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La Franc-Maçonnerie et les femmes

France 2 découvre la Franc-Maçonnerie féminine ! Un étonnement bien étonnant… Mais un résumé intéressant. La franc-maçonnerie et les femmes

Vous pouvez en découvrir beaucoup plus (pour 2,50 €) avec un e-book des Editions du Désir :
Les femmes et la Franc-Maçonnerie

Et voici un extrait d’une Franc-Maçonne écrivain, qui nous a quittés il y a peu :

Femme de lumière de Claude Darche

Je rêve : une plaine aride, brûlée de soleil, une plaine à vents violents, dédiée aux bourrasques. Une plaine couverte d’oliviers aux troncs noueux et fiers, une plaine de vie où je pourrai voler. Une plaine sans fin, entre terre et ciel, une plaine semblable à l’immensité de l’espace sacré qu’est mon cœur. Je suis nue sous le soleil… l’oiseau de lumière veille, immobile, sur la grande pierre noire qui marque l’entrée de mon sanctuaire. Il me donne ce repos, il me protège des attaques extérieures, il me livre au vent et au soleil… Je le reconnais comme la part supérieure et divine de mon être. Doucement je murmure « Je t’aime, je t’aime à l’infini, je t’aime pour aujourd’hui, pour demain, je t’aime, je me donne à toi ». C’est comme une délivrance dans mon corps, un grand cri poussé par mon âme, une solitude rejetée et vaincue. L’oiseau de lumière vole au-dessus de moi, il se pose sur la pierre noire.

– Retourne à la caverne, retourne à cette grotte primordiale où le noir contient la lumière, où le silence est rempli de mots. Pour renaître, il est nécessaire de mourir ! Pour trouver l’harmonie, il est nécessaire de vivre le chaos !

Un bandeau sur les yeux, guidée par la main de je ne sais quel archonte souterrain, je descends dans des abîmes solitaires et glacés, seule dans un dédale de pièces, de couloirs sans fin, de murs noirs. J’avance à tâtons, décidée coûte que coûte à poursuivre l’aventure. Attendre, se laisser couler dans le silence, accepter l’épreuve.

Bientôt une faible lueur se profile au bout du couloir, et je me dirige presque en aveugle vers ce que je distingue comme la flamme d’une bougie. C’est en effet une bougie posée sur une table de bois. Aucun meuble, aucun objet, aucune vie apparente. J’attends. Je réfléchis, je médite. L’angoisse me prend par moments, s’apaise, enfle à nouveau. J’ai froid, j’ai soif, j’ai peur ! Je me recroqueville de plus en plus en apercevant un crâne posé dans l’angle droit de la pièce, alors que sur la gauche un sablier lui fait pendant ! Fuite du temps, fuite de la vie, qui nous conduisent inexorablement à la mort ! Qu’ai-je fait à perdre ainsi mon temps, qu’ai-je fait à ne pas réaliser ce à quoi je croyais plus que tout ? Qu’ai-je fait à ne pas vouloir écrire ?

Quel est ton plus profond désir ?

La voix de Maopi me fait sursauter, je la cherche des yeux mais je ne la vois pas et c’est d’une voix faible que je réponds :

Trouver le but de ma vie !

Le chemin de la Connaissance est étroit, il ne permet ni les détours ni la vanité des apparences. Pénètre dans le monde intérieur où demeurent les Mystères du Verbe : La Vérité est là depuis toujours, tandis que ton âme n’est incarnée que pour un temps, minuscule goutte d’eau dans le fleuve de l’Éternité : tu es venue pour prendre conscience de tout cela. Alors, baisse la tête et courbe-toi, car cette porte est extrêmement basse !

Deux mains solides me maintiennent. Elles me courbent, me poussent en avant. Vers où ? Goulot d’étranglement. Pliée sur moi-même, je ne respire plus. Sortir, en sortir ! Mais je bouge, j’avance. Je ne sais plus si c’est moi, ou ces mains… Et tout à coup : le calme. Sensation magnifique de lumière, une plaine baignée de soleil…

Alors je touche. De la terre. Un sable, qui glisse entre mes doigts. Une terre balayée par le vent, si fluide, si vivante pourtant, si mobile, si femme. Je joue avec sa texture, je sens son âpreté, son odeur qu’exhale la chaleur du midi. Je sens la brûlure, le feu sous mes paupières, le rouge inonde mon ventre. Le rouge glisse le long de mes cuisses, remonte jusqu’à ma gorge. Fusion du corps et de la matière. Maintenant mon corps s’ouvre et recouvre la terre : je suis femme ou déesse ? J’ai mis au monde… Oui, j’ai mis au monde toute chose ici bas et tous les hommes sont mes enfants. Je les regarde et je les aime. Je les sais miens. Issus de mon ventre, de mes reins. Ma vocation, donner. Toujours, partout. Transmettre. Je suis initiatrice !

Des éclairs roulent sous mes paupières, des éclairs roulent sur mes jours, le soleil me consume toute entière et je deviens la Terre. Une femme en noir apparait brusquement dans mon champ de vision

– Rassemble autour de toi les humains, tes enfants, rassemble autour de toi le monde. Sois belle et grande devant l’homme. C’est toi qui dois lui montrer la route, toutes les routes et non l’inverse. C’est par toi que l’homme changera. Parce que tu seras Femme, il pourra devenir Homme. Retiens bien mes paroles : aujourd’hui la femme se vend et ne sait plus se donner. La femme se brade et se dégrade, la femme a peur. Elle, la Mère de tous les Vivants ! Redeviens forte et invulnérable, redeviens celle qui sait.

De terribles éclairs lacèrent mon corps, le déchirent de part en part. Je le sens devenir lisse, souple, calme, offert et généreux, je le sens devenir libre.

Mon corps roule sous le soleil, joue, réapprend à vivre, à sentir, à crier, à respirer Je ne peux pas ouvrir les yeux, mais je sais qu’en face de l’oiseau de lumière, Maopi est assise sous un grand parapluie noir.

