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La méditation pleine conscience, une liberté

Loin de la réflexion spirituelle, ce débat situe la méditation, la méditation pleine conscience, dans le contexte de notre société.

Un livre, un e-book (prix intéressant !), complété par des méditations guidées :
Arrêter l’attente, toujours, de quelque chose, puis de quelque chose de plus. Interrompre le flux envahissant, tout simplement, suspendre le jugement, parvenir à faire cesser ce stress, qui chaque jour est l’obstacle auquel nous nous heurtons.
Vivre, vivre pleinement, l’instant, la succession des instants, et construire une vie bonne…
Il suffit de prendre le chemin, avec ce livre, et les méditations de pleine conscience guidées qui l’accompagnent.

Sommaire

Introduction   11

 

Chapitre 1 : 15

 

Qu’est-ce que la Méditation Pleine Conscience ?  15

 

Origine et évolution de la Méditation Pleine Conscience  25

 

Une belle métaphore : La Méditation de la montagne  29

 

Le secret d’une méditation réussie : la répétition   36

 

De l’incompétence inconsciente à la compétence inconsciente : un parcours en quatre étapes  37

 

L’incompétence inconsciente c’est le « je ne sais pas que je ne sais pas »   38

 

Je sais que je ne sais pas : c’est l’incompétence Consciente  38

 

Je sais que je sais :  Compétence Consciente  40

 

Je ne sais plus que je sais, mais je le fais… Compétence Inconsciente  41

 

Chapitre 2 : 45

 

Méditation  Pleine Conscience :  Bénéfices et pratique  45

 

Comment avancerez-vous sur le chemin de la Pleine Conscience ?  47

 

Comment pratiquer la Méditation Pleine Conscience ?  53

 

Travailler sur les émotions et expériences douloureuses  59

 

Diagnostic et accueil des émotions et expériences douloureuses  60

 

Les effets de la Méditation Pleine Conscience sur le corps et la santé  63

 

Les Principaux Bénéfices Obtenus dans la Méditation Pleine Conscience  65

 

Les bénéfices Physiologiques  65

 

Les Effets Psychologiques  66

 

Autres apports de la Méditation Pleine Conscience  69

 

S’éveiller au Moment Présent  69

 

Connaître notre être véritable  69

 

Interagir avec les Autres  70

 

Augmenter sa capacité à être heureux  70

 

Le détachement  71

 

L’équilibre  72

 

Augmentation de la Performance au travail  72

 

La Méditation Pleine Conscience favorise l’élévation de conscience  73

 

Chapitre 3 : 75

 

La Méditation Pleine Conscience Pas à pas  75

 

Étape 1 : Trouvez un coin tranquille pour méditer  79

 

Étape 2 : Installez-vous dans la bonne position   80

 

Étape 3: Adaptez votre respiration   81

 

Étape 4 : Concentrez-vous sur votre esprit  82

 

Mon programme de pratique de la Méditation Pleine Conscience  84

 

Conclusion   87

 

Annexes  91

 

Annexe1 :  Méditation Corps et Conscience  93

 

Annexe 2 : Méditer par le vide Livret et texte de la Méditation   99

 

Quelques points de repère et exercices pour sentir et reconnaître l’invisible  100

 

Qui êtes-vous ? Qui sommes-nous ?  100

 

De quoi sommes-nous faits ?  102

 

Exercice : 102

 

Exercice perception du corps éthérique : 106

 

Avez-vous déjà vu le corps éthérique d’une personne ?  108

 

Méditation par le vide  110

 

Exercice de rayonnement : 112

 

Annexe3 :  Méditation du souffle  117

 

Annexe4 :  Méditation de la Paix  121

 

Union de l’âme et du corps

D’après “LA PERSONNE HUMAINE DANS L’ŒUVRE DE  CARL GUSTAV JUNG de Didier LAFARGUE Disponible ici

EXTRAIT Unité de la personne humaine – Union de l’âme et du corps

Selon le psychologue zurichois, la première condition visant à maintenir la santé de l’âme humaine et à permettre à toutes ses virtualités de s’exprimer est l’intégration du corps à la vie personnelle. L’être humain est formé de deux entités, une âme et un corps, la vie de la première ne pouvant se concevoir séparément de celle du deuxième. Aussi trouve-t-on parmi les premières préoccupations de notre savant l’injonction faite à l’être humain d’être en accord avec son corps. Il faut « fondre ensemble corps et esprit, afin qu’ils constituent une unité difficilement contestable et créent ainsi une disposition psychologique permettant des intuitions qui transcendent la conscience »[i].

Ce devoir est fondamental dans la mesure où l’individu se doit de garder son contact avec la nature et comme tel s’obliger à une présence à lui-même. Etre en union avec son corps l’incite à prendre la mesure de sa personne, de ses capacités et de ses limites. Il ne s’égare pas dans de vaines abstractions propres à l’éloigner de la réalité et acquiert une juste conscience de ses potentialités. C’est dans ce sens que va le rapport avec notre inconscient, réceptacle de toute vie naturelle. L’être humain se trouve responsabilisé et accède à une authentique autonomie. En possession de son corps, il en reçoit pleine énergie. Il dispose de forces et de moyens dont il pourra user dans sa vie quotidienne pour s’adapter à la réalité tout en restant en conformité avec lui-même.

Dans la recherche de cet équilibre, le sport détient une dignité éminente au regard de notre psychologue. Ce dernier le savait bien puisque dans sa jeunesse il était un fervent pratiquant de l’activité physique et aimait rappeler son intérêt pour la voile ou l’alpinisme.

Dans l’expérience du corps le sport trouve sa vocation en donnant l’occasion à celui-ci d’être éduqué en pleine totalité. Toute l’énergie physique contenue dans l’individu est alors canalisée pour son plus grand profit de telle sorte qu’il parvienne à la maîtrise de son être. Un entraînement approprié et l’apprentissage des techniques les mieux adaptées permettent la meilleure expression de ses velléités corporelles tout autant que leur contrôle. La lutte contre un élément déterminé, que celui-ci consiste en une distance, une durée ou un objet matériel, n’est en fait qu’un moyen de mener le seul combat véritable, celui engagé contre soi-même. Toutes les difficultés auxquelles se heurte le sportif ne sont là que pour lui permettre de prendre conscience de ses qualités physiques et d’acquérir une correcte mesure de lui-même. Il s’agit d’une pratique qui représente un phénomène humain engageant tout le corps et obligeant chacun à avoir la meilleure conscience de sa condition terrestre.

