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La Foi

soleilQu’est-ce que la foi ? A l’heure actuelle il devient de plus en plus difficile d’évoquer ce délicat sujet. Difficile de l’évoquer certes, dans une société essentiellement matérialiste et tournée vers l’absence de foi et les acquis matériels, mais inévitable de la vivre en profondeur, lorsqu’elle est soutenue par un vécu profond. Ce vécu profond de la foi c’est d’abord un élan essentiel, un moteur de vie, le feu divin qui propulse vers la lumière.

Sur le plan initiatique, la foi est l’une des trois vertus théologales consécutives à la grâce. Les deux autres sont l’espérance et la charité. Elle est liée à la notion de révélation.

Dans une vie tournée vers le matériel, la foi est à la fois souffrance et déchirement, car la croyance consécutive à la grâce est passion. C’est alors comme une épine qu’on enfonce dans la peau. Un clou, qu’on enfonce dans le cœur. C’est la couronne d’épines, dont les pointes acérées se plantent partout dans votre corps, comme pour le mieux transpercer de leurs larmes amères. Avez-vous jamais cueilli une figue de barbarie ? L’expérience en vaut la chandelle. Une chandelle qui vous brûle par tous les pores de la peau, comme pour mieux vous sensibiliser à la nature profonde de la douleur, jusqu’à ce que le fruit explose enfin entre vos doigts pour épandre avec générosité son miel concentré entre vos chairs lacérées. C’est la dure loi des apparences de l’amour voué à être flagellé. Crucifié.

Est-il simplement possible de parler de la foi, de cerner ce sujet ? La foi, en effet, n’est pas le fait d’un travail sur soi, ni d’une quelconque réflexion d’ordre intellectuel. Elle EST, tout simplement ; comme une réalité ultime qui s’impose par la grâce à l’être en devenir, sur le chemin de la vie. Bien vécue, la foi est un engagement sur le chemin de dieu, le fil rouge qui relie à la lumière. Elle est aussi paradoxalement et malgré son aspect irréel, un principe de réalité, qui entraine l’être dans une transformation constante de la réalité, une co-naissance sans fin, comme le mouvement perpétuel de la vie. Elle cesse d’être souffrance lorsque le don de dieu est aussi don à dieu, lorsque l’être se met au service de sa lumière et accepte d’en être la manifestation sur terre.

La foi est intimement liée à l’expérience personnelle. Elle peut être une foi raisonnée, le résultat d’un pari, à la façon dont l’explique Pascal, qui engage sur un chemin. Mais il s’agit alors d’un chemin qui predispose éventuellement à la grâce, mais pas de la foi proprement dite.  Elle peut aussi être totale, la manifestation d’un don de dieu, d’une illumination qui ne laisse aucune place au doute. Lorsque l’être reçoit Dieu en recevant l’Amour, de façon directe, totale et sans l’ombre d’un doute ni d’une ambiguïté, il reçoit également la Foi en Dieu. Une Foi qui tout comme l’Amour, se passe des mots et exclut en effet toute forme de doute. Elle dispose l’être à accueillir Dieu dans sa plénitude.

Lorsque l’être a reçu Dieu, il n’est plus de retour en arrière possible. La foi en Dieu arrache alors l’être au monde matériel, l’obligeant presque malgré lui à se fondre dans la lumière. Mon Dieu, pourquoi m’as tu aimée crie alors l’âme en proie aux tourments de l’amour divin ? C’est le lot de cette passion qui brûle sans consumer. C’est le lot de cet amour, finalité ultime de l’existence, inestimable joyau remis à une virginale épousée et qui, faisant ressortir tout l’éclat de sa beauté, l’irradie de l’intérieur, pour enfin lui permettre d’exister, apaisée. C’est la loi de celui qui donne sans compter, qui offre sans jamais rien demander. C’est le lot de celui qui n’a pu qu’accepter, ayant reçu sans mot dire, sans parole prononcer, le feu sacré de l’amour divin crucifié, puis enfin, transcendé.