– Nue, tu es belle ; nue, tu redeviens toi-même. Redécouvre ton énergie et permets-lui de se déployer, elle est pour le moment totalement recentrée dans ton ventre, c’est une bonne chose, c’est là qu’elle doit être, elle doit pouvoir diffuser dans tout ton être et autour de ton être. La Femme est celle qui diffuse tout autour d’elle de l’amour, de la chaleur, de la Joie. N’oublie jamais cela, la Joie ! Toi qui es faite pour la couleur, tu t’habillais toujours de noir. Oublie le noir, vis dans les couleurs, elles sont les matérialisations de tes rêves, les tonalités de ton Esprit, elles sont le chant que tu donneras à l’Homme.

Écoute ce que je te dis : ne te presse jamais avec un homme, laisse le venir à toi, laisse le s’approcher ; l’homme est un chasseur et toi, tu es le gibier, un gibier différent des autres. Au début, ce qu’il veut, c’est t’avoir, te posséder, te prendre et il aime ce jeu. L’homme aime la poursuite, il aime le vent, la mer, les éléments, tout ce qui lui échappe. L’homme aime le risque, il aime avoir peur : ainsi il a l’impression que sa vie a un sens !

La chasse de la femme est d’une autre nature : la femme veut capturer l’homme pour qu’il la rende féconde, elle cherche un père pour ses enfants à venir, un complément à sa nature.

Elle la lune, Lui le soleil. Elle la coupe, Lui le bâton. Ainsi sont exprimés symboliquement les plus vieux mythes cosmogoniques.

Elle inspire, Lui réalise.

Tous deux sont différents mais complémentaires.

Observe les lois de la Nature, tu comprendras qu’elles sont identiques pour les humains : as-tu déjà vu la lune et le soleil ensemble ? Question idiote, n’est-ce pas ? Chacun se montre et chemine à son heure et en son temps, chacun a sa propre fonction, mais tous les deux sont nécessaires. La femme, vois-tu, est comme une racine, celle qui permet à l’homme de prendre souche, de passer de l’abstraction à la concrétisation, celle qui le tire vers la lumière, vers le soleil pour lequel il est fait.

Autrefois, nous disions que les rayons de la lune pénétraient dans le vagin des femmes pour les féconder, non pour œuvre de génération, mais pour œuvre spirituelle ! Les femmes s’imprégnaient ainsi des pouvoirs de l’astre cosmique qui leur correspondait, elles absorbaient sa magie et devenaient une avec leur nature profonde. La femme sait, sent d’instinct. Ce qui parait aux yeux des hommes irrationnel, illogique, n’est pour elle que l’ordonnancement mystérieux de l’univers ! Peu à peu, la femme prit toutes les caractéristiques de son double astral, elle devint celle qui gère et ordonne le temps, celle qui donne, dispense, nourrit, tout en étant celle qui tue, castre, châtie, mutile et juge.

Ainsi naquirent les Mères, magnifiques et cruelles, que les hommes clouent encore aujourd’hui au pilori de leurs souffrances et de leurs fantasmes. Les femmes de ton siècle ne sont pas encore sorties de ce clivage où l’homme les veut tour à tour mères et prostituées, vierges et soldates, nourricières et dévoreuses, séductrices et castratrices. Il est temps que la femme écoute sa propre voix et parte à la recherche de cette Ancêtre qui est en elle, de son âme éternelle, vieille de quelques millions d’années. Si la femme représente la matière, elle est aussi la grande force vivifiante, celle qui comme la lune permet le renouvellement.

Écoute les paroles sacrées que te livre l’Oiseau :

La loi universelle de mouvement, de vie, de mort et de régénération qu’exprime la Lune trouve un écho naturel dans l’âme humaine. Les couches profondes de l’Esprit se lèvent comme des vagues dont le bruit familier rappelle à l’homme des souvenirs lointains mais ineffacés. Aujourd’hui comme par le passé, il regarde la lune, et sans même en avoir conscience, il retrouve son âme ancestrale, celle qui le rattache au Principe Féminin.

Les femmes seront toujours des Mères et les hommes des Fils, telle est la leçon de la lune, telle est la complexité de ce pays merveilleux où se promènent encore l’esprit de l’homme et de la femme

La méditation pleine conscience, une liberté

Loin de la réflexion spirituelle, ce débat situe la méditation, la méditation pleine conscience, dans le contexte de notre société.

Un livre, un e-book (prix intéressant !), complété par des méditations guidées :
Arrêter l’attente, toujours, de quelque chose, puis de quelque chose de plus. Interrompre le flux envahissant, tout simplement, suspendre le jugement, parvenir à faire cesser ce stress, qui chaque jour est l’obstacle auquel nous nous heurtons.
Vivre, vivre pleinement, l’instant, la succession des instants, et construire une vie bonne…
Il suffit de prendre le chemin, avec ce livre, et les méditations de pleine conscience guidées qui l’accompagnent.

Sommaire

Introduction   11

 

Chapitre 1 : 15

 

Qu’est-ce que la Méditation Pleine Conscience ?  15

 

Origine et évolution de la Méditation Pleine Conscience  25

 

Une belle métaphore : La Méditation de la montagne  29

 

Le secret d’une méditation réussie : la répétition   36

 

De l’incompétence inconsciente à la compétence inconsciente : un parcours en quatre étapes  37

 

L’incompétence inconsciente c’est le « je ne sais pas que je ne sais pas »   38

 

Je sais que je ne sais pas : c’est l’incompétence Consciente  38

 

Je sais que je sais :  Compétence Consciente  40

 

Je ne sais plus que je sais, mais je le fais… Compétence Inconsciente  41

 

Chapitre 2 : 45

 

Méditation  Pleine Conscience :  Bénéfices et pratique  45

 

Comment avancerez-vous sur le chemin de la Pleine Conscience ?  47

 

Comment pratiquer la Méditation Pleine Conscience ?  53

 

Travailler sur les émotions et expériences douloureuses  59

 

Diagnostic et accueil des émotions et expériences douloureuses  60

 

Les effets de la Méditation Pleine Conscience sur le corps et la santé  63

 

Les Principaux Bénéfices Obtenus dans la Méditation Pleine Conscience  65

 

Les bénéfices Physiologiques  65

 

Les Effets Psychologiques  66

 

Autres apports de la Méditation Pleine Conscience  69

 

S’éveiller au Moment Présent  69

 

Connaître notre être véritable  69

 