L’évocation du sport a pour nous été l’occasion de montrer que la première loi que l’homme devait respecter pour connaître la sérénité était de suivre sa nature et ne pas séparer corps et esprit. Ce rôle tenu par le corps dans notre unité personnelle avait bien été perçu par les habitants de l’ancienne Egypte. Ces derniers ne concevaient nullement leur vie dans l’au-delà comme un état où l’âme, libérée du corps, accédait à la sérénité éternelle. Etablis dans un pays prospère protégé des invasions par des frontières naturelles, ils ne souhaitaient rien d’autre qu’une vie exacte réplique de celle qui avait été la leur ici-bas. Or, qu’est ce qui pouvait symboliser au mieux celle-ci que le corps humain, symbole de la vie des instincts ? Contrairement à l’optique développée par une certaine tendance chrétienne qui assimile le monde d’ici-bas à une vallée de larmes avec tout son cortège de souffrances, l’Egyptien, son art en témoigne, conçoit celui-ci dans l’optimisme et la joie. Il n’aspire qu’à le prolonger dans la mort en continuant à éprouver toutes les sensations que sa vie corporelle lui a fait connaître. Une saine vie spirituelle doit intégrer cette dernière, telle est la leçon transmise par l’art de la momification en honneur chez les peuples de la vallée du Nil. Il faut préserver le corps du défunt, éviter les dégradations qu’il est appelé à connaître, lui permettre de se nourrir dans sa vie future en déposant près de lui des provisions. Toutes ces pratiques découlent de cet attachement si fort aux joies de l’existence bien présent dans les mentalités égyptiennes. Le travail de l’embaumement, la dimension artistique même qui transparaît dans les positions de la momie n’ont pas d’autres sources que cet amour de la vie propre aux Egyptiens exprimé dans cette volonté de conserver le corps.

Il semble pourtant que la nécessité d’un tel lien ait parfois été ignorée par l’humanité, laquelle n’a pas toujours su voir le bien fondé de cette harmonie. Dans une certaine mesure, le christianisme a établi une séparation entre les deux principes, créant une dualité peu conforme à la nature humaine. Certains esprits chrétiens ont dénigré l’attachement au corps, symbole de « la chair et du pêché ». Ils ont développé une conception selon laquelle le devenir de l’homme était lié à l’esprit, générant de la sorte une morale ascétique visant à élever l’âme au dessus des sens. Ils ont ainsi souligné la faiblesse de la chair qui expose l’homme au pêché et symbolise la fragilité de la nature humaine, rendant l’homme aveugle face aux réalités divines et l’empêchant d’avoir accès aux vérités spirituelles. En ce sens, toute une théologie s’est développée et a tenté de mettre en garde la créature contre ces sujétions terrestres. « L’esprit de la chair porte toujours à la volupté » disait Saint Bernard, signifiant par là l’influence qu’elle exerce sur nos actes et son opposition à toute saine vie spirituelle. Le pouvoir de la chair et la vie des sens qui en est l’apanage nous détournent effectivement des valeurs célestes. Ils tendent à corrompre notre âme en en faisant l’esclave des plaisirs de la terre.

Certes, la doctrine chrétienne ne condamne pas le corps en tant que tel puisqu’elle le revêt d’une dignité supérieure en lui donnant pour vocation d’être voué au Seigneur, et à chacun il est fait un devoir de glorifier Dieu en son enveloppe terrestre. Elle ne l’en dévalorise pas moins en en faisant l’objet des tentations propres à lui faire connaître le pêché. En fait, le corps doit être transcendé par l’esprit de telle sorte qu’il puisse s’élever au dessus des séductions du monde d’ici-bas pour atteindre à la parfaite maîtrise des aspirations terrestres. Pour cela, il faut que l’âme humaine tende au dépouillement, celui recherché par les saints lorsqu’ils s’infligeaient des mortifications qui n’avaient pour rôle que de lutter contre le dérèglement des sens et le pouvoir des passions humaines.

Dans un souci d’élévation spirituelle et morale, le christianisme a voulu mettre une distance entre le corps et l’esprit, contribuant alors à créer une dualité qui ne pouvait que nuire à la santé de l’âme. C’est ce que déplorait le psychologue zurichois quand il estimait que celle-ci dépendait du dépassement de nos contradictions. L’important était de retrouver en nous une unité ne pouvant passer que par l’intégration de toutes les forces vitales régissant notre vie corporelle.

Son contact avec l’Orient avait donné à Jung l’occasion de percevoir d’autres attitudes en cours dans des cultures différentes de celle européenne et pouvant pallier aux manques et déficiences témoignés par cette dernière. « L’indien ne peut oublier ni le corps ni l’esprit, l’Européen oublie toujours l’un ou l’autre »[ii], disait-il. L’Orient en effet n’avait pas le souci de créer des séparations, tant au sein de l’univers qu’à l’intérieur de la vie humaine. Pour lui, elles risquaient d’aboutir à des oppositions pouvant aller à l’encontre du principe primordial régissant toute chose. Le souci d’unité spirituelle était très fort et toutes les forces du cosmos devaient se compléter et s’harmoniser au lieu de se combattre. Aussi importait-il au plus haut degré que corps et esprit restent dépendants l’un de l’autre, tout manquement à cette loi étant contraire à l’ordre du monde. Se sentir en communion avec l’univers impliquait obligatoirement une intégration des forces vitales conditionnant notre vie sur cette terre et une assimilation de notre vie corporelle. Les mystiques orientales ont par conséquent voulu améliorer nos relations avec notre corps afin de mieux définir notre équilibre personnel. Ainsi a fait le bouddhisme zen qui s’est fait un devoir de nous amener à une meilleure possession de notre enveloppe charnelle pour assurer une stabilité nerveuse indispensable à notre santé spirituelle.

Tout notre équilibre, affirme-t-il, est conditionné par la manière dont nous parvenons à maîtriser nos énergies, à les maintenir en nous de façon à les rendre disponibles en vue de favoriser le travail de l’esprit. Il faut par exemple que la respiration soit disciplinée de telle sorte qu’elle puisse concourir au calme et à la sérénité de notre personne. En ce sens, la posture du corps a son importance. Sur ce point, l’Orient suggère d’adopter la position du lotus, celle par laquelle notre dynamisme intérieur est canalisé afin d’amener la clarté de l’esprit. Chacun d’entre nous est dés lors présent, ici et maintenant, en possession de tous ses moyens.

C’est dans l’acquisition de cet état que réside l’intérêt des arts martiaux. Ceux-ci trouvent leur finalité en travaillant à la concentration en notre corps de toutes nos forces physiques et spirituelles et en assurant leur harmonie générale, de manière à ce que chacun conquiert son unité et fonde sa liberté. La différence des mentalités existant à ce sujet entre l’Orient et l’Occident est éloquente. Si le second estime que force et performance ne s’obtiennent que par la seule technique, le premier considère que les meilleurs résultats ne sont acquis que dans la mesure où la puissance physique est mise au service d’une attitude spirituelle adéquate. Cette dernière idée est enseignée dans la pratique du karaté, du tir à l’arc, du judo, de l’aïkido. Do, précisément, signifie «  voie », celle que le pratiquant doit trouver par lui-même en vue d’atteindre la maîtrise de soi, le contrôle de son énergie et la communion avec l’ordre de l’univers.