La foi ne se vit pleinement qu’à travers l’acte de prière, de méditation, de communion intime avec l’Eternel, qui seule confère à l’âme sa véritable identité. La passion du Christ, passion intime. C’est l’amour interdit. A la frontière entre l’enfer et la béatitude c’est le don ultime de l’Amour, voué aux turpitudes d’un univers de souffrance, qui sacrifie tout à l’insoutenable loi des apparences.  L’âme qui a vu la lumière est confrontée à un choix ultime entre lumière et matière, liée à son incontournable état d’incarnation. Elle sent également la compassion et la présence bienveillante de l’éternel en elle. C’est alors qu’intervient la nécessité du travail qui fera du croyant un initié, qui, parvenu à opérer en son être la nécessaire réconciliation entre l’esprit et la matière met volontairement sa force au service de la lumière et de la création.

“Je demande à Dieu que sa volonté soit faite. Je souhaite demeurer près de Dieu en tous moments de ma vie. Je ne demande rien à Dieu. J’éprouve simplement le désir, le besoin profond et de chaque instant de me retrouver en lui, de le retrouver en moi. Cette interpénétration, cet échange de pureté, le besoin total et absolu de me sentir pénétrée du flot de l’esprit sans limites temporelles ni physiques, à chaque instant de ma vie, s’est insinué en moi jusqu’à devenir partie intégrante de mon être. Je ne demande rien d’autre à la création que d’exister en moi et de me laisser exister en elle. Pour toucher à l’essentiel…

Toucher à l’essentiel… Est-ce là le sens de la prière ? simplement permettre à l’être d’être, d’exister en Dieu et à travers Dieu… en lui et à travers lui… Je ne demande rien d’autre à l’existence, rien d’autre à la création. Rien d’autre que cette plénitude de chaque instant. Pour maintenant et pour l’éternité. Je ne puis voir les choses autrement”.

La prière selon Sedir

Né en 1871, Sédir (Yvon Le Loup de son vrai nom) était un mystique et ésotériste français. Nombre de ses ouvrages sont consacrées à la mystique chrétienne.
Il fut évêque de l’église Gnostique de Jules Doinel. Proche de Papus il devint également martiniste et rosicrucien et fut membre du suprême conseil de l’ordre Martiniste de Papus. Dans les années qui suivirent sa rencontre avec Maître Philippe de Lyon, Sédir choisit d’abandonner progressivement toute démarche initiatique pour se consacrer uniquement aux évangiles.
Il nous livre dans le texte ci-dessous sa conception essentialiste de la prière comme une communion constante des êtres et de la Nature avec l’Eternel.   
La prière

     La prière est l’entreprise la plus difficile qui puisse être proposée à l’homme. Cependant tout prie autour de nous : la pierre qui mûrit dans les ténèbres de la mine ne cherche-t-elle pas le jour ? La plante ne perce-t-elle pas le mur pour trouver la lumière ? Les bêtes s’arrêtent devant le soleil une fois au moins par jour ; l’océan se soulève régulièrement à la rencontre des effluves séléniques qui le revivifient ; tous, ils demandent à la Nature l’entretien de leurs forces. L’athée prie, puisqu’il travaille ; le démon prie, puisqu’il convoite ; le caillou, puisqu’il s’efforce vers le cristal. Les peuples désirent le bonheur, les planètes aussi en S’inclinant sur leurs pôles ; notre intelligence elle-même n’est si vaste que parce qu’elle a beaucoup demandé. Est-ce à dire que chacun de ces êtres demande comme il faut ? Non ; la création tout entière est imparfaite ; mais elle a le sentiment de cette impuissance, et le pressentiment d’une stase plus haute.

     Tout acte est une demande ; et tout être agit nécessairement, puisqu’il vit. Un résultat ne s’obtient pas à cause de notre volonté, mais parce qu’en travaillant à sa réalisation, nos énergies, les plus physiques mêmes, désirent et espèrent le succès.

