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Les pratiques spirituelles

Pourquoi parler de pratiques spirituelles ?

Très souvent, on parle de spiritualité de manière abstraite, comme si c’était en soi quelque chose.

La spiritualité du 21ème siècle, très diverse, est celle des hommes et des femmes qui la vivent, plus ou moins consciemment et au travers d’une myriade de supports, de rites, de lieux qui lui sont consacrés.
Dans ce sens, il n’y a pas de spiritualité sans pratiques. C’est d’ailleurs ce qui rapproche la spiritualité et le développement personnel : c’est un travail sur soi. C’est de ce travail que résultent des changements, des progrès, une avancée sur le chemin. Bien sûr, il peut y avoir la grâce, la révélation mystique, ou encore, des voies directes. Mais c’est sans doute alors qu’un cheminement s’est opéré à notre insu

La diversité des pratiques spirituelles

En témoigne cette page de Psychologies.com. Cela peut être exprimé par des ressentis et témoignages personnels : DidTaoier Decoin

expliquant  Depuis que j’ai la foi, je sais ou encore  Amma m’a embrassée ; ou un chemin à entreprendre, par exemple la voie du Tao (Tao justement veut dire « voie, chemin » et c’est, comme il est dit sur Wikipedia “la matrice préalable au sein de l’univers au passage du qi ou souffle originel”), ou encore des pratiques que nous n’avons pas à rattacher nécessairement à une religion ou une philosophie, comme la méditation ou la prière. La symbolique elle-même, qui concerne tout éveil spirituel, n’est elle pas une pratique ?

Le nom même de ce site “Pratiques spirituelles ” et sa présentation : “différentes approches du monde supra sensible, approches de la lumière, approches de l’éveil”, indiquent que dans notre temps ces pratiques sont sans doute en train d’évoluer vers quelque chose de plus ouvert, plus uni et plus puissant que dans les deux siècles précédents. La question est ouverte…

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Le rituel : une entreprise de communication de haut niveau

Les rituels en résumé audio français cliquez sur le lecteur :
Rituals, high vibration linking tools – summary in English

English text below the French article

Le mystère du rituel

Les rituels sont des outils spirituels rattachés aux usages du passé. Nous parlons ici des rituels, individuels ou collectifs, liés à la pratique d’une spiritualité.

Par le rituel, le passé devient présent, le mythe s’actualise. Les mots employés sont archaïques et les symboles fondamentaux mis en musique par les rituels, presque toujours rattachés à une tradition. Le rituel, quel qu’il soit, fonctionne un peu comme une mise en scène. Les mots, les gestes et les déambulations déterminent un espace sacré dans lequel le temps est soudainement suspendu. Lorsque le rituel est collectif chacun y joue son rôle et devient l’acteur intemporel d’une psyché collective.

L’efficacité d’un rituel est souvent liée à son ancienneté et à sa qualité. Il est nécessaire aussi que les participants se sentent impliqués, car sinon la distance qu’ils mettent entre les mots, les gestes et leur mental amoindrit la portée du rituel.

Entrer en rituel, c’est accepter consciemment de se relier, de faire dialoguer en soi la conscience et la part inconsciente de l’être, enracinée dans les mythes éternellement vivants de l’inconscient collectif ; C’est aussi, accepter de se relier aux forces invisibles auxquelles il fait appel,  grâce aux images que le rituel envoie à notre mental. On pourrait ainsi dire que le rituel est la partition capable de créer une ritournelle sacrée, qui en montant en vibration se fond peu à peu dans la musique des sphères. Ainsi donc le rituel relie en verticalité, crée dans l’espace sacré un lien intime entre les âmes et les dieux, et en horizontalité, un lien d’amour spécifique entre les êtres qui le pratiquent.

Ainsi le rituel fait entrer les êtres en harmonie et grâce à sa puissance subtile, met en marche l’imagination, développe l’intuition et ré-enchante le monde. C’est pour ainsi dire, de la magie. Et à travers le rituel, l’âme agit. Il donne à l’âme une respiration, un second souffle, le droit d’exister et de revendiquer son existence dans un monde essentiellement fondé sur le matérialisme des corps et des choses.

Rituel profane ou rituel sacré ?