Mais l’union intime existant entre l’esprit et le corps peut se réaliser d’une manière bien plus simple, soit au sein du travail manuel. Jung en parlait en connaissance de cause puisque lui-même se donnait physiquement en usant de ses mains, pour preuve la tour qu’il a construite dans sa propriété de Bollingen, et qui lui a donné l’occasion de se plonger de plein pied dans la maçonnerie. Le travail de la terre a tout autant suscité son intérêt et c’est avec une joie indicible qu’il s’est livré au jardinage. « Je voulais manier, avoir la sensation de la pierre, toucher la terre »[iii] avouait-il avec simplicité.  Il affirme en outre que la sculpture et la peinture l’ont aidé à surmonter l’épreuve qu’a représenté pour lui la mort de son épouse.

C’est un fait que travailler de ses mains est extrêmement sain dans tout ce qui intéresse stabilité morale et équilibre psychique. « Chaque fois que […] il m’est arrivé de me sentir bloqué, je peignais ou je sculptais une pierre ; et chaque fois, c’était un rite d’entrée qui amenait des pensées et des travaux »[iv]. Toute activité manuelle nous oblige à une présence à nous-mêmes, nous incite à garder les pieds sur terre et à être en contact direct et tangible avec la réalité. Elle nous met en relation avec ce qu’il y a de plus concret dans l’existence et par là nous protège contre les chimères de toutes sortes. Toutes les fois que nous traversons une épreuve ou que nous sommes sujet à une dépression, l’activité manuelle nous reconduit à l’ordre des faits. Se réfugier dans le travail est toujours le plus sûr des remèdes aux problèmes personnelles, la chose est connue ; le travail manuel tout particulièrement car par l’obstacle visible qu’il suscite à nos efforts physiques, il est le meilleur moyen de nous ramener au concret et au monde sensible.

Or, l’Occident ne lui a longtemps voué que mépris, en tout premier lieu la civilisation antique. Penseurs et philosophes grecs ont condamné tout ce qui relevait du travail des mains en plaçant celui-ci au bas de la hiérarchie des activités humaines. Plutarque considérait que l’artiste lui-même n’accomplissait que des tâches médiocres, sans rapport avec la beauté morale qui seule pour l’historien était importante. Pour cette raison, il refusait de le placer au même rang que le philosophe, l’orateur ou l’homme politique. Platon ne lui accordait pas une meilleure valeur puisqu’il ne le classait qu’en sixième position dans sa classification des hommes. Seuls les esclaves étaient dignes de se consacrer au travail manuel lequel était bien trop méprisé pour les hommes issus des hautes classes.

Une telle condamnation a perduré au sein de la civilisation romaine où l’artisanat, par son caractère humiliant et dévalorisant, ne pouvait que nuire au désir d’ascension sociale et susciter le dédain des élites.

Mais au Moyen Age, de nouvelles conceptions ont présidé aux mentalités. Sous l’influence du christianisme, le travail manuel s’est brusquement trouvé honoré à l’image de Jésus, fils de charpentier. Le fait apparaît surprenant si l’on considère la volonté de la nouvelle religion de viser à l’élévation spirituelle indépendamment de la vie corporelle. Effectivement, il semble bien que certains penseurs chrétiens, par la fonction qu’ils attribuaient à l’activité manuelle, aient voulu accorder à celle-ci une place circonscrite dans la vie humaine. Au travail ils donnaient un caractère dur et pénible, et déjà dans l’Ancien Testament était écrit que l’homme « travaillerais à la sueur de son front ». De fait, c’est cet aspect de pénitence que l’on voulait conférer au labeur physique de façon à ce que les moines aient les bases indispensables à leur ascèse et sachent se détourner de la vie des sens.

Il n’en demeure pas moins que, en dépit de cette valeur contraignante dont il a été affublé par un certain courant, le travail manuel a finalement été nanti d’une dignité supérieure par la religion. Son esprit rejoint là la pensée de Jung dans la mesure où la confrontation de notre personne avec une réalité aussi matérielle que notre dépense personnelle ne peut que favoriser la maîtrise de notre énergie physique si chère au psychologue. La spiritualité chrétienne a en effet développé l’idée selon laquelle le travail manuel était lié au principe d’humilité, « l’attitude que prend habituellement notre âme en face de Dieu ». Pour cela, la règle de Saint Benoît organisant la vie dans les monastères a ordonné aux moines de s’adonner au travail.

Dans les monastères l’activité manuelle fut considérée comme un moyen de progrès spirituel, tout particulièrement au sein de l’ordre des cisterciens. La liberté qu’il apportait à l’individu était celle d’un être se sentant lié au Christ et se livrant à un labeur qui l’éloignait des excès de la vie intellectuelle pour lui faire connaître les bienfaits de la simplicité. Cassien estimait que le travail manuel était pour le moine source de sérénité et pouvait améliorer sa relation avec ses semblables. Le travail n’est pas perçu comme une fin en soi n’existant que pour l’enrichissement mais vise seulement à faciliter notre chemin vers la perfection. En usant de ses mains dans un esprit d’utilité, le moine allie harmonieusement la vie spirituelle et les nécessités matérielles. « Rien n’est plus précieux aux yeux du Christ que le travail de tes propres mains »[v] disait Saint Jérôme. Ajoutées à la prière régulière, les fatigues du corps lui permettent de rester en contact avec les choses du monde terrestre et de trouver la paix de l’âme dans le contrôle de ses sens. Il acquiert sa dignité et obéit à la loi divine en oeuvrant à son perfectionnement moral.