     Parmi les créatures, c’est l’homme qui refuse le plus souvent de reconnaître cette loi ; et c’est pourtant surtout à lui qu’elle s’applique. J’espère vous montrer combien une telle conduite est déraisonnable.

     Comprise dans sa dignité réelle, la prière est un désir du Ciel et une conversation avec Dieu. Elle est une grâce et la source des grâces ; elle est une graine dans les terres de l’éternité, une œuvre plus précieuse que tous les chefs-d’œuvre, plus grande que le monde, plus puissante, pourrait-on dire, que Dieu Lui-même. Ne vous étonnez point, nous quittons ici les royaumes policés de la raison, nous sommes dans les forêts luxuriantes de l’Amour. Faites taire l’intelligence ; ouvrez les fenêtres du cœur ; contemplez les champs infinis des collines éternelles. Que ne puis-je vous les rendre visibles !

     Deux mouvements se produisent dans la prière. Le désir s’humilie, s’exalte et se réfugie dans la miséricorde divine qui est le Christ ; la grâce lui répond, s’efforce et se laisse dévorer par lui. Ces deux sont la forme mystique de la foi ; et plus le désir s’enfonce dans l’abîme d’humilité, plus il attire la grâce ; plus notre cœur se nourrit, plus le Verbe se développe au fond de nous.

     La prière est l’élan de notre personnalité vers l’Absolu. Elle s’abandonne au Père, elle se jette dans Ses bras, elle converse avec Lui, mais sans paroles ; elle n’use pas l’intellect ; c’est le cœur qui a enfin touché son complémentaire total, qui s’étonne, défaille, meurt et renaît, dans une béatitude infiniment croissante.

Constant Chevillon : Prière pour la paix

Union pour la Paix

Adonaï ô Eloim des Eloim, nous voulons la paix : la paix dans les familles, dans les cités, dans les nations, la paix sur toute la terre, le coeur des hommes fait pour aimer et non pour haïr, envoyez à tous la bonté, la mansuétude et l’amour.

Eloignez d’eux à jamais le désir des guerres impies et fratricides, donnez-leur la soif inextinguible de la Paix. Déchaînez dans le monde une vague d’Amour et de Fraternité. Nous vous en supplions par le Verbe incréé, expression de votre amour infini ; donnez-nous la Paix universelle.

Que la Paix étende partout sa sérénité et sa justice, mais surtout sur les peuples qui sont menacés dans leur vie, dans leur liberté, dans leurs idées et dans leur conscience humaine.

Faites, Adonaï et vous, puissance de la Lumière, que les intérêts particuliers s’effacent toujours devant l’intérêt général de l’Humanité et que celui-ci se hausse sur le plan spirituel de la Fraternité et de l’Amour pour juguler à jamais la colère, l’envie et la haine !

Donnez aux riches de la terre un coeur sensible et généreux, aux pauvres l’intelligence du royaume de la lumière avec la tempérance des désirs, aux puissants qui gouvernent le monde le sens de l’équité dans la prudence et la sagesse, aux gouvernés le respect de la hiérarchie juste et légitime ; à tous les hommes l’humilité dans la Foi, l’Espérance et la Charité.

Amen ! Amen ! Amen !

Constant Chevillon

Noël : Rituel de Lumière en vidéo

 

 

Rituel de Noël en vidéo

 

Noël célèbre la Nativité pour les chrétiens. Symboliquement c’est aussi la fête de la lumière, au moment du solstice d’hiver. Car les jours, qui sont à leur plus bas niveau, ne peuvent que croître. Il y a donc naissance et renaissance. Célébrer Noël, c’est donc célébrer la lumière dans tous les sens du terme.

Je vous propose ici un rituel de Noël qui restitue à Noël son sens symbolique de Lumière et de Paix universelle. Ce rituel allie tous ces aspects : la présence du Christ, en tant qu’être solaire, la renaissance de la lumière, et la renaissance du monde avec une prière pour la planète.

Ce rituel peut être effectué seul ou à plusieurs. Si vous êtes plusieurs, il faut une personne qui guide le rituel.