Il y a des rituels profanes et des rituels sacrés. Mais si on regarde bien autour de nous, qui peut se passer de rituel ? Celui qui n’en pratique pas, s’en invente, constamment. On appelle cela des habitudes, mais elle rythment la vie et lui donnent un sens. Celui qui prétend se passer de tout rituel, même les plus simples, ne peut que se mentir à lui-même, ou alors son être intérieur, privé du lien d’amour créé par cette mise en relation, se dessèche et devient peu à peu insignifiant, perdant jusqu’au sens de l’existence.

Lorsque j’étais enfant, mon père se levait le matin pour faire son café. Le chien l’attendait dans la cuisine. Invariablement, lorsqu’il le voyait entrer, le chien allait tranquillement se positionner à l’autre bout de la cuisine. Et invariablement mon père ouvrait la boite de sucre, coupait un sucre en deux et le lançait au bout de la cuisine, de façon à ce qu’il atterrisse très exactement entre les pattes du chien qui s’était positionné là pour recevoir ce présent de bienvenue dans un nouveau jour. Ensuite venait une séance de caresses, puis le chien ne lui réclamait plus rien jusqu’au lendemain matin. Il avait conquis dans la joie et le plaisir, le droit de démarrer sa journée.

Rituel profane s’il en est, mais rituelie simple d’amour, fondée sur des gestes, et auto instauré entre deux êtres.

 

Rituel et égrégore, comment ça marche ?

Les rituels sacrés, quels qu’ils soient sont liés à un égrégore. Qu’est-ce qu’un égrégore ? C’est très simple. C’est une forme pensée collective créée par des êtres qui ensemble, font toujours appel aux mêmes forces. La tradition hébraïque dit que la réunion de plusieurs personnes invoquant la qualité d’un ange (par exemple, la bonté, l’amour, l’intelligence) crée un malak. Le malak, c’est un être invisible, comme une boule d’énergie, chargée des intentions des gens qui se sont réunis. Et cette boule d’énergie prend vie. C’est exactement comme dans le docteur Frankenstein, sauf qu’il ne s’agit de rien de terrible. La force d’amour des gens réunis crée un être. Cet être prend vie. Mais il s’agit d’un être éphémère, car il n’a pas d’âme. Il est simplement l’une des formes de l’énergie universelle qui s’agrège à un moment donné, grâce à la volonté des participants. C’est comme un petit robot d’amour, mais invisible, et dont la seule fonction serait de créer de l’amour et de relier ceux qui sont en bas aux forces cosmiques éternelles qui portent cet amour dans l’univers. Ainsi notre petit robot malak nous met en lien avec ces forces qui, elles, sont nourries d’une vie et d’une lumière éternelles.

Si les gens réunis prennent l’habitude de toujours utiliser les mêmes mots et de faire les mêmes gestes pour invoquer le ou les malaks qu’ils ont créés, ces mots se chargent d’une force qui appelle aussitôt le malak. C’est pourquoi il est important que le rituel soit relié à une tradition. En effet, sa répétition à travers les siècles, charge les mots de sens vivant et donne de la force et de la vigueur aux formes pensées que le rituel a créées. C’est pourquoi, par exemple, les mots d’une prière traditionnelle, répétée depuis des siècles par les pratiquants d’une même religion, ont le pouvoir de les mettre très simplement en relation avec la force divine que ces mots appellent.

Ainsi l’égrégore c’est cela : c’est la congrégation des malaks créés par une même intention et qui ensemble, constituent un système cohérent de mise en relation avec le divin et de protection de ceux qui pratiquent le rituel. Pourquoi un système de protection ? Parce que celui qui est dans un égrégore d’amour, demeure toujours baigné de la lumière de l’amour. Il devient de ce fait bien moins sensible aux forces violentes de la haine qui ne peuvent pour ainsi dire plus l’atteindre. C’est aussi parce que, sur le plan invisible, l’ensemble des êtres créés par le rituel et qui constituent l’égrégore, peuvent être facilement appelés par les participants et créer une barrière de protection quasi infranchissable, qui empêche l’ensemble des pratiquants d’être atteints par des vibrations de bas niveau. C’est qui se cache par exemple derrière le baptême chrétien. Le nouveau né est présenté et protégé. Ceci est particulièrement vrai aussi pour les membres d’une société initiatique, car des égrégores puissants protègent ceux qui ont été présentés par les mots et gestes adéquats à la congrégation des malaks, donc, ceux qui ont été initiés. Et ces égrégores les protègent toujours au-delà de la vie, mais à un niveau plus élevé.