C’est bien ainsi que l’entendait, dans un tout autre contexte, le bouddhisme Zen, encore qu’il ait affranchi ses préceptes de toute considération d’ordre métaphysique. Précisément, le culte voué par les chrétiens à une divinité unique et la tentation de la considérer extérieure à soi était à l’origine de cette perception du travail sous l’angle de la difficulté et de la peine. Il en va différemment dans la philosophie japonaise qui ne se préoccupe que de l’accomplissement intérieur. Comme dans le cas des arts martiaux, le Zen a donné toute sa noblesse au travail manuel auquel il a attribué la même finalité dans le perfectionnement humain. A ce sujet, il s’est fait un devoir d’insuffler aux hommes l’idée selon laquelle la compréhension de la vérité peut se produire à tous les instants de notre vie quotidienne dans les activités les plus humbles et les plus banales. L’école bouddhiste s’est ainsi rendue célèbre pour l’art qu’elle a su mettre dans l’exécution de certaines activités : l’art du jardin, la calligraphie, la peinture,… autant d’occasions pour ceux y travaillant de s’améliorer physiquement et moralement et d’arriver à la maîtrise personnelle. L’activité manuelle nous incite à faire le vide en notre esprit. La vacuité à laquelle nous parvenons nous permet d’agir de façon intuitive en toute sérénité, sans céder à l’empressement que nous fait connaître le désir d’atteindre systématiquement le but que l’on s’est fixé. Nous faisons un en nous-mêmes, dans notre esprit et dans notre corps, au-delà de toute contradiction et de toute préoccupation.

Par là on remarque que se rejoignent les civilisations dans les idéaux qu’elles se sont donnés. Partant d’idées différentes dans leur manière de concevoir l’homme et de décider comment celui-ci doit se réaliser, les chemins empruntés par l’Orient et l’Occident dans leur pensée aboutissent en fin de compte au même point. Si la tendance à se considérer infiniment petit au regard de Dieu tout puissant a pu entraîner certains esprits à rechercher une libération en déniant toute valeur au corps, l’orientation choisie par les moines zen étaient là pour remettre en cause ces considérations. Elle faisait prendre conscience à l’individu qu’une intériorisation de la vie divine en lui serait mieux favorisée par le souci d’une certaine unité. L’humilité exprimée par les moines occidentaux dans les activités matérielles les plus diverses a finalement pour résultat de ramener l’homme à son corps. On observe du reste que les moines occidentaux ont accompli des créations qui ne peuvent que susciter l’admiration des spectateurs. Les œuvres qui ont été réalisées dans des domaines comme celui de l’enluminure sont là pour montrer que le caractère pénitentiel accolé à l’activité manuelle n’est pas seul à prendre en compte.

Jung estimait que cette pratique avait pour vocation de toujours ramener à la dimension humaine de l’individu. C’est encore le meilleur moyen pour ce dernier de rester humble conformément aux préceptes chrétiens. A un disciple lui demandant de lui enseigner le zen, le maître dit simplement « As-tu pris ton déjeuner ? ». Sur sa réponse affirmative, il continua : « Eh bien, va laver ta vaisselle »[vi].

[i] Psychologie et orientalisme, p. 188.

[ii] Ibid., p. 189.

[iii] C.G.Jung parle, p. 209.

[iv] Ma vie, p. 203.

[v] Ep. 130, 15, p.196.

[vi] Masumi Shibata, Wou-Men-Koan (« Passe sans porte »), traduction du japonais, Edition traditionnelle, 1962.

Pilule bleue, Pilule rouge. Les lois de l’univers & le langage des émotions

Valérie Havez  s’inspirant du célèbre livre Le Kybalion, Pilule Bleue, Pilule Rouge ou Les Lois de L’Univers et Le Langage des Émotions est un livre sortant de l’ordinaire disponible ici qui nous explique très simplement notre imbrication dans l’Univers, dans la Matrice. Notre Univers est régi par 7 Principes ou Lois immuables et avec lesquelles nous sommes interconnectées.
L’Ignorance de ces Lois de l’Univers sont la cause de nos échecs dans nos divers domaines de vie et la source de nos problèmes.
Ce livre n’est pas une théorie, il se base sur des faits observables par tous.
Vous découvrirez tout en le parcourant à quelles lois vous dérogez lorsque cela ne fonctionne pas comme vous le souhaitez, grâce à de nombreux exemples de la vie quotidienne et, pourrez accéder à la magie de réussir vos objectifs avec l’antidote pour chacun d’entre eux.
Pilule Bleue, Pilule Rouge est l’étincelle de votre individuation et vous redonne votre pouvoir de Créativité et de résilience.
Ce livre vous procurera une nouvelle perception de la réalité et ouvrira votre champ des possibles afin que vous soyez en parfaite harmonie avec votre JE SUIS.

INTRODUCTION

Je vais te dire pourquoi tu es ici. Tu es ici parce que tu sais quelque chose. Tu ne peux pas l’expliquer, mais tu le ressens. Tu as senti toute ta vie qu’il y a quelque chose qui ne tourne pas rond dans le monde. Tu ne sais pas ce que c’est, mais tu le sens ; comme une aiguille dans ton esprit qui rend fou.

C’est ce sentiment qui t’a mené à moi ! Sais-tu de quoi je parle ?
Morphéus- Matrix.

La plupart d’entre nous vivons dans une routine ou tous les jours se ressemblent ou presque.

Nous ne choisissons pas ce que nous voulons vivre, ni de quelle manière nous souhaitons vivre.

Nous avons un sentiment de liberté dans les choix qui s’offrent à nous et cependant, nous subissons en permanence les circonstances, les événements extérieurs et nous cherchons notre chemin. Notre vie est faite de moments de solitude, de stress, de doute, de peur sur notre devenir, de contraintes, et de brefs moments de joie et de bonheur malheureusement trop courts.

Malgré tous nos efforts, nous parvenons difficilement à maintenir un équilibre durable dans la satisfaction, le bien être.

Savez-vous pourquoi cette satisfaction ou ce bien être nous échappe ?

Peu de personnes sont informées de notre implication dans le système des lois de l’Univers.

La vérité est que nos vies fusionnent avec les lois Universelles et la qualité de nos pensées, de nos émotions ; elles sont étroitement liées avec ces lois.

Lorsque nous ignorons cela, la vie est une série de problèmes. Le monde extérieur semble se liguer contre nous et rend les choses difficiles dans la réalisation de nos succès, de nos projets, de nos amours.

J’ai pris conscience de l’importance des lois de l’Univers suite à plusieurs travaux et recherches voici quelques années. Lorsque j’entrepris de me concilier avec les lois de l’Univers, je constatais indéniablement que mon quotidien s’améliorait formidablement.

Je peux affirmer aujourd’hui, grâce à cet apprentissage, que mon évolution se dirige dans le sens souhaité pour ma destinée. J’en mesure les effets fantastiques tous les jours.

Savoir comment s’accorder avec les lois de l’Univers va vous permettre de vivre ce que vous souhaitez réellement vivre.

Tout au long de la lecture, vous allez découvrir et vous approprier les préceptes de chacune de ces lois.

En vous accordant avec elles, l’harmonie sera votre invitée et celle de votre entourage. Votre existence va se transformer, pas à pas et de façon merveilleuse et vous comprendrez enfin, la véritable signification de la liberté !

 

D’après vous qu’est-ce que la liberté ?