Interagir avec les Autres  70

 

Augmenter sa capacité à être heureux  70

 

Le détachement  71

 

L’équilibre  72

 

Augmentation de la Performance au travail  72

 

La Méditation Pleine Conscience favorise l’élévation de conscience  73

 

Chapitre 3 : 75

 

La Méditation Pleine Conscience Pas à pas  75

 

Étape 1 : Trouvez un coin tranquille pour méditer  79

 

Étape 2 : Installez-vous dans la bonne position   80

 

Étape 3: Adaptez votre respiration   81

 

Étape 4 : Concentrez-vous sur votre esprit  82

 

Mon programme de pratique de la Méditation Pleine Conscience  84

 

Conclusion   87

 

Annexes  91

 

Annexe1 :  Méditation Corps et Conscience  93

 

Annexe 2 : Méditer par le vide Livret et texte de la Méditation   99

 

Quelques points de repère et exercices pour sentir et reconnaître l’invisible  100

 

Qui êtes-vous ? Qui sommes-nous ?  100

 

De quoi sommes-nous faits ?  102

 

Exercice : 102

 

Exercice perception du corps éthérique : 106

 

Avez-vous déjà vu le corps éthérique d’une personne ?  108

 

Méditation par le vide  110

 

Exercice de rayonnement : 112

 

Annexe3 :  Méditation du souffle  117

 

Annexe4 :  Méditation de la Paix  121

 

Union de l’âme et du corps

D’après “LA PERSONNE HUMAINE DANS L’ŒUVRE DE  CARL GUSTAV JUNG de Didier LAFARGUE Disponible ici

EXTRAIT Unité de la personne humaine – Union de l’âme et du corps

Selon le psychologue zurichois, la première condition visant à maintenir la santé de l’âme humaine et à permettre à toutes ses virtualités de s’exprimer est l’intégration du corps à la vie personnelle. L’être humain est formé de deux entités, une âme et un corps, la vie de la première ne pouvant se concevoir séparément de celle du deuxième. Aussi trouve-t-on parmi les premières préoccupations de notre savant l’injonction faite à l’être humain d’être en accord avec son corps. Il faut « fondre ensemble corps et esprit, afin qu’ils constituent une unité difficilement contestable et créent ainsi une disposition psychologique permettant des intuitions qui transcendent la conscience »[i].

Ce devoir est fondamental dans la mesure où l’individu se doit de garder son contact avec la nature et comme tel s’obliger à une présence à lui-même. Etre en union avec son corps l’incite à prendre la mesure de sa personne, de ses capacités et de ses limites. Il ne s’égare pas dans de vaines abstractions propres à l’éloigner de la réalité et acquiert une juste conscience de ses potentialités. C’est dans ce sens que va le rapport avec notre inconscient, réceptacle de toute vie naturelle. L’être humain se trouve responsabilisé et accède à une authentique autonomie. En possession de son corps, il en reçoit pleine énergie. Il dispose de forces et de moyens dont il pourra user dans sa vie quotidienne pour s’adapter à la réalité tout en restant en conformité avec lui-même.

Dans la recherche de cet équilibre, le sport détient une dignité éminente au regard de notre psychologue. Ce dernier le savait bien puisque dans sa jeunesse il était un fervent pratiquant de l’activité physique et aimait rappeler son intérêt pour la voile ou l’alpinisme.

Dans l’expérience du corps le sport trouve sa vocation en donnant l’occasion à celui-ci d’être éduqué en pleine totalité. Toute l’énergie physique contenue dans l’individu est alors canalisée pour son plus grand profit de telle sorte qu’il parvienne à la maîtrise de son être. Un entraînement approprié et l’apprentissage des techniques les mieux adaptées permettent la meilleure expression de ses velléités corporelles tout autant que leur contrôle. La lutte contre un élément déterminé, que celui-ci consiste en une distance, une durée ou un objet matériel, n’est en fait qu’un moyen de mener le seul combat véritable, celui engagé contre soi-même. Toutes les difficultés auxquelles se heurte le sportif ne sont là que pour lui permettre de prendre conscience de ses qualités physiques et d’acquérir une correcte mesure de lui-même. Il s’agit d’une pratique qui représente un phénomène humain engageant tout le corps et obligeant chacun à avoir la meilleure conscience de sa condition terrestre.

L’évocation du sport a pour nous été l’occasion de montrer que la première loi que l’homme devait respecter pour connaître la sérénité était de suivre sa nature et ne pas séparer corps et esprit. Ce rôle tenu par le corps dans notre unité personnelle avait bien été perçu par les habitants de l’ancienne Egypte. Ces derniers ne concevaient nullement leur vie dans l’au-delà comme un état où l’âme, libérée du corps, accédait à la sérénité éternelle. Etablis dans un pays prospère protégé des invasions par des frontières naturelles, ils ne souhaitaient rien d’autre qu’une vie exacte réplique de celle qui avait été la leur ici-bas. Or, qu’est ce qui pouvait symboliser au mieux celle-ci que le corps humain, symbole de la vie des instincts ? Contrairement à l’optique développée par une certaine tendance chrétienne qui assimile le monde d’ici-bas à une vallée de larmes avec tout son cortège de souffrances, l’Egyptien, son art en témoigne, conçoit celui-ci dans l’optimisme et la joie. Il n’aspire qu’à le prolonger dans la mort en continuant à éprouver toutes les sensations que sa vie corporelle lui a fait connaître. Une saine vie spirituelle doit intégrer cette dernière, telle est la leçon transmise par l’art de la momification en honneur chez les peuples de la vallée du Nil. Il faut préserver le corps du défunt, éviter les dégradations qu’il est appelé à connaître, lui permettre de se nourrir dans sa vie future en déposant près de lui des provisions. Toutes ces pratiques découlent de cet attachement si fort aux joies de l’existence bien présent dans les mentalités égyptiennes. Le travail de l’embaumement, la dimension artistique même qui transparaît dans les positions de la momie n’ont pas d’autres sources que cet amour de la vie propre aux Egyptiens exprimé dans cette volonté de conserver le corps.