Mais il y a des rituels modernes qui se nourrissent de formes pensées qui existent dans la société et qui sont présentes dans tous les esprits. Ces rituels là n’ont pas forcément besoin d’être liés à une tradition. Mais ils sont « branchés » la plupart du temps, sur des fréquences bien plus basses que les rituels sacrés et il est parfois préférable d’observer à leur égard une certaine prudence.

Lorsqu’il est convoqué par une assemblée de gens réunis, immédiatement, le malak prend son office. Le rituel lui dit en substance mais avec ses propres mots : « Malak, va chercher l’âme d’amour universel dont tu es le miroir et demande lui de se manifester au milieu de nous. Malak, entre en contact avec les champs magnétiques des participants et élève leur vibration jusqu’à l’âme d’amour universel que nous avons convoquée. Malak, permet à l’ange d’utiliser ton énergie intermédiaire pour se manifester parmi nous, prête lui un masque, donne lui un visage, lui qui n’a de forme que celle de la lumière divine, afin que nous puissions être baignés de sa lumière céleste et la retransmettre à notre tour autour de nous ».

Voilà en substance et décodé pour nos lecteurs, ce que font et disent les rituels. Vous l’aurez compris, le rituel est donc une entreprise de communication sophistiquée qui ne dit pas son nom. Mais il est agissant et vivant et permet à l’âme d’avoir sa propre respiration et, bien loin des discours des religions et des dogmes, de se relier consciemment et volontairement au divin.


IN ENGLISH : Rituals, High vibration linking tools

Rituals are spiritual tools by which past becomes present along with myths that make their come back into the present. The efficiency of a ritual is often linked to its usage through centuries of practice, and to its quality. To make a ritual efficient one must accept the idea of being linked, and to initiate a dialogue between the conscious and the subconscious part of his inner being, rooted into the everlasting myths of the collective unconscious. Thus the ritual links the soul to vertical heights, creating within the sacred space an intimate link between souls and gods, and horizontally a strong loving link between participants. There exist profane and sacred rituals.

The Hebraic tradition says that the gathering of several people who invoke together the inner qualities of an angel (such as love, goodness or intelligence for example) create a malak. A Malak is an invisible being loaded with the intentions of the people who chose to invoke it together. And this energy ball, this new being, becomes alive. But this being is necessarily ephemeral, because it has no soul. It is similar to a small loving robot, though invisible and whose only function would be to create love, and link those who are on the earth, to the eternal cosmic forces which Universal Love originates from.

If the people who gather together always use the same words and gestures to invoke malaks, these sentences or words are durably loaded with a strength that convokes the malaks efficiently. This is why for example, the words of a traditional prayer, repeated through centuries by the people who practice a religion, have the power of putting them in relation with divine forces very simply.

Thus an egregore is the assembly of malaks created by the same intention and who, together create a coherent system that links the people of a practice group to the divine forces and protects those who practice the ritual together. This is the secret for example of Christian baptism. The newborn has been presented and it is thus protected. It also is the secret of any initiation process as well, because very powerful egregores protect those who have been duly introduced to these forces by the adequate words and gestures. And these egregores also protect them beyond life time but at a higher level.

When it is convoked by an assembly of people, the malak immediately comes into action. The ritual actually says to the malak: “Malak, please go and get the universal love soul of which you are the mirror and seek it to appear among us. Malak, please contact the magnetic fields of all participants and arise their vibration to the universal love soul that we have convoked. Malak please give the angel the adequate conditions to manifest itself among us, give it a mask, he who has no other face than the everlasting loving light, so that we can be bathed by its celestial light and redistribute it to those who need it around us”. To make a long story short, this is how rituals work and what they say. This is why they allow us to connect consciously to the divine forces.


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Symbolique du nombre Trois

Dans la série symbolique des nombres, voici un texte sur le nombre Trois

Sur le plan mathématique, les nombres servent à dénombrer. Ce sont des unités singulières entretenant entre elles des rapports arithmétiques et algébriques, sur une échelle située entre plus l’infini et moins l’infini. Le chiffre, est la graphie qui désigne la réalité mathématique que figure la notion de nombre. Le nombre est un concept, le chiffre un symbole graphique de la réalité mathématique à laquelle il renvoie.