“La liberté commence où l’ignorance finit.”

Victor Hugo – 1802-1885 – Océan

Pour comprendre ce qu’est la liberté, il est nécessaire de savoir qu’il cohabite en nous, deux individus absolument distincts l’un de l’autre. Tous deux sont intelligents mais, tandis que l’un est conscient, l’autre est inconscient.

L’inconscient : l’inconscient est plus fort que le conscient.

Etymologie :

Inconscience :

In : Préfixe de privation

Con : Avec

Sciantia : Savoir

 

L’inconscient préside aux fonctions de l’organisme (respiration, rythme cardiaque, reins, foie, intestins…) ainsi que nos besoins vitaux tels que la faim, la soif, la survie individuelle et du groupe, la reproduction, le territoire. Aidé du subconscient, il incite également notre appartenance religieuse, notre façon de manger, de nous habiller.  C’est lui qui décide de nos actions, de nos comportements, si l’on doit être triste, en colère, gai, haineux, euphorique, zen ainsi que la manière de nous tenir, de parler, de communiquer.

L’inconscient et le subconscient sont le fruit de notre vécu, du passé, de notre éducation, de nos expériences, de nos apprentissages. Il s’agit de notre programmation. C’est comme un disque dur qui contiendrait l’intégralité de notre vie.

Dans l’inconscient sont enregistrées toutes les émotions qui correspondent à chacune des expériences de notre vie.

Nous passons environs 95% de notre temps en liaison directe avec notre inconscient.

Autrement dit, nous sommes inconscients environs 95% du temps, c’est lui qui est aux commandes, nous sommes en automatisme.

L’inconscient dirige nos sentiments, notre ressentit, face à des situations de la vie quotidienne. Parfois, nous pouvons être animés par un sentiment de culpabilité, ou bien nous faisons culpabiliser les autres, en les accusant de nos échecs, de nos malheurs. L’inconscient est aussi le gérant de nos émotions. Il nous fait endurer de la déprime, de la colère, un désir de perfection, d’altruisme, ou encore de réussite sociale. Il nous pousse aussi à nous auto punir en ratant notre vie amoureuse, notre vie sociale parce que, par exemple, nous avons intériorisé et interprété certaines paroles et comportements de nos parents ou des désirs de notre entourage.

L’inconscient, qui se réfère à notre vécu, interprète facilement une parole, un comportement, une action, une situation, un sourire, un regard, un geste, une attitude, une tenue vestimentaire et nous donne à ce moment-là, une vision du monde, une perception de la réalité inconsciente qui nous éloigne des faits.

Il est le siège de nos émotions, de nos fantasmes, de nos croyances, de nos réactions. Notre inconscient, nous fait prendre des décisions importantes uniquement en se référant à nos expériences passées, notre vécu. Lorsque notre inconscient (notre programmation) rencontre des difficultés ou des problèmes qu’il n’arrive pas à résoudre, nos pensées s’emballent, notre dialogue interne se raconte des histoires. Dès notre réveil, jusqu’à notre coucher, nous sommes alors tourmentés, assaillis de pensées, de mots qui tournent en boucle dans notre tête, recherchant sans cesse une solution.

Notre inconscient n’aime pas le changement, les situations nouvelles et les prises de risque lui font peur et le stresse. Il se manifeste dans votre dialogue interne par des phrases telles que :

Si tu fais cela, que vont pensez les autres de toi ? Si tu changes de métier, de ville, que tu te sépares de ton conjoint, comment vas-tu faire ? Si ça ne marche pas ? Souviens-toi comme cela s’est passé la dernière fois… Tu n’es pas fait pour ça. Tu ne mérites pas, tu n’es pas bon, tu es nul, c’est trop risqué, tu n’y arriveras jamais !

L’inconscient limite notre champ des possibles, empêche notre épanouissement, notre évolution et notre créativité de s’exprimer, il nous empêche d’être nous-même et il nous conduit au stress, parfois à la maladie !

Notre inconscient décide librement de ce qui est bon pour nous. Il détermine notre vie. Nous pouvons le lier à l’EGO.

Comprenez alors que nous ne passons qu’environ 5% de   notre temps en conscience

Etymologie :

Conscient.

Cum : Avec

Scientia : savoir

 

Être conscient désigne un certain état d’esprit. Lorsque nous sommes conscients, nous prenons du recul dans chaque situation et une certaine distance par rapport à ce qui est, ce qui se passe, dans les situations présentes, ou les situations passées.

Être conscient, c’est sortir de son automatisme, de sa programmation, c’est être attentif à la réalité présente.

Être conscient c’est interpréter cette réalité avec discernement, constater les faits, sans aucune émotion parasitaire.

Être conscient, c’est devenir créatif, être à l’écoute de ce qui nous anime : de notre SOI. (JE SUIS)

Être conscient offre plus de choix, de temps, de flexibilité, de joie, de paix, de résilience, nous rend responsable de notre vie. Être en conscience, nous offre la liberté de vivre ce  que nous  sommes réellement !
Nous sommes à la fois libres subjectivement (chacun interprète la liberté selon sa programmation) dans la mesure où nous y travaillons et non libres objectivement dans la mesure où nous sommes une partie de la nature, et que  nous faisons partie d’un tout !

 

Et nous qui pensons être libre ! Nous sommes vraiment inconscients.

Si vous pensez vivre libre, explorez chacun de vos domaines de vie, qu’il soit familial, professionnel, amical, sportif, culturel, loisirs… et posez-vous ces questions : Est-ce que dans chacun de mes domaines de vie, je suis en parfaite harmonie avec ce que je veux vivre avec mon entourage ?

Est-ce que je ressens dans chacun de mes domaines de vie de la joie à chaque instant ?

Est-ce que je m’épanouis dans mon couple ?

Ai-je de bons échanges avec mon conjoint ? Je dialogue, je partage, je ris ?

Est-ce que j’ai des bons rapports avec ma famille, de la bienveillance, du respect, de l’écoute ?

Est-ce que mon travail me donne entière satisfaction ?

Avec mon patron, mes collègues de travail ?

Est-ce que je m’occupe de mes enfants comme je le souhaite ?

Est-ce que je leur accorde suffisamment de temps, d’attention ?

Mes loisirs correspondent-ils à mes aspirations ?

Est-ce que je m’occupe bien de moi ?

Mes distractions me plaisent-elles réellement ou font elles plaisir à d’autres ?

Peut-être souhaiterais-je faire quelque chose et je n’ai pas le temps ou les moyens ?

Par exemple faire de la danse, apprendre un instrument de musique, lire, chanter, nager, courir, marcher dans la nature…

Est-ce que je prends toujours plaisir à retrouver mes amis ? Qu’ils soient intimes, ou dans le domaine récréatif ou professionnel !