Matériel et symbolique

Prenez trois bougies, elles signifient la Trinité… mais aussi le nombre trois qui est créateur de vie.

Disposez-les en triangle, sur une petite table, face à l’Est, pointe du triangle à l’Est. La table est recouverte de préférence d’une nappe ou d’un drap blanc.

Un peu d’encens, benjoin, oliban, ou simplement un peu de sauge ou de romarin.

Regardez la lettre Shin. C’est la 21ème lettre de l’alphabet hébraïque. Elle symbolise le Christ, le feu divin (regardez ses flammes élancées qui s’élèvent vers le ciel). C’est aussi l’Homme, dans le monde, debout entre deux colonnes.

 

Recopiez ou imprimezla lettre Shin et placez la debout devant les bougies.

Rituel

Consacrez votre matériel : les bougies, l’encens, la lettre.

Demandez simplement en étendant la main vers ces objets, que la lumière divine les pénètre et vous prête assistance pendant ce rituel.

Allumez les trois bougies et l’encens.

Vous pouvez commencer le rituel de Noël.

Debout au milieu de la pièce, face à l’Est, les paumes tournées vers le ciel, prenez trois inspirations, visualisez la lumière qui vous pénètre, de plus en plus profond.

Prenez encore trois inspirations et visualisez une étoile blanche, dans le ciel. A mesure que vous expirez, vous vous rapprochez de l’étoile. Quand vous la voyez tout près de vous, vous êtes dans le Ciel et vous vous apercevez que le globe terrestre est en-dessous de vous.

Visualisez le globe terrestre en dessous de vous. Tout autour de vous des êtres de lumière blancs forment une grande chaîne qui entoure la Terre. C’est une ronde. Ils se donnent la main.

  • Vous vous joignez à eux en entrant dans la chaîne.
  • A chaque expiration vous envoyez au centre de la terre avec eux un grand souffle de lumière blanche.
  • Cette lumière blanche finit par former une grande boule blanche qui ressort par chaque parcelle de mer et de terre de notre planète. Visualisez cette boule blanche.
  • Au centre de cette boule blanche, le Shin rayonnant.

Vous sentez que grâce à ce souffle blanc, la planète s’allège, s’illumine de l’intérieur, devient de plus en plus pure et vous ressentez une joie immense.

Prenez de nouveau quelques inspirations pour redescendre dans votre corps.

Une fois que vous avez repris possession de vos sens, étendez la paume droite en direction du Shin et dites : « Que la Paix, la Joie et l’Harmonie du Shin règnent maintenant sur la terre et dans le Ciel ».

Remerciez l’étoile qui vous a montré le chemin et dites : « je m’engage à apporter la Paix, la Joie et l’Harmonie sur Terre».

Eteignez les bougies, rangez soigneusement vos instruments. Vous pouvez désormais retourner à vos activités.