Sur le plan occulte on rencontre un peu la même opposition : les nombres sont des êtres et les chiffres leurs habits. Pour Gérard Encausse, les nombres sont les intermédiaires entre le plan visible et le plan invisible. Ils structurent le monde sur le plan occulte, sur une échelle allant de l’esprit à la matière, le nombre Un représentant l’esprit, l’essence de la lumière spirituelle. Tous les nombres émanent de lui.

L’univers à ses débuts, peut être vu comme un grand nuage, une intense concentration de lumière spirituelle emplie d’Amour et de Connaissance, les raisons d’être de l’Existence. Mais pas un souffle, pas une action dans ce monde sans mouvement, rien d’autre que l’Etre au sens plein du terme, c’est-à-dire une plénitude d’existence auto-suffisante.

Ce nuage est un contenant, un contenant plein, possédant en son sein toute la puissance de la vie, de la vitalité, à la source de la notion des contraires, de l’opposition entre Bien et Mal, Blanc et Noir, contenant également les germes du gris, mais sans dualité aucune, car il Est, au sens plein du terme et contient toutes les propriétés de la Vie, de l’esprit et de la matière fondues dans un seul moule.

Il faut imaginer la notion d’un tout, qui sur le plan symbolique pourrait être confrontée au concept figuré par le nombre Zéro. Zéro n’est rien, mais sa représentation formelle est 0+-. La force et le pouvoir de cette entité qui contient l’univers potentiel, est assimilable au concept véhiculé par le nombre zéro : Zéro figure le Néant. Il n’a besoin d’aucun mouvement, aucune énergie créatrice, car il Est le Tout. Sa non existence est évidente dans la mesure ou il Est existence auto justifiée. Tout comme Zéro, l’univers à ses débuts a intégré toute l’échelle des valeurs positives, négatives et intermédiaires. Zéro est semblable aux trous noirs dans l’univers : ils existent réellement, bien qu’ils semblent être la négation de l’existence et figurent également son mystère, car ce qu’ils aspirent semble perdu à jamais pour le monde de formes dans lequel nous évoluons.

Ce qui est venu donner l’impulsion de la Création, nul ne le saura jamais, car entre la Création et le Néant il y a l’impulsion de la Vie, le temps étant une conséquence directe de cette impulsion. Et entre la Création et l’impulsion de cette dernière, figure la notion de Volonté, à la source du Verbe, sans laquelle rien ne se crée. L’Existence primordiale fut un jour soumise à l’impulsion de la Volonté. Elle vint lui donner un sens, un but. Assumant auprès d’elle le rôle de l’ange gardien, elle changea le potentiel en devenir. L’Existence primordiale devint alors Création, une lumière rayonnante, environnée d’Amour et de Connaissance. Et pour revenir à la notion de nombre, on peut alors dire que la volonté primordiale a changé Zéro en Un, point de départ de la Création des univers visibles et invisibles. Cette trinité lumineuse, faite d’Amour, de Connaissance et de Volonté se situe à la source de l’Un.

Comparable à Mephistopheles, le Deux figure l’opposition des contraires qui établit des distinctions incessantes. Cependant, l’unité radicale ne se dédouble que pour se reconstituer trinitairement. Autrement dit, le Deux révèle le Trois, le ternaire n’étant qu’un aspect plus intelligible de l’Unité. Ainsi dans la dialectique, du choc de l’affirmation et de la négation, naît la synthèse, expression conceptuelle de la liberté.

« Le nombre 3 », nous dit Lacuria, cité par Gérard Encausse, « est le retour à l’unité, qui semblait brisée par le nombre 2. C’est en unissant le Fils au Père que l’Esprit Saint se réalise ; c’est pourquoi il peut être considéré comme l’efflorescence de l’unité. Il émane d’elle directement, participe à sa vertu, et exprime la paix et la béatitude. Sous un aspect, le nombre 3 renferme l’être tout entier, et peut être considéré comme le premier développement de l’idée de l’être, qui était une dans son principe ». Il ajoute que sur le plan de la création, « ce nombre a de nombreux reflets, dans les fluides, dans les couleurs et dans les formes ».

