tout le moins d’avoir fait un bon bout de chemin qui l’autorise à prendre un peu de repos.

Que nenni. La grande faucheuse est là. Elle n’oublie jamais personne. Elle veille sur l’oeuvre qui a le tort de se croire accomplie ou parvenueà un certain degré d’accomplissement. Son éternelle mission consiste à détruire ce qui se croit arrivé au bout du chemin, ceux qui ont l’outrecuidance d’envisager mettre un terme au processus d’évolution. Soit. Il leur en faudra passer par l’involution. Revenir au degré zéro de la création pour bâtir à nouveau.

Alors quel intérêt ? Je crois que tout simplement on ne batit pas à partir de rien. La matière en décomposition génère l’humus sur lequel s’épanouissent les plus belles fleurs. Et sur de la roche brute point de fleurs, un sol raviné par les intempéries où rien ne pousse, rien ne s’élève en l’absence de la moindre semence.

Alors la bonne recette ? Elle est sans doute dans une certaine equanimité qui ne laisse aucune  prise aux éléments après le passage de la truelle. Elle est dans la recherche de ce point d’équilibre jamais véritablement atteint, dans la quête de l’harmonie libératrice qui a cultivé le feu intérieur, dont, à partir de la brisure de la faux, jaillira la lumière.

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La mort selon Epicure

La peur de la mort est un obstacle au bonheur. Faux problème, pour Épicure : « La mort n’est rien pour nous »

Ma propre mort n’est jamais un événement pour moi. Pas de rencontre entre moi et ma propre mort.

 

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La Mort

Début ou fin ? Pourquoi pas, passage ?

Les franc-maçons, on le sait (ou pas) ont un rapport particulier avec la mort… L’Orient Eternel, au-delà du Voile d’Isis ! Ils font partie de ces rares occidentaux pour qui la grande faucheuse n’est pas un sujet tabou à notre époque. Ils affectionnent même presque d’en parler, ces fils du Démiurge ! Elle est pour eux comme une grande soeur, une amie presque. Il y a certainement quelque raison symbolique obscure à cela, mais ce n’est pas le sujet de notre article… que cette raison soit digne d’un film fantastique ou étincelante, comme le plein éclat de la Lumière, qu’importe ! Elle ne peut se connaître que de l’intérieur. Passons donc à un autre angle de vue.

La mort, donc, un sujet tabou. Elle est associée à la putréfaction, à l’irréversible… à la fin, ferme et définitive, selon les convictions. Le pire, c’est la mort d’un être cher, plus encore que la sienne, dont on ne sait qu’attendre, quoiqu’il en soit. Que faut-il en attendre en effet ? Personne n’en est jamais revenu.

Pas exactement… nous disent la Tradition… les religions… les chamanes… les sages de tous les continents.

D’autres disent qu’ils sont en contact avec les morts. Des charlatans ? Des marchands de rêve ? Des fous ? Ou des sages qui portent un regard sur une autre réalité ?

D’autres encore parlent de NDE. Ils ont vu un tunnel, une lumière magnifique… le plein éclat de l’Amour universel. Puis on leur a dit qu’il fallait rentrer. Dommage ! La plupart n’avaient pas envie de faire le chemin du retour. On les a poussés en leur disant que ce n’était pas leur heure. Un peu sévères ceux  de l’au-delà non ? Parlons-en de l’eau de là. Ils n’ont pas eu l’occasion de la boire, l’eau de là… celle du fleuve magique, du Léthé, bien sûr ! Ils ont refusé de traverser la Douât, Ils ne voulaient plus de l’eau-de-là ! Tant pis pour eux ! Tant mieux pour nous, peut-être… ou pour ceux qui les aiment.

Certains médecins ont cherché à approfondir la question des NDE (je pense au Dr Raymond Moody, ou au Dr Elisabeth Kubler-Ross), à en tirer un enseignement. D’autres, peu soucieux de remettre en cause leurs certitudes matérialistes, ont parlé de drogues émises par le cerveau, au moment du départ. Départ ? Qui a dit départ ? Vous avez dit départ ? Eux ont dit point de non retour. A la ligne !