Amour universel

Il y a, nous le savons tous, divers types d’amour. Pour ma part, celui que j’éprouve pour mes enfants, mes parents, ma soeur, mon époux est si fort et si profondément lié à l’affectif, qu’on ne saurait imaginer espérer mieuxNUAGE009 pour combler une vie humaine. Pourtant, l’Amour ressenti lors de l’expérience mystique, la proximité de Dieu, est si englobant, si universel qu’au retour à la vie humaine tout cet amour qui nous avait semblé constituer ce qu’on pouvait espérer de mieux dans une vie, toutes les valeurs autour desquelles on organisait sa vie sont en quelque sorte revues, redimensionnées à l’aune de cet insuparssable Amour Divin qui les englobe toutes.
Cela ne veut pas dire que les valeurs incarnées par l’amour humain ont moins d’importance. Non, au contraire l’amour humain s’insère alors dans un grand tout qui lui confère sa véritable dimension. La prise de distance par rapport à un raisonnement affectif par impulsions est réelle. Cela ne supprime pas pour autant l’affection, mais les aspects nuisibles d’un affect trop développé ou d’un comportement qui serait basé sur les impulsions.
L’amour vécu et ressenti avec la puissance de l’Amour Divin englobe tous les êtres, il s’étend à l’ensemble de l’humanité, à la Création tout entière. La parcelle divine qui est en nous vient alors solliciter, rechercher sans relâche chez l’autre, chez l’être vivant, cette même étincelle, cette même parcelle d’Amour qui fait que nous procédons tous du même rayonnement, de la même nature céleste. Nous sommes tous parcelle du grand Tout, bien que soumis à semblable illusion qui nous voile la nature profonde de cette âme qui n’appartient qu’à Dieu, divine étincelle, rayonnement de poussière d’étoile.
De ce fait, le but essentiel de la vie s’articule autour du désir de solliciter sans cesse cette étincelle divine par la prière. Prière pour l’âme du monde, prière adressée à un Dieu universel et sans nom qui relie la grande fratrie de l’humanité à l’univers tout entier. Prière pour les âmes en détresse qui sont encore loin sur le chemin, prière pour les aider à trouver le chemin de la lumière, pour les aider à retrouver le chemin de l’éternité. La solitude est un mythe, une illusion. C’est une des illusions les plus tenaces inventées par les hommes pour assurer la survie de leur ego. Ce pauvre ego qui craint de se perdre, de mourir, de disparaître tout simplement en se fondant dans le creuset de l’Amour originel. Non, la solitude n’existe pas. C’est un leurre, un miroir aux alouettes, l’arme la plus efficace brandie par les âmes qui se nourrissent de leur propre détresse pour continuer à exister dans un monde instable basé sur les impulsions et la satisfaction du désir immédiat.
Voici ce qui m’est arrivé un jour. C’était un samedi, au mois de mai 2004. J’étais, depuis le lever, comme incapable de me réveiller. Portée par une espèce de demi-sommeil éveillé, j’étais ailleurs. Je marchais, je parlais, mais une bulle s’était en quelque sorte formée autour de moi, exactement comme si j’avais été explicitement sollicitée de l’extérieur. Au bout de quelques heures, mes yeux se fermaient tout seuls. J’avais pourtant passé une bonne nuit, bien dormi et ne me sentais pas fatiguée. Mais malgré moi, je ne pouvais plus les tenir ouverts. C’était exactement comme si une petite voix m’avait dit : “viens t’allonger, j’ai besoin de te parler, d’entrer en contact avec toi”.
J’avais beau me forcer à palper le matériel autour de moi, m’accrocher, toucher les chaises, la table, essayer de redescendre sur terre, j’étais clairement à moitié de l’autre côté, comme explicitement sollicitée à m’y consacrer pleinement.
N’y pouvant plus résister, j’ai donc fini par obtempérer. En début d’après-midi, je me suis allongée. Mon mari avait mis de la musique. Et au moment où je plongeai enfin dans un demi-sommeil conscient, il s’est passé une chose difficile à décrire. La musique était belle et douce. J’entendais la voix de Jessie Norman chanter un air classique, américain, je crois. Sur la puissance de sa voix je me suis laissée aller. En même temps que la longue sonorité de son chant, j’ai senti monter une prière, une prière d’une puissance fabuleuse. Le son portait mon âme, comme un navire. J’ai pensé, sans savoir pourquoi, aux soldats américains en Irak, sur le terrain, j’ai senti, ressenti profondément ensuite la souffrance des enfants irakiens portée par cette longue plainte. Et peu à peu ce fut comme si toute la souffrance des enfants du monde, toute la souffrance des âmes en détresse s’était exprimée au travers de ce chant, comme si toute cette souffrance s’était soudainement, progressivement purifiée, vidée de sa substance, au travers de cette prière dont la force dépassait l’entendement, dépassait les limites ce que pouvait concevoir ma pauvre âme sollicitée au coeur de ce mouvement sans rien avoir demandé, en ayant été en quelque sorte appelée, sollicitée.
Etait-ce un moment propice à cette prière ? Cette prière s’était-elle tout simplement imposée comme une absolue nécessité de l’équilibre universel pour laver et évacuer le trop plein de souffrance des êtres à un moment, donné ? Jamais je ne le saurai. J’ai l’impression que c’est un peu le principe de la goutte d’eau, dont on dit qu’elle fait déborder le vase. Cette goutte d’eau, il était devenu absolument indispensable à un moment donné, de l’éponger, de l’évacuer, de la vider de sa substance pour qu’une certaine forme d’équilibre puisse être restaurée. Cet état ne s’est estompé que très progressivement au fil des vingt-quatre heures suivantes. Toujours est-il que je me suis ensuite relevée avec sans savoir pourquoi, en quelque sorte le sentiment du devoir accompli, le sentiment d’une absolue nécessité à laquelle il fallait se plier, à laquelle mon âme, sans doute consciente de ce qui l’appelait, ne pouvait pas ne pas répondre. J’avoue que quand j’y repense, je suis encore perplexe de ce mouvement d’amour si puissant dont mon Etre s’est trouvé saisi presque malgré lui.