Pour tous ceux d’entre vous qui avez répondu oui à toutes ces questions, alors vous pouvez poser ce livre, l’offrir à quelqu’un ou l’utiliser pour caler un meuble !

Bref vous n’avez pas besoin de poursuivre la lecture car vous semblez être libre et en harmonie avec ce que vous souhaitez être à chaque instant.

Que vous ayez répondu oui ou non, la seule liberté qui vous soit offerte à ce moment précis, à cet instant présent, c’est continuer la lecture ou pas.

Et là, je vous écris que c’est votre inconscient qui va choisir !

En effet chers lecteurs, vous disposez bien de votre libre arbitre, celui qui vous donne ce sentiment de vivre libre, de choisir entre les différentes options que vous propose votre chemin de vie et de choisir à chaque instant entre plusieurs alternatives.

Ce même libre arbitre, au final, lorsque vous faite le bilan de votre parcours, de votre chemin de vie jusqu’à ce jour, qu’a-t-il apporté d’essentiel et de bon pour vous ?

Vous prenez toutes les grandes décisions grâce à votre libre arbitre, ou plutôt dirais-je à cause de votre libre arbitre.

Décisions sur le choix de votre partenaire, votre vie de couple, votre travail, vos loisirs, vos vacances, vos amis…

Pensez-vous sincèrement que ce libre arbitre vous apporte la liberté, la joie, le bonheur que vous souhaitez et auquel chacun d’entre nous peut prétendre ?

Ressentez-vous en permanence, grâce à votre libre arbitre, du plaisir dans tous ce que vous faites ?

Entendez-vous grâce à votre libre arbitre seulement des éloges sur votre comportement, vos paroles, vos objectifs ?

Réussissez-vous, grâce au libre arbitre tout ce que vous entreprenez ?

Et même lorsque vous parvenez à atteindre votre objectif, que votre réussite est incontestable, que se passe t’il après la joie de celle-ci ?

Votre libre arbitre fait son grand retour. Il revient sous la forme d’un dialogue interne, avec son flot de questionnement sur votre futur.

Il est accompagné de ses grands amis, le doute, le manque de confiance en soi, et vous propose l’hésitation sur la voie à choisir quant au maintien de cette réussite. Est-ce que je fais bien ? Est-ce que je fais mal ? Comment dois-je m’y prendre à présent ?

 

Il se peut également qu’il vous retourne dans votre passé, en vous remémorant vos échecs et vous espérez que vos échecs passés ne se reproduisent pas dans votre réussite présente, que cette réussite présente ne devienne pas dans votre futur, un futur échec.

Et puis, vous pensez aux conséquences de cet échec, au qu’en dira-t-on provenant de votre entourage familial, professionnel, amical. Que penseront ils de moi ?

Vous êtes pris dans une spirale infernale, ou toutes les voies sont difficiles à surmonter et pourtant, vous avancez, vous faites avec, vous trimez, travaillez, discutez avec votre banquier, votre patron, vos collègues, vos collaborateurs, payez les factures, le crédit, le loyer, l’essence, la voiture, le téléphone …. Et, quand arrive votre fin de journée, vous êtes fatigués, surmenés, stressés voire même déprimés.

Et l’on nous fait croire que vous êtes des hommes libres car vous avez le pouvoir et la volonté de choisir grâce à votre libre arbitre.

Votre libre arbitre n’est autre que votre inconscient. Vous prenez des décisions en automatisme, grâce ou à cause de votre programmation.

Ce libre arbitre vous offre un aller-retour incessant par vos pensées, votre dialogue interne, entre le futur et le passé avec une imagination incroyable.

Il s’immisce jusque dans votre lit, sous votre douche, lorsque vous jouez avec vos enfants, ou passez un moment avec votre conjoint, il nourrit vos émotions, vos craintes, votre manque de confiance en vous, vos doutes, votre tristesse jusqu’à vous provoquer du stress, des maladies, il vous martèle de questions et de réponses plus ou moins réelles pour donner un sens à votre vie.

Votre libre arbitre donne un sens à votre vie ; mais vous, trouvez-vous du sens à votre vie ?

Du point de vue philosophique et moral, le libre arbitre est une théorie fausse et absurde.

Le libre arbitre, tel que nous le connaissons, est un état de dualité qui est la cause de tous les maux sur notre terre mère, il est le fruit direct du bien et du mal.

Car le libre arbitre nous propose un duel, choisir entre le bien, le mal, j’aime, je n’aime pas, je veux, je ne veux pas, il est gentil, il est méchant, je l’aime,  je ne l’aime pas, je fais, je ne fais pas, j’ai envie, je n’ai pas envie….

 

Nous agissons, prenons des décisions importantes pour notre futur avec notre programmation neurologique inconsciente. Cette programmation est l’ensemble de nos manières de fonctionner, elle englobe nos pensées, nos émotions et notre façon de nous comporter. Notre programmation vient de nos expériences vécues depuis notre enfance. Nous nous sommes programmés inconsciemment avec nos expériences réussies et nos expériences ratées, nos apprentissages, notre éducation ainsi que des croyances sur nos capacités et nos incapacités, puis, ce que nous croyons à propos des autres et sur le monde en général. Nous avons développé notre façon de communiquer, de nous comporter, de réagir émotionnellement face à chacune des situations que nous rencontrons, en fonction de notre éducation, de notre vécu, de toutes nos expériences passées, de notre programmation inconsciente.

 

Nos expériences passées, servent de références quant aux choix que nous propose notre libre arbitre. Nos comportements, nos actions sont étroitement liées au gré de notre instabilité émotionnelle, générés par nos pensées, notre dialogue interne et notre imagination.

C’est la matrice crée par l’homme insidieusement glissée dans la Matrice Divine comme un virus dans notre cerveau afin de nous asservir.

 

Chacun de nos comportements, chacune de nos paroles, causent un impact à notre environnement, qu’il soit familial, professionnel, amical, animal, végétal et même minéral.

Les décisions, les choix, la volonté de choisir avec notre libre arbitre sont donc issus de notre programmation inconsciente, nos décisions sont inconscientes et nous n’avons pas conscience de notre inconscience.

L’homme décide de ses choix grâce à son libre arbitre et ces choix sont automatiques.

L’homme a conscience de ses actions mais non des causes qui le déterminent à agir car la Matrice crée par l’homme est universelle et nous laisse dans un profond sommeil.

Elle est omniprésente. Elle est avec nous ici, en ce moment même. Tu la vois chaque fois que tu regardes par la fenêtre, ou lorsque tu allumes la télévision. Tu ressens sa présence, quand tu pars au travail, quand tu vas à l’église, ou quand tu paies tes factures. Elle est le monde, qu’on superpose à ton regard pour t’empêcher de voir la vérité. Matrix

 

Dans la Matrice Divine l’homme n’a pas de choix à faire.