Il semble pourtant que la nécessité d’un tel lien ait parfois été ignorée par l’humanité, laquelle n’a pas toujours su voir le bien fondé de cette harmonie. Dans une certaine mesure, le christianisme a établi une séparation entre les deux principes, créant une dualité peu conforme à la nature humaine. Certains esprits chrétiens ont dénigré l’attachement au corps, symbole de « la chair et du pêché ». Ils ont développé une conception selon laquelle le devenir de l’homme était lié à l’esprit, générant de la sorte une morale ascétique visant à élever l’âme au dessus des sens. Ils ont ainsi souligné la faiblesse de la chair qui expose l’homme au pêché et symbolise la fragilité de la nature humaine, rendant l’homme aveugle face aux réalités divines et l’empêchant d’avoir accès aux vérités spirituelles. En ce sens, toute une théologie s’est développée et a tenté de mettre en garde la créature contre ces sujétions terrestres. « L’esprit de la chair porte toujours à la volupté » disait Saint Bernard, signifiant par là l’influence qu’elle exerce sur nos actes et son opposition à toute saine vie spirituelle. Le pouvoir de la chair et la vie des sens qui en est l’apanage nous détournent effectivement des valeurs célestes. Ils tendent à corrompre notre âme en en faisant l’esclave des plaisirs de la terre.

Certes, la doctrine chrétienne ne condamne pas le corps en tant que tel puisqu’elle le revêt d’une dignité supérieure en lui donnant pour vocation d’être voué au Seigneur, et à chacun il est fait un devoir de glorifier Dieu en son enveloppe terrestre. Elle ne l’en dévalorise pas moins en en faisant l’objet des tentations propres à lui faire connaître le pêché. En fait, le corps doit être transcendé par l’esprit de telle sorte qu’il puisse s’élever au dessus des séductions du monde d’ici-bas pour atteindre à la parfaite maîtrise des aspirations terrestres. Pour cela, il faut que l’âme humaine tende au dépouillement, celui recherché par les saints lorsqu’ils s’infligeaient des mortifications qui n’avaient pour rôle que de lutter contre le dérèglement des sens et le pouvoir des passions humaines.

Dans un souci d’élévation spirituelle et morale, le christianisme a voulu mettre une distance entre le corps et l’esprit, contribuant alors à créer une dualité qui ne pouvait que nuire à la santé de l’âme. C’est ce que déplorait le psychologue zurichois quand il estimait que celle-ci dépendait du dépassement de nos contradictions. L’important était de retrouver en nous une unité ne pouvant passer que par l’intégration de toutes les forces vitales régissant notre vie corporelle.

Son contact avec l’Orient avait donné à Jung l’occasion de percevoir d’autres attitudes en cours dans des cultures différentes de celle européenne et pouvant pallier aux manques et déficiences témoignés par cette dernière. « L’indien ne peut oublier ni le corps ni l’esprit, l’Européen oublie toujours l’un ou l’autre »[ii], disait-il. L’Orient en effet n’avait pas le souci de créer des séparations, tant au sein de l’univers qu’à l’intérieur de la vie humaine. Pour lui, elles risquaient d’aboutir à des oppositions pouvant aller à l’encontre du principe primordial régissant toute chose. Le souci d’unité spirituelle était très fort et toutes les forces du cosmos devaient se compléter et s’harmoniser au lieu de se combattre. Aussi importait-il au plus haut degré que corps et esprit restent dépendants l’un de l’autre, tout manquement à cette loi étant contraire à l’ordre du monde. Se sentir en communion avec l’univers impliquait obligatoirement une intégration des forces vitales conditionnant notre vie sur cette terre et une assimilation de notre vie corporelle. Les mystiques orientales ont par conséquent voulu améliorer nos relations avec notre corps afin de mieux définir notre équilibre personnel. Ainsi a fait le bouddhisme zen qui s’est fait un devoir de nous amener à une meilleure possession de notre enveloppe charnelle pour assurer une stabilité nerveuse indispensable à notre santé spirituelle.

Tout notre équilibre, affirme-t-il, est conditionné par la manière dont nous parvenons à maîtriser nos énergies, à les maintenir en nous de façon à les rendre disponibles en vue de favoriser le travail de l’esprit. Il faut par exemple que la respiration soit disciplinée de telle sorte qu’elle puisse concourir au calme et à la sérénité de notre personne. En ce sens, la posture du corps a son importance. Sur ce point, l’Orient suggère d’adopter la position du lotus, celle par laquelle notre dynamisme intérieur est canalisé afin d’amener la clarté de l’esprit. Chacun d’entre nous est dés lors présent, ici et maintenant, en possession de tous ses moyens.

C’est dans l’acquisition de cet état que réside l’intérêt des arts martiaux. Ceux-ci trouvent leur finalité en travaillant à la concentration en notre corps de toutes nos forces physiques et spirituelles et en assurant leur harmonie générale, de manière à ce que chacun conquiert son unité et fonde sa liberté. La différence des mentalités existant à ce sujet entre l’Orient et l’Occident est éloquente. Si le second estime que force et performance ne s’obtiennent que par la seule technique, le premier considère que les meilleurs résultats ne sont acquis que dans la mesure où la puissance physique est mise au service d’une attitude spirituelle adéquate. Cette dernière idée est enseignée dans la pratique du karaté, du tir à l’arc, du judo, de l’aïkido. Do, précisément, signifie «  voie », celle que le pratiquant doit trouver par lui-même en vue d’atteindre la maîtrise de soi, le contrôle de son énergie et la communion avec l’ordre de l’univers.

Mais l’union intime existant entre l’esprit et le corps peut se réaliser d’une manière bien plus simple, soit au sein du travail manuel. Jung en parlait en connaissance de cause puisque lui-même se donnait physiquement en usant de ses mains, pour preuve la tour qu’il a construite dans sa propriété de Bollingen, et qui lui a donné l’occasion de se plonger de plein pied dans la maçonnerie. Le travail de la terre a tout autant suscité son intérêt et c’est avec une joie indicible qu’il s’est livré au jardinage. « Je voulais manier, avoir la sensation de la pierre, toucher la terre »[iii] avouait-il avec simplicité.  Il affirme en outre que la sculpture et la peinture l’ont aidé à surmonter l’épreuve qu’a représenté pour lui la mort de son épouse.