Les Anges – Le livre

 


 Les anges – Les anges me connaissent et je connais les anges

Par Bob RICHENOIR – D’après Wikipédia et Denys l’Aréopagite

Un livre papier de grande qualité à recevoir chez vous. 226 pages.

TABLE DES  MATIERES

L’ANGÉLOLOGIE 5

ANGÉLOLOGIE DANS LE JUDAÏSME 5

HIÉRARCHIE ANGÉLIQUE SELON L’ÉGLISE CATHOLIQUE 5

CHEF DE LA MILICE CÉLESTE 6
HIÉRARCHIE ANGÉLIQUE 6DU NOMBRE DES ANGES 6

HIÉRARCHIE DU PREMIER DEGRÉ 6

HIÉRARCHIE DU SECOND DEGRÉ 7

HIÉRARCHIE DU TROISIÈME DEGRÉ 7

ANGÉLOLOGIE ET ISLAM 7

SAMAËL 8

BIBLIOGRAPHIE SÉLECTIVE 9

 

ANGE 10

ANCIEN TESTAMENT 10

JUDAÏSME 11

CHRISTIANISME 14

LES ANGES DANS LE CORAN 17

HIÉRARCHIE ANGÉLIQUE 19

PHILOSOPHIE NÉOPLATONICIENNE ET KABBALE 25

AUTRES TRADITIONS 26

LES ANGES DANS LA CULTURE 27

BIBLIOGRAPHIE 28

ARCHANGE 31

LES TROIS PRINCIPAUX ARCHANGES 31

KABBALE 34

LES AUTRES ARCHANGES 34

 

ANGES DE LA KABBALE 36

CLASSIFICATION DES ANGES 36

NOMS DES ANGES 37

OFANIM 37

ARALIM 38

HASHMALIM 38

SERAFIM 39

MALAKIM 40

ELOHIM-MALKHI 40

BENI ELOHIM 41

KEROUBĪM 41

ISHIM 42

MILICE CÉLESTE 43

 

VOTRE ANGE GARDIEN 44

ANGE GARDIEN 45

TRADITION ET RELIGION 46

CÉLÉBRATION 46

INTERACTION AVEC DES ANGES GARDIENS 47

PSAUME 91 (90) 48

USAGES LITURGIQUES 51

 