Si vous pensez que vous avez des choix à faire, c’est que vous ne voyez pas suffisamment clair dans une situation. Depuis la nuit des temps, notre éducation nous apprend que, dans la vie, nous avons toujours le choix et qu’il n’en tient qu’à nous de faire le bon. Avoir l’illusion de penser que nous avons des choix à faire est à l’origine de nos doutes, de nos peurs et de notre souffrance. Le choix n’est rien qu’une illusion créée pour séparer ceux qui ont le pouvoir de ceux qui ne l’ont pas.

Le seul moment ou nôtre libre arbitre est originel, c’est lorsque consciemment nous choisissons entre rester prisonnier de notre programmation, de la matrice crée par l’homme ou, de s’accorder délibérément avec ce que nous inspire notre cœur, notre âme, notre esprit, la Matrice divine.

Chaque homme, devrait s’accorder avec son cœur, son ressenti, ce qui le fait vibrer intérieurement, au plus profond de son être, de son SOI et s’unir avec les lois de l’Univers. Il devrait être conscient de chacun de ses actes et en jouir en paix.

 

Ayant compris que cette illusion de libre arbitre m’apportait seulement des conflits avec mon environnement et moi-même, je décidais de choisir la pilule rouge consciemment, d’écouter ce que mon cœur, mon esprit et mon âme me soufflent.

 

Écouter mon cœur, mon esprit et mon âme lors de situations difficiles et problématiques me permet de vivre en harmonie avec moi-même. Aucun autre meilleur choix ne s’offre à moi. Je n’ai pas à choisir entre le bien et le mal, j’aime ou je n’aime pas, c’est beau, ce n’est pas beau, j’ai raison, elle a tort, je fais ce que je ressens au fond de mon cœur, ce qui est bon. C’est la liberté naturelle.

J’appelle cela la voie du juste milieu.

 

La voie du cœur, de l’âme et de l’esprit.

Le sacré

Couv ok pPar Gérard CASTAGNE – Extrait de son beau livre Méditations maçonniques   

Trouvez ici tous les articles sur le sacré de spiritualites.fr

Nous fonctionnons par résonnances et affinités. Ainsi, la thématique du sacré a ouvert pour moi un champ de réflexion et de résonnances qui pourrait constituer une sorte d’introduction à une étude plus approfondie du thème.
Elle vise, pour l’essentiel, à appréhender et circonscrire la notion de sacré, en soi, et par opposition à celle de profane ; à en saisir l’essence plutôt qu’en recenser les manifestations, à en explorer le périmètre sémantique – de sa définition à son dépassement – et à en définir le temps, les lieux, la fonction et le sens.
Le Sacré
« Nous ne sommes plus dans le monde profane, nous avons laissé nos métaux à la porte du Temple ». Cette phrase du rituel d’ouverture de nos travaux de loges, atteste, de façon symbolique, du caractère sacré de nos tenues ; elles transfigurent le lieu, modifient le temps et tendent vers l’égrégore.
La notion de sacré se définit communément par opposition à celle de profane, et réciproquement. Ce qui conduit chacune d’entre elles à se définir par ce qu’elle n’est pas. Pour autant, si la réalité de l’une sous-entend l’existence de l’autre, il importe d’aller au-delà de cette dualité première, afin d’appréhender le sacré pour ce qu’il est, au travers des initiations successives qui en autorisent l’accès. En tout état de cause, la notion de sacré renvoie à celles de séparation et d’interdit. Ainsi, du Temple, en tant qu’espace séparé du monde, et de la Loi, qui fixe les limites de sa transgression.
Au sens premier du terme, le sacré exprime et défini la relation de l’homme avec le divin. C’est, dans cette perspective, notamment, que la démarche monastique prend son sens et sa dimension spirituelle ; d’assurer ce lien et de le faire perdurer. A l’opposé, la sacralisation de l’idéologie nazie, nourri de mythologie raciale, va permettre la création d’un univers mental, absurde et manichéen, visant à l’élimination du peuple élu, aux fins de s’y substituer ; c’est là le sens des lois sacrales de Nuremberg qui fondent l’Holocauste.
Dans les langues sémitiques ou indo-européennes, le sacré est désigné par les termes de : « qadosh » en hébreu, « hieros » en grec et « sacer » en latin, qui déterminent deux possibilités de sens : d’une part, la manifestation du divin en soi, à travers des signes surnaturels réservés aux seuls dieux (les hiérophanies ou le sacré institué par la divinité), d’autre part, l’institution humaine de lieux ou d’objets sacrés, par un acte de séparation (le sacré, séparé du profane par l’homme). La présence de signes surnaturels ou d’un acte de séparation impliquant une médiation, le sacré est toujours une représentation symbolique du religieux (au sens étymologique du terme) ou du divin. Ce caractère symbolique constitue l’essence du sacré, mais aussi sa profonde ambivalence.
Il faut noter par ailleurs, que le droit romain archaïque déclarait « sacer » le hors-la-loi dont les biens étaient confisqués, et dont l’intégrité physique n’était plus garantie ; chacun pouvant le tuer impunément. Paradoxe sémantique qui fait nommer le proscrit par un terme qui désigne ordinairement le sacré, et atteste de son ambiguïté structurelle.
Ainsi, au-delà de sa définition, la notion de sacré recouvre un large champ sémantique qui intègre et déborde le religieux, et dans lequel alternent la ferveur et la crainte, la soumission et la peur, la fascination et l’effroi.
Pour les adeptes de la Kabbale le mot est symbole et doit être interprété suivant quatre niveaux de lecture pour accéder à l’enseignement de la sagesse. Par analogie, les mots du langage ont des sens différents suivant les plans où ils se situent. Ainsi, du sacré qui, au sens commun, évoque le respect de l’autre ou le droit à la vie, exprime le transcendant, lorsqu’il accède au divin. De même, s’agissant de la foi ; croyance, au sens commun, révélation, au sens religieux, rencontre, au sens spirituel.
Pour autant, le langage des mots est structurellement dialectique, ce qui en fixe simultanément la capacité d’expression et la limite. D’où, l’importance du symbole dans l’approche du sacré, et de celle de l’art en général – de la musique en particulier – dans ses représentations. En effet, par leur essence symbolique et leur finalité médiatrice, ceux-ci en permettent une compréhension intuitive et immédiate.
S’il atteste du divin, le sacré se rapporte à la condition humaine dans ce qu’elle a d’inévitable et de coercitif, d’aléatoire et d’imprévisible. A l’origine, le sacré se fonde sur l’ignorance et la peur ; il vise à donner un sens au monde, une explication à ses phénomènes, une cohérence à son organisation. L’homme a peur de ce qu’il ne connait pas, de ce qu’il ne peut maîtriser. La nature qui l’entoure, et dont il participe, tout à la fois le menace et le nourrit, le rassure et l’effraie.
Ainsi, au plan anthropologique, le sacré s’apparente à la superstition, dont les rites, constitués pour l’essentiel, d’astreintes et de tabous, d’obligations et d’interdits, tendent à protéger l’espèce naissante des forces de la nature, d’en domestiquer les manifestations et d’en apprivoiser les mystères. Tout en lui conciliant la nature, la définition du sacré lui permet de surmonter la mort, d’éviter sa contagion et d’en circonscrire le champ ; d’où la permanence et l’universalité des rites funéraires.
En définissant comme sacré ce qu’il subit sans pouvoir ni l’empêcher, ni le comprendre, l’homme primitif exprime sa volonté de maîtriser ce qui lui échappe, de lui donner sens, de prendre possession du monde, de participer à son organisation. L’institution du sacré, c’est l’affirmation d’un ordre du monde connu, sinon maîtrisé, nommé et, par-là, circonscrit ; c’est, pour l’homme, la garantie de ne pas être jeté dans un espace incohérent et un temps illimité ; c’est, en ce sens, l’expression ultime et désespérée de sa nécessaire liberté.
Pour autant, lorsque le champ de la connaissance s’élargit, celui du sacré se retreint. L’homme s’affranchi peu à peu de ses superstitions, à mesure que se développe sa compréhension du monde. A travers la science, l’organisation du monde appartient désormais au profane ; seul, le sens nous échappe encore. Ainsi, le sacré prend racine dans les ténèbres de l’ignorance et, dans notre cheminement initiatique, nous conduit aux portes de la transcendance.
Du « templum » romain qui signifiait le secteur de ciel que l’augure délimitait avec son bâton, au « naus » dorien, qui signifie vaisseau ou nef et renvoie au chœur des cathédrales chrétiennes et au creuset des alchimistes, du « temenos » grec qui signifiait l’endroit réservé aux Dieux, au Temple de Jérusalem qui atteste de la présence réelle de la divinité, le Temple, en devenant maçonnique, symbolise le chemin de l’occident à l’orient, des ténèbres de l’esprit à la connaissance, de l’ombre à la lumière, et confirme sa vocation à la transcendance. Le Temple est le lieu symbolique de passage entre deux mondes : entre la terre et le ciel, entre l’humain et le divin, entre le profane et le sacré, entre le temps et l’éternité ; d’où, sa forme octogonale parfois.
Au-delà des mythes sur lesquels il se fonde, des dogmes sur lesquels il s’appui et des rites dans lesquels il s’incarne, la fonction du sacré est de tisser des liens entre les individus et de structurer les sociétés humaines ; de regrouper les membres d’une communauté autour d’une reconnaissance commune du sacré.

