Début ou fin ? Pourquoi pas, passage ?

Les franc-maçons, on le sait (ou pas) ont un rapport particulier avec la mort… L’Orient Eternel, au-delà du Voile d’Isis ! Ils font partie de ces rares occidentaux pour qui la grande faucheuse n’est pas un sujet tabou à notre époque. Ils affectionnent même presque d’en parler, ces fils du Démiurge ! Elle est pour eux comme une grande soeur, une amie presque. Il y a certainement quelque raison symbolique obscure à cela, mais ce n’est pas le sujet de notre article… que cette raison soit digne d’un film fantastique ou étincelante, comme le plein éclat de la Lumière, qu’importe ! Elle ne peut se connaître que de l’intérieur. Passons donc à un autre angle de vue.

La mort, donc, un sujet tabou. Elle est associée à la putréfaction, à l’irréversible… à la fin, ferme et définitive, selon les convictions. Le pire, c’est la mort d’un être cher, plus encore que la sienne, dont on ne sait qu’attendre, quoiqu’il en soit. Que faut-il en attendre en effet ? Personne n’en est jamais revenu.

Pas exactement… nous disent la Tradition… les religions… les chamanes… les sages de tous les continents.

D’autres disent qu’ils sont en contact avec les morts. Des charlatans ? Des marchands de rêve ? Des fous ? Ou des sages qui portent un regard sur une autre réalité ?

D’autres encore parlent de NDE. Ils ont vu un tunnel, une lumière magnifique… le plein éclat de l’Amour universel. Puis on leur a dit qu’il fallait rentrer. Dommage ! La plupart n’avaient pas envie de faire le chemin du retour. On les a poussés en leur disant que ce n’était pas leur heure. Un peu sévères ceux  de l’au-delà non ? Parlons-en de l’eau de là. Ils n’ont pas eu l’occasion de la boire, l’eau de là… celle du fleuve magique, du Léthé, bien sûr ! Ils ont refusé de traverser la Douât, Ils ne voulaient plus de l’eau-de-là ! Tant pis pour eux ! Tant mieux pour nous, peut-être… ou pour ceux qui les aiment.

Certains médecins ont cherché à approfondir la question des NDE (je pense au Dr Raymond Moody, ou au Dr Elisabeth Kubler-Ross), à en tirer un enseignement. D’autres, peu soucieux de remettre en cause leurs certitudes matérialistes, ont parlé de drogues émises par le cerveau, au moment du départ. Départ ? Qui a dit départ ? Vous avez dit départ ? Eux ont dit point de non retour. A la ligne !

La seule chose qu’on a pu constater, c’est que la plupart de ceux qui ont vécu une NDE en sont revenus radicalement transformés, ont revu leurs priorités dans la vie, se sont mis à aimer les autres, à aimer la vie, de façon plus large… à n’avoir plus peur de la mort. Nos yeux à nous peuvent voir, et faire le constat d’une transformation radicale… qui interroge. Et s’il y en a qui ne connaissent personne ayant vécu une pareille expérience, ils n’ont qu’à laisser un commentaire au bas de cet article. Ils se trouvera certainement quelques lecteurs, qui pourront leur apporter des précisions, ou pourquoi pas, répondre à certaines de leurs questions. L’avantage d’internet et des réseaux sociaux qui permettent le partage d’expérience…

Et les religieux, dans tout cela ? Il y a beaucoup de personnes qui croient en Dieu ; C’est même très à la mode à notre époque matérialistico-obscurantiste. Il y a bien quelques rites funéraires… un corpus de prières, toutes religions confondues. Mais toujours ce fichu mystère. Et la peine de perdre celui qui part. Et la peur d’y passer un jour, nous aussi. La seule certitude qui tienne. Alors se réfugier dans la prière, c’est bien. C’est rassurant. Mais est-ce réellement constructif ? La réponse appartient à chacun. Elle est de l’ordre du vécu intime.

Et les bouddhistes, dans tout cela ? Leur ennemi, c’est plutôt la vie, cet océan de souffrance ! Alors la solution ce serait d’en finir ? Non, surtout pas ! Vous reviendriez dans un état encore pire que celui que vous venez de quitter ! Une seule solution… la méditation ! Et puis l’amour, aussi, sous forme compassionnelle.

Un peu irrévérencieux, tout cela. Vous entendrez bien que ce ton un peu léger est exempt de tout jugement. Nous sommes bien peu de choses face à l’inconnu. Et il n’est pas donné à tout le monde de tutoyer le mystère !

En dehors de l’intime conviction, néanmoins fluctuante selon les époques et les personnes, rien ne tient devant cet inconnu aux relents d’insoutenable putréfaction. Et l’ego dans tout cela ? Pourquoi, moi, qui ai passé tant de temps à perfectionner ma vie, devrais-je finir dans un trou malodorant ou réduit en cendres par les flammes impitoyables de cette terre ? Y a-t-il une logique à tout cela ? C’est bien ça la plus terrible des questions. A quoi bon passer sa vie à se faire une belle vie si elle doit finir réduite en cendres ? A quoi bon passer sa vie à préparer sa mort, pour devenir finalement si peu de choses ?

Le grand absent de ce discours que je vous tiens ce soir est sans doute l’esprit. Il y aurait de l’esprit et de la matière, nous disent les religieux, et aussi les mystiques et praticiens spirituels de tous poils. Mais aussi certains physiciens, adeptes des théories quantiques. Sont ils en mal de l’affirmation d’une conscience subtile, ou bien est-ce nous qui refusons de changer d’angle de vue, de niveau de conscience ? Encore faut-il, pour cela, accepter de porter son regard un peu plus loin… pour considérer par exemple, le pendu du tarot comme un être qui marche droit, dans son monde à lui. C’est peut-être lui, somme toute, qui a raison !

Il est peut-être temps d’ouvrir les yeux et d’accepter de considérer que la matière, c’est de l’énergie et que l’énergie, c’est une forme d’esprit. Voilà peut-être un premier pas très simple en direction d’une élévation de conscience. Un premier sujet d’étude, facile à comprendre, à accepter et à travailler. Un premier pas sur le chemin… un très long chemin… qui mène chacun, là où il doit arriver.. l’étape finale étant toujours différente de celle du voisin… si tant est qu’il y ait une fin ! à ce chemin…

Toujours est-il qu’entre conviction et raison, il n’y aura jamais que des questions. C’est peut-être cela, la plus belle chance de notre vie, la plus belle particularité de notre condition humaine… accepter de se poser des questions… et de rêver !

Je ferme les yeux et je regarde… un oiseau. Un magnifique oiseau de feu. Une seule pensée m’habite au plus profond de l’obscurité et qui me soutiendra, tout au long du chemin. La force presque surnaturelle de cette créature, oiseau de devenir… Et une question… une seule question, qui me taraude et ne me quittera pas…

Le phénix ne renait-il pas toujours de ses cendres ?

 

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