HIÉRARCHIE ANGÉLIQUE 53

SÉRAPHIN (BIBLE) 54

ORIGINE ET HISTORIQUE 54

ICONOGRAPHIE 55

CHÉRUBIN 56

ÉTYMOLOGIE 56

BIBLE 56

THÉOLOGIE 59

SYMBOLIQUE 59

ARTS ET LITTÉRATURE 60

TRÔNES 61

DOMINATIONS 62

VERTUS 63

PUISSANCES 64

PRINCIPAUTÉS 65

ELOHIM-MALKHI 65

ICONOGRAPHIE 65

DENYS L’ARÉOPAGITE LE LIVRE DE LA HIÉRARCHIE CÉLESTE 66

ARCHANGES ET ANGES 96

MICHEL (ARCHANGE) 97

L’ARCHANGE 98

SON CULTE 99

ICONOGRAPHIE 100

LES FÊTES 104

SES PATRONAGES 105

APPARITIONS 106

LES DICTONS RELATIFS À SAINT MICHEL 106

LES TROPAIRES ET PRIÈRES À SAINT MICHEL 107

BIBLIOGRAPHIE 108

CULTURE 109

GABRIEL (ARCHANGE) 110

DANS L’ANCIEN TESTAMENT ET LE JUDAÏSME 111

DANS LE NOUVEAU TESTAMENT ET LE CATHOLICISME 111

DANS LE CORAN ET L’ISLAM 112

RAPHAËL (ARCHANGE) 113

RÉCIT BIBLIQUE (DEUTÉROCANONIQUE) 114

RÔLE DANS LE CORPS MYSTIQUE DE L’EGLISE 114

ISLAM 114

REPRÉSENTATION DANS LES ARTS 115

URIEL 116

TRADITION JUIVE 116

TRADITION CHRÉTIENNE 117

ÉSOTÉRISME 117

DANS LA LITTÉRATURE ET L’ART PICTURAL 118

DANS LA CULTURE POPULAIRE 118

METATRON 120

HORS DE LA TORAH OU DE LA TRADITION JUIVE 120

TSAPHKIEL 122

MALAIKAS 123

ÉTYMOLOGIE 124

LES ANGES DANS LE CORAN ET DANS LA TRADITION ISLAMIQUE 124

BIBLIOGRAPHIE 127

MONKIR ET NEKIR 127

MONKIR ET NEKIR DANS LA LITTÉRATURE 128

ANGES DÉCHUS 129

ANGE DÉCHU 130

TRADITION JUIVE 130

LIVRE D’HENOCH 131

TRADITION CHRÉTIENNE 133

DANS L’ISLAM 134

TRADITION HINDOUE 135

REPRÉSENTATION DANS LES ARTS 136

BIBLIOGRAPHIE 137

DÉMON (ESPRIT) 138

MÉSOPOTAMIE 138

ANTIQUITÉ 139

BIBLIOGRAPHIE 141

RÉCITS 142

LIVRE DE TOBIE 143

RÉCIT BIBLIQUE 143

RECONNAISSANCE DU LIVRE 144

LUTTE DE JACOB AVEC L’ANGE 145

EXTRAIT BIBLIQUE 145

PEINTURE ET SCULPTURE 147

LITTÉRATURE ET CINÉMA 147

BIBLIOGRAPHIE 148

DIALOGUES AVEC L’ANGE 149

LE CONTEXTE HISTORIQUE 149

LES PROTAGONISTES 151

LES DIALOGUES 152

L’ENSEIGNEMENT 153

LES ÉDITIONS 154

LES LECTEURS 155

ANALYSE DE L’OUVRAGE 155

MORGEN – AUBE 155

BIBLIOGRAPHIE 156

RADIO, CINÉMA, TÉLÉVISION, THÉÂTRE 157

L’EMPIRE DES ANGES 158

L’HISTOIRE 158

L’EMPREINTE DE L’ANGE 160

RÉSUMÉ 160

RÉCOMPENSES 161

RÉFÉRENCES 161

L’APPEL DE L’ANGE 162

ÉDITIONS IMPRIMÉES 162

LIVRE AUDIO 162

RÉSUMÉ 163

LES ANGES DANS L’ART 164

ANGE DANS L’ART 165

HISTOIRE 166

ATTRIBUTS 167

DANS L’ART CHRÉTIEN 168

TYPOLOGIE DES PERSONNAGES AILÉS 169

CULTURE BIBLIQUE 170

SYMBOLIQUES PARTICULIÈRES 171

PEINTRES USANT DU GENRE 171

EXEMPLES TYPIQUES EN MOSAÏQUE 172

EXEMPLES TYPIQUES EN SCULPTURE 172

EXEMPLES TYPIQUES EN PEINTURE 172

BIBLIOGRAPHIE 172

LES SUJETS À ANGE PRÉDOMINANT : 173

LIVRE D’HÉNOCH 174

RÉDACTION 174

SOURCES 174

CONTENU 175

INFLUENCE 175

BIBLIOGRAPHIE 176

L’ANGE PLEUREUR 178

L’ANGE AU SOURIRE 180

LA PREMIÈRE GUERRE MONDIALE 181

PHILATÉLIE 181

APPROPRIATION COMMERCIALE 182

BIBLIOGRAPHIE 182

ANGE AU CINÉMA 183

BIBLIOGRAPHIE 183

NOTES 184

SOURCES ET CONTRIBUTEURS 200

DE L’OUVRAGE 201

SOURCE DES IMAGES, LICENCES ET CONTRIBUTEURS 209

LICENCE 220

 


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Par Bob RICHENOIR – D’après Wikipédia et Denys l’Aréopagite