La suite du texte, dans le livre

Femme de lumière de Claude Darche

Livres

Ce livre passionnant est un roman initiatique de Claude Darche, ancien Grand Maître de la Grande Loge Féminine de Memphis-Misraïm et auteure de nombreux ouvrages sur l’ésotérisme et la Franc-Maçonnerie. Les aventures initiatiques de Claire, à la croisée des mondes font de cet ouvrage un concentré de repères initiatiques et références subtiles à la Franc-Maçonnerie en général et à la Tradition maçonnique Egyptienne en particulier.

Un ouvrage plein de rebondissements qui nous renvoie à l’identité profonde de l’être.

Vous trouverez “Femme de lumière” ici

EXTRAITS

– Et la femme, dauphin, qui est-elle ?

– A l’aube des temps, la femme était reine, elle portait le beau nom de Demeter,d’Isis ou de Cybèle. Les hommes étaient initiés aux Mystères de ces déesses qui symbolisaient la Nature dans son oeuvre de génération et de destruction. C’est au travers de leur culte et de leurs rites que les hommes apprirent l’ineffable secret : la mort n’existe pas. Elle n’existe que pour celui qui envisage l’existence sous l’angle de la dualité et seulement de la dualité,celle qui oppose et dresse les hommes les uns contre les autres, celle qui engendre l’anéantissement.

– Mais la dualité existe dauphin, tu ne peux la nier !

– La dualité existe comme une roue sans fin, les hommes continuent à tourner entraînés qu’ils sont par ce mouvement perpétuel, ils oublient le centre de la roue, le moyeu. Par ce centre, la dualité est transcendée et les hommes passent au nombre trois qui est aussi le retour à l’unité. L’homme et la femme, le yang et le yin de la Nature sont indispensables au bon fonctionnement de l’univers ; de leur union naîtra le troisième, le fils, celui qui reprèsente la synthèse de leurs deux personnalités. La vie, vois-tu, n’est qu’une suite de morts et de renaissances.La source divine, l’Un, ce que j’appellerai l’Esprit perdure, il n’y a que les formes qui évoluent, changent et se métamorphosent.

– Il n’y a donc pas de mort ?

– La mort n’existe que pour ceux qui n’entendent ni ne voient.La mort n’existe que pour ceux qui ne sentent pas le flot d’Amour couler en eux.

– Ils sont nombreux ?

– Ils sont des millions à préférer la mort, à aimer le néant.

– Mais pourquoi ?


 

Je sens que ma réponse est décisive, mais c’est d’une voix ferme que je m’entends dire :

– Oui, je vous fais confiance à jamais !

– Alors, vis l’éveil de ta face par le rituel des quatre ouvertures !

Me voici transportée de l’autre côté du lac sacré, près du gigantesque scarabée de granit élevé  par Aménophis III et consacré au dieu solaire Atoum-Khéperrê : d’après notre guide, ce scarabée est un symbole particulièrement bénéfique pour les femmes qui doivent en faire sept fois le tour pour être assurées de porter de beaux enfants et d’avoir une vie abondante et prospère! Juste à droite du scarabée, se tient un escalier qui semble-t-il s’enfonce sous les ruines. Lorsque nous sommes passés à cet endroit avec notre guide, l’escalier était condamné pour risque d’éboulement.


 

Je te souhaite la joie du silence, la prière du silence, celle qui monte de ton coeur et emplit le ciel de sa ferveur. De grandes choses peuvent être faites par la prière! N’as-tu jamais remarqué, amie, que la nuit venue, il fait bon se recueillir et veiller. C’est l’heure où les pensées viennent sans effort, où les problèmes trouvent une solution, où les hommes se confient plus facilement, c’est l’heure de l’écoute, c’est l’heure de la trêve.

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