C’est un fait que travailler de ses mains est extrêmement sain dans tout ce qui intéresse stabilité morale et équilibre psychique. « Chaque fois que […] il m’est arrivé de me sentir bloqué, je peignais ou je sculptais une pierre ; et chaque fois, c’était un rite d’entrée qui amenait des pensées et des travaux »[iv]. Toute activité manuelle nous oblige à une présence à nous-mêmes, nous incite à garder les pieds sur terre et à être en contact direct et tangible avec la réalité. Elle nous met en relation avec ce qu’il y a de plus concret dans l’existence et par là nous protège contre les chimères de toutes sortes. Toutes les fois que nous traversons une épreuve ou que nous sommes sujet à une dépression, l’activité manuelle nous reconduit à l’ordre des faits. Se réfugier dans le travail est toujours le plus sûr des remèdes aux problèmes personnelles, la chose est connue ; le travail manuel tout particulièrement car par l’obstacle visible qu’il suscite à nos efforts physiques, il est le meilleur moyen de nous ramener au concret et au monde sensible.

Or, l’Occident ne lui a longtemps voué que mépris, en tout premier lieu la civilisation antique. Penseurs et philosophes grecs ont condamné tout ce qui relevait du travail des mains en plaçant celui-ci au bas de la hiérarchie des activités humaines. Plutarque considérait que l’artiste lui-même n’accomplissait que des tâches médiocres, sans rapport avec la beauté morale qui seule pour l’historien était importante. Pour cette raison, il refusait de le placer au même rang que le philosophe, l’orateur ou l’homme politique. Platon ne lui accordait pas une meilleure valeur puisqu’il ne le classait qu’en sixième position dans sa classification des hommes. Seuls les esclaves étaient dignes de se consacrer au travail manuel lequel était bien trop méprisé pour les hommes issus des hautes classes.

Une telle condamnation a perduré au sein de la civilisation romaine où l’artisanat, par son caractère humiliant et dévalorisant, ne pouvait que nuire au désir d’ascension sociale et susciter le dédain des élites.

Mais au Moyen Age, de nouvelles conceptions ont présidé aux mentalités. Sous l’influence du christianisme, le travail manuel s’est brusquement trouvé honoré à l’image de Jésus, fils de charpentier. Le fait apparaît surprenant si l’on considère la volonté de la nouvelle religion de viser à l’élévation spirituelle indépendamment de la vie corporelle. Effectivement, il semble bien que certains penseurs chrétiens, par la fonction qu’ils attribuaient à l’activité manuelle, aient voulu accorder à celle-ci une place circonscrite dans la vie humaine. Au travail ils donnaient un caractère dur et pénible, et déjà dans l’Ancien Testament était écrit que l’homme « travaillerais à la sueur de son front ». De fait, c’est cet aspect de pénitence que l’on voulait conférer au labeur physique de façon à ce que les moines aient les bases indispensables à leur ascèse et sachent se détourner de la vie des sens.

Il n’en demeure pas moins que, en dépit de cette valeur contraignante dont il a été affublé par un certain courant, le travail manuel a finalement été nanti d’une dignité supérieure par la religion. Son esprit rejoint là la pensée de Jung dans la mesure où la confrontation de notre personne avec une réalité aussi matérielle que notre dépense personnelle ne peut que favoriser la maîtrise de notre énergie physique si chère au psychologue. La spiritualité chrétienne a en effet développé l’idée selon laquelle le travail manuel était lié au principe d’humilité, « l’attitude que prend habituellement notre âme en face de Dieu ». Pour cela, la règle de Saint Benoît organisant la vie dans les monastères a ordonné aux moines de s’adonner au travail.

Dans les monastères l’activité manuelle fut considérée comme un moyen de progrès spirituel, tout particulièrement au sein de l’ordre des cisterciens. La liberté qu’il apportait à l’individu était celle d’un être se sentant lié au Christ et se livrant à un labeur qui l’éloignait des excès de la vie intellectuelle pour lui faire connaître les bienfaits de la simplicité. Cassien estimait que le travail manuel était pour le moine source de sérénité et pouvait améliorer sa relation avec ses semblables. Le travail n’est pas perçu comme une fin en soi n’existant que pour l’enrichissement mais vise seulement à faciliter notre chemin vers la perfection. En usant de ses mains dans un esprit d’utilité, le moine allie harmonieusement la vie spirituelle et les nécessités matérielles. « Rien n’est plus précieux aux yeux du Christ que le travail de tes propres mains »[v] disait Saint Jérôme. Ajoutées à la prière régulière, les fatigues du corps lui permettent de rester en contact avec les choses du monde terrestre et de trouver la paix de l’âme dans le contrôle de ses sens. Il acquiert sa dignité et obéit à la loi divine en oeuvrant à son perfectionnement moral.

C’est bien ainsi que l’entendait, dans un tout autre contexte, le bouddhisme Zen, encore qu’il ait affranchi ses préceptes de toute considération d’ordre métaphysique. Précisément, le culte voué par les chrétiens à une divinité unique et la tentation de la considérer extérieure à soi était à l’origine de cette perception du travail sous l’angle de la difficulté et de la peine. Il en va différemment dans la philosophie japonaise qui ne se préoccupe que de l’accomplissement intérieur. Comme dans le cas des arts martiaux, le Zen a donné toute sa noblesse au travail manuel auquel il a attribué la même finalité dans le perfectionnement humain. A ce sujet, il s’est fait un devoir d’insuffler aux hommes l’idée selon laquelle la compréhension de la vérité peut se produire à tous les instants de notre vie quotidienne dans les activités les plus humbles et les plus banales. L’école bouddhiste s’est ainsi rendue célèbre pour l’art qu’elle a su mettre dans l’exécution de certaines activités : l’art du jardin, la calligraphie, la peinture,… autant d’occasions pour ceux y travaillant de s’améliorer physiquement et moralement et d’arriver à la maîtrise personnelle. L’activité manuelle nous incite à faire le vide en notre esprit. La vacuité à laquelle nous parvenons nous permet d’agir de façon intuitive en toute sérénité, sans céder à l’empressement que nous fait connaître le désir d’atteindre systématiquement le but que l’on s’est fixé. Nous faisons un en nous-mêmes, dans notre esprit et dans notre corps, au-delà de toute contradiction et de toute préoccupation.