Le mystère de la Trinité, s’applique universellement et permet d’opérer, de façon non exhaustive, loin s’en faut, les rapprochements suivants :  dans le Christianisme, la divine Trinité est constituée du Père, du Fils et du Saint Esprit, les trois principes des alchimistes sont le Soufre, le Mercure et le Sel, et la Triade divine en Egype est constituée par Osiris, Isis et Horus.

Tournons maintenant notre regard vers l’Egypte, ou nous évoquerons l’exemple de la Triade divine, constituée par Isis, Osiris et Horus. La légende dit que Isis, recueillit les morceaux du corps de son époux défunt Osiris, après que Seth l’eût privé de vie. De leur union dans la mort naquit un fils : Horus.

Isis aidée par Nephtys et Toth insuffle à Osiris, le souffle vital qui de la mort, fait surgir la vie, des ténèbres, la lumière, provoquant ainsi la résurrection spirituelle du Dieu défunt qui renaît alors à l’esprit. Osiris triomphe des ténèbres de l’esprit, grâce à l’action conjuguée de la force, de la sagesse et de la beauté.

Denis Labouré nous explique comment Franz Cumont, résume le rituel de la résurrection d’Osiris. « Dès l’époque de la XIIe dynastie, on célébrait à Abydos et ailleurs une représentation sacrée, analogue aux mystères du moyen âge, qui reproduisait les péripéties de la passion et de la résurrection d’Osiris. Nous en avons conservé le rituel : le dieu, sortant du temple tombait sous les coups de Seth. On simulait autour de son corps les lamentations funèbres, on l’ensevelissait selon les rites ; puis Seth était vaincu par Horus, et Osiris, à qui la vie était rendue, rentrait dans son temple après avoir triomphé de la mort ».

Selon le rituel célébré à Abydos, Osiris triomphe de la mort matérielle pour connaître la résurrection et revenir dans le temple, grâce à l’action conjuguée d’Isis et de son fils Horus. Ainsi pour la seconde fois dans le mythe égyptien, l’action de deux forces vives sur un troisième être fait surgir la lumière. Ainsi l’action au sein d’une trinité renvoit-elle inlassablement vers le principe unique qui les contient tous. La naissance du quaternaire au sein de la trinité renvoie vers l’unité.

Selon le rituel d’Abydos, la résurrection d’Osiris par sa veuve, Isis, grâce à la force d’Horus, issu de l’union du principe féminin et du principe masculin unis dans la mort, signe le triomphe de la lumière sur les ténèbres.

De l’union des contraires dans le principe binaire, naît le ternaire. De l’action du ternaire naît un quatrième élément par lequel se produit le retour au principe unique qui fait surgir la lumière. C’est en s’appuyant sur la force que lui confère la trinité biblique, fondement de sa foi, que le gnostique accède à la sainteté par la Gnose et en s’appuyant sur les trois véhicules, que le lama accède à la bouddhéité par la méditation.

Mais en tant que symbole la Trinité divine, les trois lumières ou les trois véhicules sont objet transitionnel, nécessaire incarnation d’une réalité supérieure à ces symboles et que l’acte de méditation ou de prière lui-même, motivé par la Foi, permet de transcender, au travers de l’union des trois essences primordiales que constituent ces Trinités. En ceci, la Foi est donc étincelle nécessaire qui permet la Transcendance, c’est à dire l’évolution verticale vers la perception de la Nature Divine.

Pour Jean-Pierre Bayard, « la construction du temple reste un concept d’harmonie ». Il ajoute un peu plus loin : « Il doit y avoir accord entre l’univers, le temple et le corps humain. Ces proportions sont visibles dans les monuments égyptiens et plus particulièrement dans celles de la Grande Pyramide ». Ainsi, le rapport, de la hauteur de la pyramide de Kheops, par sa demi-base, serait le nombre d’or. La pyramide est constituée de quatre côtés, soit quatre triangles formant un édifice en trois dimensions et un sommet qui renvoie vers le ciel. De par sa structure tout à la fois ternaire, quaternaire et unaire, elle est un modèle d’harmonie qui transcende à la fois le temps et l’espace.

 

 

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