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La prière

Pour qui n’est pas dans une logique religieuse, la prière est sans doute plus difficile à pratiquer que la méditation.

L’une et l’autre sont bien pourtant une pratique. Une pratique de l’isolement, de l’auto-construction du temple intérieur, du retrait en son for intérieur. Une pratique de la suprême libération, de la liberté absolue de sa propre conscience.

Mais alors que la méditation de type bouddhique, consiste à retrouver « la véritable nature de l’esprit » par la cessation du mouvement de la pensée, par la découverte et la pratique du vide intérieur, la prière est un mouvement, une création, fondée sur une pratique conjointe du donner et du recevoir. Donner et recevoir du plus profond de l’être, de l’être spirituel, par la voie directe de ce qui est le plus lumineux en l’homme, le plus pur, le plus vrai.

Cela tient donc d’abord de la purification :

La prière n’est pas une demande de réalisation de quelque chose, ce n’est pas un déterminant du futur : c’est dans l’instant et en nous-mêmes que nous trouvons la clé mystérieuse qui nous ouvre le chemin de la lumière.

Mais pourquoi est-ce que j’éprouve une difficulté, une gène vis-à-vis de la prière au sens classique du terme ? A un premier niveau, c’est bien sûr par le rejet que j’ai eu, adolescent, de la mascarade religieuse. D’une interprétation des contenus qui les pose absolument à l’opposé de ma propre foi : en suscitant des invocations à un dieu qui serait nommable, interlocuteur achetable par des exvotos, qui répondrait à des prières qui arrangent l’avenir, et à qui on peut adresser des demandes de miracles. Toutes les religions ouvrent, dans ce sens, un marché avec dieu.

Plus profondément, c’est cette nécessité de reproduire des paroles professées qui me gène, les formules obligées d’une spiritualité cultuelle, des paroles révélées pour être répétées. Comme si la prière était impossible à partir de ce qui nous habite, à partir du mouvement même de l’esprit, d’une prise de parole en nous de ce qui est à la fois le plus intime et le plus vaste, le plus spirituel et le plus vivant. La prière que je souhaite est celle de l’esprit agissant, celle du verbe créateur, naissant, inédit. Elle ne peut habiter pas même ma mémoire, cette prière. Elle habite à peine ma conscience d’un possible lien avec l’unité primordiale. Loin de jouer avec le temps et mon propre devenir, cette prière abolit les lois du temps, elle m’unit à tous les humains de tous les temps qui ont en eux-mêmes cherché la lumière et trouvé la source de vie. Donner et recevoir ne sont alors plus qu’un seul geste, l’impossibilité de l’idée même du péché, du péché et des dualismes : la vie et la mort, le vrai et le faux, le beau et le laid, la force et la faiblesse, l’essence et l’existence, l’avant et l’après… Tout vient s’unifier hors du temps. Le cœur et l’esprit y apprennent d’un même rythme l’abolition de tout déterminisme.  L’amour devient lumière. Le désir devient ce mouvement conjoint et irrésistible d’amour et de lumière. Le verbe devient agissant.

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