Par là on remarque que se rejoignent les civilisations dans les idéaux qu’elles se sont donnés. Partant d’idées différentes dans leur manière de concevoir l’homme et de décider comment celui-ci doit se réaliser, les chemins empruntés par l’Orient et l’Occident dans leur pensée aboutissent en fin de compte au même point. Si la tendance à se considérer infiniment petit au regard de Dieu tout puissant a pu entraîner certains esprits à rechercher une libération en déniant toute valeur au corps, l’orientation choisie par les moines zen étaient là pour remettre en cause ces considérations. Elle faisait prendre conscience à l’individu qu’une intériorisation de la vie divine en lui serait mieux favorisée par le souci d’une certaine unité. L’humilité exprimée par les moines occidentaux dans les activités matérielles les plus diverses a finalement pour résultat de ramener l’homme à son corps. On observe du reste que les moines occidentaux ont accompli des créations qui ne peuvent que susciter l’admiration des spectateurs. Les œuvres qui ont été réalisées dans des domaines comme celui de l’enluminure sont là pour montrer que le caractère pénitentiel accolé à l’activité manuelle n’est pas seul à prendre en compte.

Jung estimait que cette pratique avait pour vocation de toujours ramener à la dimension humaine de l’individu. C’est encore le meilleur moyen pour ce dernier de rester humble conformément aux préceptes chrétiens. A un disciple lui demandant de lui enseigner le zen, le maître dit simplement « As-tu pris ton déjeuner ? ». Sur sa réponse affirmative, il continua : « Eh bien, va laver ta vaisselle »[vi].

[i] Psychologie et orientalisme, p. 188.

[ii] Ibid., p. 189.

[iii] C.G.Jung parle, p. 209.

[iv] Ma vie, p. 203.

[v] Ep. 130, 15, p.196.

[vi] Masumi Shibata, Wou-Men-Koan (« Passe sans porte »), traduction du japonais, Edition traditionnelle, 1962.

Les temples invisibles

Les temples, ce ne sont pas seulement des lieux où se réunissent des communautés spirituelles. Ce sont des lieux du sacré dont les dimensions ne sont pas matérielles. Ils nous font accéder à l’invisible, qui est à la fois en nous-mêmes et dans le macrocosme.
Voici un témoignage qui vient d’un Franc-Maçon, mais des méditations sur d’autres temples que les temples maçonniques sont possibles…

Les franc-maçons se réunissent dans des temples. On pourrait croire que ces temples sont des édifices visibles. On y retrouve d’ailleurs, dans ces édifices, toujours le même ensemble de symboles. Et ces lieux et symboles, chacun peut les connaître : par les livres, Internet et la vidéo, au cours de journées portes ouvertes, ou encore au cours de “tenues blanches” accessibles aux “profanes” (profanum, qui reste devant le lieu sacré).

Mais la réalité, comme souvent en Maçonnerie, est plus subtile. Les temples sont invisibles et leurs symboles n’existent vraiment qu’au moment où Sœurs et Frères, ensemble, les font vivre, et engendrent un “égrégore”. C’est d’ailleurs une raison pour comprendre comment la maçonnerie reste “secrète”, invisible hors de ces moments où surgit la lumière et où circule la parole, une parole autre.

En réalité, le temple est ce lieu magique où le temps et l’espace épousent une autre courbe, où les corps et les esprits se disposent et se meuvent autrement, transforment ce site en un espace “sacré”, c’est-à-dire hors du commun.

Cet espace est orienté, mais là encore, de manière invisible, sur un plan symbolique et non pas matériel : d’occident en orient (d’ouest en est) sur sa longueur, du septentrion (nord) au midi sur sa largeur, du nadir au zénith sur sa hauteur. Il n’a pour limite visible vers le haut que la voute étoilée, ce qui signifie que la franc-maçonnerie est universelle et que le temple est l’image du cosmos ; pour certains maçons, le temple peut même figurer ou préparer la Jérusalem Céleste de l’Apocalypse de St Jean. Pour tous les maçons, le temple est le lieu de réunion, d’union, propice à un travail singulier, à l’expression d’une utopie et au surgissement d’un invisible : les énergies se réunissent au point de prendre forme, de prendre vie, d’agir en nous, et même au-delà, et répondre aux rythmes universels du cosmos.

Voici donc que le temple prend toutes les couleurs de l’arc en ciel ! Et il n’est même pas là où l’on croit pouvoir le saisir ! Car il s’agit en fait de le construire, de le reconstruire… Comme le Temple de Salomon, mais aussi dans la dimension de soi-même, de son être intime : le Franc-Maçon travaille sur lui-même, à son perfectionnement (il se sait toujours perfectible), dans son parcours d’initié. Tout ici est symbole, et tout devient une question de passage, de transmutation. Alchimie toujours en action. Ce qui est à l’œuvre dans l’athanor n’est pas visible. Et tout ce qui est conscience, travail et extension de conscience, est ouverture vers ce qui resterait autrement latent, insoupçonné, inexprimé, inconscient. Les mythes et les symboles nous besognent.

La première dimension du temple est le temple intérieur de chacun. Ton temple intérieur te représente toi-même, et tout ton mystère singulier. Il permet que s’instaure un dialogue de soi à soi, mais ouvert à l’univers, un espace pour que la petite voix intérieure ne résonne plus dans le vide, mais fasse écho au sens qui par la méthode symbolique se dévoile. Non pas un espace préfabriqué, un lieu tout équipé de symboles convenus, d’interprétations surgelées, une galerie de portraits savants que l’on exhiberait tout au long de l’escalier qui monte jusqu’au plus haut des grades maçonniques… non, le chemin est tout autre. C’est un chemin d’initié et d’initiation, de force ordonnée, de continuité dans la capacité à fonder. L’écoute active de soi, au travers de l’étrange présence fraternelle de l’autre, qui vous écoute vraiment, au travers d’une poétique symbolique ouverte, belle, généreuse, opulente, progressive, qui donne à découvrir ce qui était obscur, latent, dormant. L’éveil ! L’initiation maçonnique est une voie d’éveil. L’espace-temps singulier, sacré, du temple, est à la fois le reflet et le miroir d’un travail de soi à soi, le principe actif d’un travail sur l’être soi qui se transforme, et le principe passif, féminin, d’un lâcher-prise qui est renoncement à l’égo et ouverture absolue et confiante sur le grand tout.