La seule chose qu’on a pu constater, c’est que la plupart de ceux qui ont vécu une NDE en sont revenus radicalement transformés, ont revu leurs priorités dans la vie, se sont mis à aimer les autres, à aimer la vie, de façon plus large… à n’avoir plus peur de la mort. Nos yeux à nous peuvent voir, et faire le constat d’une transformation radicale… qui interroge. Et s’il y en a qui ne connaissent personne ayant vécu une pareille expérience, ils n’ont qu’à laisser un commentaire au bas de cet article. Ils se trouvera certainement quelques lecteurs, qui pourront leur apporter des précisions, ou pourquoi pas, répondre à certaines de leurs questions. L’avantage d’internet et des réseaux sociaux qui permettent le partage d’expérience…

Et les religieux, dans tout cela ? Il y a beaucoup de personnes qui croient en Dieu ; C’est même très à la mode à notre époque matérialistico-obscurantiste. Il y a bien quelques rites funéraires… un corpus de prières, toutes religions confondues. Mais toujours ce fichu mystère. Et la peine de perdre celui qui part. Et la peur d’y passer un jour, nous aussi. La seule certitude qui tienne. Alors se réfugier dans la prière, c’est bien. C’est rassurant. Mais est-ce réellement constructif ? La réponse appartient à chacun. Elle est de l’ordre du vécu intime.

Et les bouddhistes, dans tout cela ? Leur ennemi, c’est plutôt la vie, cet océan de souffrance ! Alors la solution ce serait d’en finir ? Non, surtout pas ! Vous reviendriez dans un état encore pire que celui que vous venez de quitter ! Une seule solution… la méditation ! Et puis l’amour, aussi, sous forme compassionnelle.

Un peu irrévérencieux, tout cela. Vous entendrez bien que ce ton un peu léger est exempt de tout jugement. Nous sommes bien peu de choses face à l’inconnu. Et il n’est pas donné à tout le monde de tutoyer le mystère !

En dehors de l’intime conviction, néanmoins fluctuante selon les époques et les personnes, rien ne tient devant cet inconnu aux relents d’insoutenable putréfaction. Et l’ego dans tout cela ? Pourquoi, moi, qui ai passé tant de temps à perfectionner ma vie, devrais-je finir dans un trou malodorant ou réduit en cendres par les flammes impitoyables de cette terre ? Y a-t-il une logique à tout cela ? C’est bien ça la plus terrible des questions. A quoi bon passer sa vie à se faire une belle vie si elle doit finir réduite en cendres ? A quoi bon passer sa vie à préparer sa mort, pour devenir finalement si peu de choses ?

Le grand absent de ce discours que je vous tiens ce soir est sans doute l’esprit. Il y aurait de l’esprit et de la matière, nous disent les religieux, et aussi les mystiques et praticiens spirituels de tous poils. Mais aussi certains physiciens, adeptes des théories quantiques. Sont ils en mal de l’affirmation d’une conscience subtile, ou bien est-ce nous qui refusons de changer d’angle de vue, de niveau de conscience ? Encore faut-il, pour cela, accepter de porter son regard un peu plus loin… pour considérer par exemple, le pendu du tarot comme un être qui marche droit, dans son monde à lui. C’est peut-être lui, somme toute, qui a raison !

Il est peut-être temps d’ouvrir les yeux et d’accepter de considérer que la matière, c’est de l’énergie et que l’énergie, c’est une forme d’esprit. Voilà peut-être un premier pas très simple en direction d’une élévation de conscience. Un premier sujet d’étude, facile à comprendre, à accepter et à travailler. Un premier pas sur le chemin… un très long chemin… qui mène chacun, là où il doit arriver.. l’étape finale étant toujours différente de celle du voisin… si tant est qu’il y ait une fin ! à ce chemin…

Toujours est-il qu’entre conviction et raison, il n’y aura jamais que des questions. C’est peut-être cela, la plus belle chance de notre vie, la plus belle particularité de notre condition humaine… accepter de se poser des questions… et de rêver !

Je ferme les yeux et je regarde… un oiseau. Un magnifique oiseau de feu. Une seule pensée m’habite au plus profond de l’obscurité et qui me soutiendra, tout au long du chemin. La force presque surnaturelle de cette créature, oiseau de devenir… Et une question… une seule question, qui me taraude et ne me quittera pas…

Le phénix ne renait-il pas toujours de ses cendres ?

 

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