Le temple est donc le temple intérieur, et aussi le temple de Salomon, le temple des hommes et le temple universel, macrocosme et microcosme. Le souffle qui parcourt cet espace-temps sacré a pour horizon l’humain, l’espérance et l’action de l’homme, la volonté d’un réel progrès de l’homme, de la société, de l’humanité, la perfectibilité humaine individuelle et collective… Car ici, on peut le penser, le progrès, et pas de manière dogmatique. On peut faire l’effort de le penser vraiment. Et de le construire dans un équilibre Yin et Yang, de recevoir et de donner, de potentiel et d’action… Nous sommes, dans le temple, dans une logique très extérieure à la vie profane, très éloignée de cette soi-disant réalité où on vous propose des représentations et des idées à consommer, pour le profit de quelques uns, puis on vous occupe, on vous crée des soucis qui s’accroissent au quotidien, des situations toujours plus complexes avec des moyens économiques toujours plus incertains, on vous sépare le plus possible de la liberté d’être. Quand il ne s’agit pas, aujourd’hui, à rebours de tout progrès, de vie encore pire, de survie pure et simple, et de terreur permanente, de patriarcat triomphant et barbare, de mort de toute culture, d’ignorance du temps de l’histoire, du temps et de l’altérité des autres, du temps lui-même, de ses bonheurs bigarrés et de son histoire qui ne s’écrit pas pour sa propre fin. La parole est honnie, chez les barbares d’aujourd’hui, et d’abord la parole intérieure, le flux de la pensée, le doute, l’évolution des idées, tout ce qui fait de vous une personne, ce qui offre les bases, la structure, l’ordonnancement construit mais non pas absolu, d’un temple intérieur et l’espérance d’un temple universel. Dans le temple, la parole circule… Elle est censée porter, à l’extérieur, des valeurs.

Les symboles, quels qu’ils soient, sont des passages étranges vers la pensée créatrice et le mystère. Le temple des hommes, le temple universel, comme le temple intérieur, comme le temple où se tiennent les Frères et les Sœurs, comme le temple mythique et tous les symboles de l’Art Royal, sont en correspondance et se soutiennent ; un soutien que manifestent les trois piliers de sagesse, force et beauté. L’invisible, c’est aussi ce bonheur de se mouvoir entre toutes ces dimensions du temple, entre toutes les “correspondances” qui font sens et vie. L’univers, la nature elle-même…

La Nature est un temple où de vivants piliers

Laissent parfois sortir de confuses paroles ;

L’homme y passe à travers des forêts de symboles

Qui l’observent avec des regards familiers.

Baudelaire aurait-il voulu nous faire la confidence d’un lien secret, d’un échange subtil entre nature et Franc-Maçonnerie ?

Si un jour, sur votre chemin, se trouve un temple, tournez votre regard vers l’invisible.

Charlie Hebdo solidarité

La liberté de pensée, la république en danger ! la guerre est déclarée.

Contre la barbarie soyons plus que jamais solidaires avec Charlie Hebdo

charlie

Amour universel

Il y a, nous le savons tous, divers types d’amour. Pour ma part, celui que j’éprouve pour mes enfants, mes parents, ma soeur, mon époux est si fort et si profondément lié à l’affectif, qu’on ne saurait imaginer espérer mieuxNUAGE009 pour combler une vie humaine. Pourtant, l’Amour ressenti lors de l’expérience mystique, la proximité de Dieu, est si englobant, si universel qu’au retour à la vie humaine tout cet amour qui nous avait semblé constituer ce qu’on pouvait espérer de mieux dans une vie, toutes les valeurs autour desquelles on organisait sa vie sont en quelque sorte revues, redimensionnées à l’aune de cet insuparssable Amour Divin qui les englobe toutes.
Cela ne veut pas dire que les valeurs incarnées par l’amour humain ont moins d’importance. Non, au contraire l’amour humain s’insère alors dans un grand tout qui lui confère sa véritable dimension. La prise de distance par rapport à un raisonnement affectif par impulsions est réelle. Cela ne supprime pas pour autant l’affection, mais les aspects nuisibles d’un affect trop développé ou d’un comportement qui serait basé sur les impulsions.
L’amour vécu et ressenti avec la puissance de l’Amour Divin englobe tous les êtres, il s’étend à l’ensemble de l’humanité, à la Création tout entière. La parcelle divine qui est en nous vient alors solliciter, rechercher sans relâche chez l’autre, chez l’être vivant, cette même étincelle, cette même parcelle d’Amour qui fait que nous procédons tous du même rayonnement, de la même nature céleste. Nous sommes tous parcelle du grand Tout, bien que soumis à semblable illusion qui nous voile la nature profonde de cette âme qui n’appartient qu’à Dieu, divine étincelle, rayonnement de poussière d’étoile.
De ce fait, le but essentiel de la vie s’articule autour du désir de solliciter sans cesse cette étincelle divine par la prière. Prière pour l’âme du monde, prière adressée à un Dieu universel et sans nom qui relie la grande fratrie de l’humanité à l’univers tout entier. Prière pour les âmes en détresse qui sont encore loin sur le chemin, prière pour les aider à trouver le chemin de la lumière, pour les aider à retrouver le chemin de l’éternité. La solitude est un mythe, une illusion. C’est une des illusions les plus tenaces inventées par les hommes pour assurer la survie de leur ego. Ce pauvre ego qui craint de se perdre, de mourir, de disparaître tout simplement en se fondant dans le creuset de l’Amour originel. Non, la solitude n’existe pas. C’est un leurre, un miroir aux alouettes, l’arme la plus efficace brandie par les âmes qui se nourrissent de leur propre détresse pour continuer à exister dans un monde instable basé sur les impulsions et la satisfaction du désir immédiat.
Voici ce qui m’est arrivé un jour. C’était un samedi, au mois de mai 2004. J’étais, depuis le lever, comme incapable de me réveiller. Portée par une espèce de demi-sommeil éveillé, j’étais ailleurs. Je marchais, je parlais, mais une bulle s’était en quelque sorte formée autour de moi, exactement comme si j’avais été explicitement sollicitée de l’extérieur. Au bout de quelques heures, mes yeux se fermaient tout seuls. J’avais pourtant passé une bonne nuit, bien dormi et ne me sentais pas fatiguée. Mais malgré moi, je ne pouvais plus les tenir ouverts. C’était exactement comme si une petite voix m’avait dit : “viens t’allonger, j’ai besoin de te parler, d’entrer en contact avec toi”.
J’avais beau me forcer à palper le matériel autour de moi, m’accrocher, toucher les chaises, la table, essayer de redescendre sur terre, j’étais clairement à moitié de l’autre côté, comme explicitement sollicitée à m’y consacrer pleinement.
N’y pouvant plus résister, j’ai donc fini par obtempérer. En début d’après-midi, je me suis allongée. Mon mari avait mis de la musique. Et au moment où je plongeai enfin dans un demi-sommeil conscient, il s’est passé une chose difficile à décrire. La musique était belle et douce. J’entendais la voix de Jessie Norman chanter un air classique, américain, je crois. Sur la puissance de sa voix je me suis laissée aller. En même temps que la longue sonorité de son chant, j’ai senti monter une prière, une prière d’une puissance fabuleuse. Le son portait mon âme, comme un navire. J’ai pensé, sans savoir pourquoi, aux soldats américains en Irak, sur le terrain, j’ai senti, ressenti profondément ensuite la souffrance des enfants irakiens portée par cette longue plainte. Et peu à peu ce fut comme si toute la souffrance des enfants du monde, toute la souffrance des âmes en détresse s’était exprimée au travers de ce chant, comme si toute cette souffrance s’était soudainement, progressivement purifiée, vidée de sa substance, au travers de cette prière dont la force dépassait l’entendement, dépassait les limites ce que pouvait concevoir ma pauvre âme sollicitée au coeur de ce mouvement sans rien avoir demandé, en ayant été en quelque sorte appelée, sollicitée.
Etait-ce un moment propice à cette prière ? Cette prière s’était-elle tout simplement imposée comme une absolue nécessité de l’équilibre universel pour laver et évacuer le trop plein de souffrance des êtres à un moment, donné ? Jamais je ne le saurai. J’ai l’impression que c’est un peu le principe de la goutte d’eau, dont on dit qu’elle fait déborder le vase. Cette goutte d’eau, il était devenu absolument indispensable à un moment donné, de l’éponger, de l’évacuer, de la vider de sa substance pour qu’une certaine forme d’équilibre puisse être restaurée. Cet état ne s’est estompé que très progressivement au fil des vingt-quatre heures suivantes. Toujours est-il que je me suis ensuite relevée avec sans savoir pourquoi, en quelque sorte le sentiment du devoir accompli, le sentiment d’une absolue nécessité à laquelle il fallait se plier, à laquelle mon âme, sans doute consciente de ce qui l’appelait, ne pouvait pas ne pas répondre. J’avoue que quand j’y repense, je suis encore perplexe de ce mouvement d’amour si puissant dont mon Etre s’est trouvé saisi presque malgré lui.

Une Chaîne d’Union pour la planète

 

La Chaîne d’Union pour la planète  a eu lieu sur l’Université des Spiritualités

Le vendredi soir 27 avril, à 21 heures,
en co-création avec Terres d’Amour a eu lieu la première grande chaîne d’union pour la Planète

C’est la première fois qu’une telle chaîne d’union a lieu. La première fois que la chaîne d’union sort du temple pour réaliser l’union fraternelle entre tous les hommes et femmes de bonne volonté. Nous étions nombreux en ligne et avons assisté avec beaucoup d’émotion à la naissance d’un nouvel égrégore.

Il y en aura d’autres. Nous allons mettre au point un programme de co-création, entre l’Université des Spiritualités et Terres d’Amour. Les chaînes d’union seront thématiques. Nous recueillerons les souhaits des participants sur le forum et mettrons en place des chaînes thématiques. Dans la salle de réunion la chaîne d’union a été faite en direct.

En attendant, si vous voulez visualiser la chaîne d’union qui a eu lieu ce 27 avril,  La vidéo est là pour rappeler ce merveilleux moment de fraternité, où, tous connectés, nous avons accompli ensemble les mêmes gestes, et dirigé nos pensées au même moment, vers le même but. Un moment de pur bonheur.

 

La Chaîne d’Union pour la planète, comment ça marche ? 

Le principe est très simple : Il s’agit d’unir nos forces en conscience pour faire alléger les souffrances des hommes et de la planète. Une chaîne d’union, c’est une grande réunion, physique ou virtuelle, qui unit les êtres souhaitant participer concrètement à l’amélioration de notre monde.

Nous sommes tous Frères et Sœurs en humanité. Nous traversons collectivement aujourd’hui une  une période de crise et de grands bouleversements. Et de plus en plus de gens, comme vous, comme moi, se sentent chaque jour un peu plus concernés par le devenir de l’humanité et la préservation de notre planète. Et face à cet enjeu, je m’adresse à tous les gens de bonne volonté, à tous ceux qui veulent participer activement à l’amélioration de notre monde. Nous sommes tous engagés sur le même bateau, qui vogue sur un seul et unique océan, qui est celui du devenir de notre planète bleue.

Il est nécessaire aujourd’hui d’unir nos forces. Pour l’éveil des consciences, mais aussi et surtout, pour mettre en place collectivement un courant d’énergies positives qui viennent :

  •  Elever le niveau vibratoire de la planète,
  •  Dissoudre l’effet des formes pensées négatives qui favorisent le développement sur le plan collectif d’un matérialisme outrancier, de l’appât du gain, et de toutes les conséquences qu’on leur connait, notamment sur les transactions financières et la surexploitation des ressources naturelles,
  • Alléger les souffrances de l’humanité : guerre, chômage, famine, maladies.

 

Vous pouvez vous inscrire au forum que nous allons mettre en place 

C’est très simple :

C’est tout !

Mes Chers Frères et Soeurs en humanité, recevez tous mon baiser de Paix,

Magdala

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